‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 107 sur 252 · SH EN ES · texte numérisé non relu

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maintes fois confirmé par l'expérience des divers pays d'Europe, de la situation économique des petits propriétaires, de la petite bourgeoisie.

Chacun a certainement observé que les petits patrons font l’impossible pour « parvenir », devenir de vrais patrons, s'élever à l’état de patron <« aisé », arriver à une Situation bourgeoise. Tant que le capitalisme règne, les petits patrons n’ont pas d’autre issue : soit passer euxmêmes à l’état de capitaliste (ce qui leur réussit, tout au plus, dans un cas sur cent), soït passer à l’état de petit patron ruiné, de semi-prolétaire et, ensuite, de prolétaire. Il en est de même en politique: la démocratie petitebourgeoïse, surtout représentée par ses chefs, se traîne à la remorque de la bourgeoisie. Les chefs de la démocratie petite-bourgeoïise bercent leurs masses de promesses et d'assurances sur la possibilité d’une entente avec les gros capitalistes. Ils obtiennent tout au plus des capitalistes, pour un temps très court et pour la mince couche supérieure des masses laborieuses, des concessions insignifiantes. Maïs, dans toutes les questions décisives, dans toutes les questions importantes, la démocratie petite-bourgeoise s’est toujours trouvée à la remorque de la bourgeoisie, dont elle a toujours été une satellite impuissante ou un instrument docile manié par les rois de la finance. L'expérience de l’Angleterre et de la France a maintes fois confirmé cette vérité.

L'expérience de la Révolution russe pendant laquelle les événements, principalement influencés par la guerre impérialiste et la profonde crise qu’elle a provoquée, se sont déroulés avec une rapidité étonnante, l’expérience de février-iuin 1917, a confirmé le vieil axiome marxiste de l'instabilité de la situation de la petite bourgeoisie.

L'enseignement de la Révolution russe, le voici : les masses ouvrières ne s’arracheront aux tenailles de fer de la guerre, de la faim et du joug des propriétaires fonciers et des capitalistes qu’au prix d’une rupture complète avec les Partis socialiste-révolutionnaire et menchévik, en prenant clairement conscience du rôle perfide de ces partis, en repoussant tout accord avec la bourgeoisie, en passant résolument du côté des ouvriers révolutionnaires. Seuls les ouvriers révolutionnaires, s'ils sont soutenus par les paysans pauvres, seront en mesure de briser la résistance des capi-

talistes, de conduire le peuple à la conquête de la terre sans indemnité, à une liberté complète, à la victoire sur

la famine, à la victoire sur la guerre, à une paix juste et durable, |

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