CENSURE
Le généralissime est parti sur le front du nord pour engager avec les Allemands les pourparlers d'armistice. Nos gens ne perdent pas de temps. Chez eux, l'acte suit la parole. Sommes-nous en Russie?
(Cet aspirant officier, chef des armées russes, télégraphie de Pskov, qu'à peine arrivé, à la suite de difficultés avec le commandant en chef d'u front nord, général Tcheremissef, il Va suspendu de ses fonctions. Et pourtant Tcheremissef avait donné des gages à tous les partis successivement.
De Pskov, Krylenko se rend à la 5* armée à Dvinsk. Le commandant ide la 5* viuéc, général Boldyref, est suspendu de ses fonctions et arrêté. C'est son honneur.
S'il r^ne sur les armées du front nord, Krylenko ne peut se rendre à la iStafka. Le Comité des armées lui télégraphie de Mof^ley :
VERS l'armistice 57
(( Le Comité général des armées, «'appuyant sufr les décisions des Comités du front et des Comités généraux, considère nécessaire jusqu'au moment de la constitution d'un pouvoir généralement reconnu et que le Conseil des commissaires du peuple ne représente n;illement, de garantir par tous les moyens la Sta^ka contre tout attentat, vu qu'elle constitue Tappareil technique central de l'armée.
« Ne considérant pas le Conseil des commissaires du peuple comme un pouvoir reconnu de toute la démocratie, le Comité général des armées ne peut, de imême, vou»s reconnaître comme commandant suprême.
« En raison de quoi, votre arrivée à la Stafka, est tout à fait inutile, si vous avez l'intention d\ venir autrement qu'en simple particulier.
« Dans ce dernier cas, nous ne protestons pas contre votre arrivée en tant que citoyen usant du» droit d'aller où bon lui semble, mais nous protestons de la manière la plus énergique contre toute tentative de votre part de pé-