‹ La révolution religieuse: JésusChapitre 69 sur 108 · LA MULTIPLICATION DE? PAINS · texte numérisé non relu

LA MULTIPLICATION DE? PAINS

(c de pain ?» — « Combien de pains avez- vous ? » réplique Jésus. « Allez et voyez. » — Et lorsqu'ils se furent informés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Alors il leur commande de faire asseoir tout ce monde par groupes sur l'herbe ; et ils s'asseoient par troupes de cent et de cinquante. Ayant pris les cinq pains et les deux poissons, les yeux au ciel, il les bénit; puis il rompt les pains et les donne à ses disciples atin qu'ils les présentent au peuple ; il partage aussi les deux poissons entre tous. Tous mangent et sont rassasiés. Et, des morceaux de pains qui sont restés et des poissons, ils apportent douze corbeilles pleines. — Or ceux qui ont ainsi mangé étaient au nombre de cinq mille hommes.

Si clair que soit le miracle, les disciples ne comprennent pas que c'est Dieu qui se cache en Jésus. Comme celui-ci les envoie par le lac à Bethsaïde, pendant qu'il se retire sur la montagne pour prier, le vent se lève et contrarie leur marche ; et Jésus accourt, marchant sur les eaux. Mais eux, l'apercevant debout sur les flots, croient que c'est un fantôme ; ils poussent des cris, tous le voient et tous ont peur. Il leur parle aussitôt et leur dit : « x\yez confiance ! c'est moi, ne « craignez point. ))Puis, il monte dans la barque ; tout d'un coup le vent cesse. Et de nouveau les disciples de s'étonner. Ils ne comprennent pas ; ils ne comprennent pas que c'est Dieu qui se cache en Jésus.

Jésus leur conte un jour qu'un homme plante une vigne et l'entoure d'une haie et creuse un pressoir et

bâtit une tour; puis l'homme l'afferme à des vignerons, et il s'en va au loin. « Et il envoya aux vignerons, le « temps venu, un serviteur, pour recevoir des vignerons « une part du fruit de la vigne. Mais ceux-ci, s'étant (( saisis de lui, le battirent, et le renvoyèrent les mains a vides. Et de nouveau il envoya vers eux un autre « serviteur; et celui-là, ils le frappèrent à- la tète et (( l'outragèrent. Et il en envoya encore un autre, et celui- « là, ils le tuèrent; et plusieurs autres : ils battirent (f les uns et tuèrent les autres. Il en avait encore un, le « fils bien aime ; il lenvoya vers eux le dernier, disant : « ils respecteront mon fils. Maisces vignerons se dirent « entre eux : Celui-ci est Ihéritier : allons, tuons-le, et (c l'héritage sera à nous. Et s'étant saisis de lui, ils le « tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera donc « le Maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignece rons, et il donnera la vigne à d'autres. N'avez-vous c( pas lu cette parole de l'Ecriture : La pierre qu'ont « rejetée ceux qui bâtissaient est devenue tête de « l'angle ; c'est du Seigneur qu'elle était et elle est « merveilleuse à nos yeux^ » Peut-on plus clairement faire entendre que Jésus est au-dessus de tous les Prophètes, qu'Israël a refusé de l'accueillir et que l'Eglise héritera de sa mission ?

^ C'est la fameuse parabole des vignerons, à laquelle fait allusion saint i»ierre, Actes, 4. 11. (Me, 12. 1-12; Le, 20. 9-19; Mt., 21, 33-46). Voir Mt.. 22, 2. — Sur rauthenticité des paraboles en général, voir page 142, n. 8ur lauthenticilé de celte parabole en particulier, voir Lejjin : Jésus Messie et Fils de Dieu, 309 ; Contra, Julicher : Die Gleichnissreden Jesu, II, 385.

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