‹ La révolution religieuse: JésusChapitre 18 sur 108 · TRANSFORMATIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

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mée par les censeurs ; mais la plus grande part était gardée par l'état : sans officiellement s'en dessaisir, et par pure tolérance, il la laissait cultiver par qui il voulait. Les Nobles S maîtres de l'état, avaient, par ce moyen, usurpé peu à peu ces terres; ils permettaient à leur tour quelles fussent cultivées par les anciens propriétaires, à titre « précaire », toujours révocable. Ainsi s'étaient constitués dimmenses domaines, les latifundia; ainsi quelques centaines de Nobles vivaient tranquillement du travail de plusieurs millions d'hommes. Les lois agraires, proposées par les Gracquesou leurs émules, tendaient à modifier cet état de choses et à transformer les précaristes en propriétaires. Si leur échec fut à peu près complet, les provinciaux ne

* Aristocratie dargent, formée par la fusion des patriciens modérés et des riches plébéiens: elle apparaît dès le iv« siècle, et la réforme de l'assemblée centuriate en :241 n'affaiblit guère sa toute-puissance. Les magistrats, à Rome, ne recevaient aucun traitement: la tradition leur imposait de très lourdes dépenses. Ce sont les mêmes familles qui détiennent le pouvoir avant la révolution opérée par César et Auguste. « Dans l'intervalle de l'an 300 à l'an 150, il y a eu 305 consuls; et ceux-ci ont été fournis par 67 familles, dont 9 ont géré 160 fois le consulat » [P. Guiraud].

* En 133, Tiberius Gracchus demande que nul n'envoie sur les pâturages publics plus de 100 tètes de gros bétail ou 500 de petit; que nul ne puisse posséder plus de 125 hectares de terre publique, mais que cette possession soit garantie aux anciens fermiers translormés en propriétaires ; les terres publiques enlevées aux détenteurs actuels reviendront à l'Etat qui les distribuera aux citoyens et Itahens pauvres. — Il échoue, et son frère Caius [123-1:22] n'est pas plus heureux. — Voir Belot : Histoire clef: Chevaliers romains. Paris, 1869-73 ; Lange : Histoire intérieure de Rome; Macé : Les lois agraires.

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