LES HISTOIRES ÉDIFIANTES
ministre Aman et de tous ceux qui conspirent leur perte : il déjoue les vengeances de Xabouchodorosor ; il protège et il bénit la piété des Israélites qui lui restent toujours fidèles.
Des poètes inconnus ^ chantent avec une égale ferveur sa grandeur et sa bonté. Pas un doute n'ébranle leurs âmes. Leur détresse- ne détruit pas leur confiance-^ :
^ Voici, d"après Briggs et Minocchi, la chronologie des psaumes de l'époque grecque [Sur les psaumes en général, voir t. I, p. 295].
Avcmt les Macchabées (Briggs) : 86. 91. 93. 95. 96-100. 108. 145; — 1. 19^ 24^ 71. 77^ 89 . 92. 94. 103. 139^ 144^ 119. 120-128, 130-134. 104-107. 111-117. 135-136. 146. 148, 150:— (Minocchij:50. 71-73. 77. 82.88,94.109, 139 i?, 140-
Époque macchabéenne (BriggS) : 33. 102^. 109^, 118, 139^, 129, 147. 149: — (Minocchi) ; 2, 42-48. 60. 68, 69, 74-76, 79, 80. 102. 116-118
Après les Macchabées : iMinocchi) : 146-150 isous Simon) : 93 96-100,108,111,112
En somme, pour B. et M. appartiennent à l'époque grecque les Psaumes 71. 77. 93. 94, 96-100 102. 108. 109. 111, 112, 116-118, 139 (?). 144. 145. 146, 147. 148, 149. 150.
De ces psaumes canoniques, il faut rapprocher les dix-huit psaumes de Salotiion ; ils leur sont tout à fait comparables. On incline à penser qu'ils datent de la prise de Jérusalem par Pompée[6o av. J.-G.]. — Voir l'édition de v. Gebhardt : Texte und Unlers, 1895 et celle de Ryle et James, 1891 ; trad. dans Kautzsch : Apokryph. und pseudep. d. A. T. en allemand: dans Migne, 1856, et dans la Revue de théol. et de pfnlosophie, XXXII il899), 493 en français. Les psaumes 17 et 18 disent la tristesse d'Israël et son espérance : que le Seigneur suscite un fds de David pour roi : ce sera le Messie, juste, pur, saint, sage, qui conduira Israël dans la droiture \ Bienheureux ceux qui verront la venue du Messie et les biens qu'il apportera !
- Psaumes 77. 144. surtout 102.
^- Ps. 94, 96, 116.
ils se souviennent du passé'. Ils savent que leurs ennemis seront écrasés, comme ils le désirent-. Car lahvé est juste^ et miséricordieux'^ autant que saint^; comme il est maître de la nature ^ il est maître de Ihistoire '' ; les dieux des nations ne sont rien ^ Israël régnera donc sur le monde, et lahvé par Israël. L'œuvrç du Messie à venir couronnera ses œuvres dans le temps ^ soit que les anges établissent son règne sur terre, soit que les guerriers d'Israël, le glaive à la main, lui soumettent bientôt tous les peuples '^ Gest même à cette heure que l'espérance mystérieuse trouve son expression'la plus nette ^^ : « le Messie de lahvé, constitué par
' Ps. 77. 99, 102. 111.
- Ps. 71, 94, 109.
^ Ps. 71, 94. 97. 98, 99. 111. 112, 116. 145. 146
' Ps. 112, 116. 117. 118. 145. 146, 147. 148. 149
'^ Ps. 71, 97, 99, 145. — Noter les passages de 111, 112, 147 : la crainte de lahvé est le principe de la sagesse.
« Ps. 77. 93, 96. 98. 102. 111. 144, 146-148.
■ Ps. 96, 97, 99. 100, 108, 112. 118 144. 145.
" « Ils seront confondus tous les adorateurs de statues... ; car c'est toi, ô lahvé, qui est le Très-Haut sur la terre entière » (97, 7-9). — « Il a manifesté à son peuple ses œuvres puissantes en lui donnant les nations en héritage » [111, 6].
* Ps. 145. 146, 148. — Il semble que l'espérance messianique ait été ravivée par la victoire des Macchabées et la prise de Jérusalem par Pompée : le messianisme des psaumes de Salomon est incontestable. Voir p. 85 n. ].
•° Ps., 149 ; livre des Jubilés.
" Ce psaume 2 est rapporté au temps (}ui suit le soulèvement des Macchabées par Minocchi et Lagrange (Revue Biblique, i90.T,43]. — Noter que le Messie est dit (ils de Dieu, au sens propre, et que sa fdiation divine semble être le titre dont il se pré-