II
Ce discours trouble les cœurs. « Frrre, tlit la foule « à Pierre et aux autres Apôtres, que devons-nous « faire alors ? » Pierre répond : « Failes pénitence, et « que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus (i le Christ, en rémission de ses péchés ; vous rece- « vrez alors le don du Saint-Esprit, car c'est à vous {( que s'adresse la promesse, et à tous vos enfants et « à tous ceux, si loin soient-ils, que voudra appeler le « Seigneur notre Dieu. » Ainsi parlait Pierre; ceux qui le crurent se firent baptiser ; il ajouta ainsi environ 3.000 âmes à la petite Eglise des premiers jours.
L'enseignement des Apôtres, la foi des fidèles, « tout est de la plus grande simplicité. Aux âmes droites et de bonne volonté qui déjà révèrent le Dieu d'Israël, les Apôtres présentent Jésus comme étant enfin le Seigneur et le Messie depuis si longtemps attendu. La garantie qu'ils offrent est le fait de la Résurrection dont ils se portent témoins. Le salut consiste dans l'adhésion à Jésus-Christ^ et la conversion; l'une et l'autre ont leur consécration dans l'initiation
Pierre? Ni PitM-re ni ses auditeurs n'avaient de notes. Luc n'a disposé sans doute que d'informations générales, le plus souvent orales : il a reconstitué et repensé, si j'ose ainsi dire, à la manière des Anciens, les discours de ses personnages. La forme littéraire des discours est certainement le fait de Luc. Voir Headlam, apud llastings. \. 33-34. Bernard : The credibilily of (fie bookof the Acls. Cambridge, 1902.
' « Chez Joël le salut est donné à tous ceu.x qui invoquent le nom du Seigneur, c'est-à-dire I^hvé, qui le reconnaissent et le confessent Uieu : il ne s'agit que d'une confession monothéiste. Chez saint Paul, Bom. 10.13, pour qui le Christ est manifestement de nature divine et vrai Dieu, le Seigneur lalivé de la prophétie