T. II, liv. XXIV, ch. xiv
.d'œil; que l'auteur s'est servi d'un artifice de logique pour construire sa critique; qu'il n'est pas juste de prendre l'échafaudage pour le bâtiment. Cette vérité me frapperait : que dans la Terreur le moyen répugnait au but et le but au moyen. Vérité qui n'en est pas moins certaine pour avoir été démontrée d'une manière nouvelle. Je ne voudrais pas m'obstiner contre les preuves évidentes tirées des pages 128, 145, 161 du premier volume, et de l'esprit de tout le livre.
Faisant la guerre au Terrorisme, l'auteur ne pouvait être assez oublieux de lui-même pour tourner au Terrorisme d'une page à l'autre. Je l'avouerai donc avec sincérité : ce livre est un livre de liberté depuis la première ligne jusqu'à la dernière.
Mais, après cet aveu, si je songe aux assauts que m'a livrés l'auteur de La Révolution, je me donnerai le plaisir de laisser flotter à tout hasard ce grand mot de contradiction qui rouvre toujours la porte à quelque attaque imprévue. C'est un dédommagement que je croirais pouvoir m'accorder en compensation de tant et de si nombreuses blessures à mes systèmes et à mon fatalisme, dont je ne serais encore revenu qu'à moitié.