LI^S MASSACRES DU MIDI. — THEORIE DE LA RÉACTION
La Convention, avait donné l'exemple des vengeances; sitôt que l'on crut pouvoir compter sur l'impunité, les massacres des Républicains commencèrent. Les Modérés, en assassinant, se vantaient encore d'obéir.
Lyon se rua le premier sur les prisons^ et en un moment massacra ou brûla tout ce qu'elles renfermaient. Faibles représailles, disait-on, des fusillades des Brotteaux ! Les tueurs furent couronnés de fieurs et applaudis dans les théâtres. Sous le nom de Mathevons , les Républicains étaient jetés dans le Rhône. A Bourg, on attendait les charrettes au pont de Jugnon, où les prisonniers garrottés étaient assommés à coups de bâton.
Tarascon fit son massacre, le 5 prairial, dans la nuit; en entrant, le matin, les gardes trouvèrent les cellules vides de cadavres ; ils- avaient été jetés dans le Rhône du haut de la tour bâtie sur le roc; et, comme aucun des assassins