‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 215 sur 252 · V. OULIANOV (LÉNINE · texte numérisé non relu

V. OULIANOV (LÉNINE

1zvestia, n° 223, 25 (12) novembre 1917.

J. STALINE

DISCOURS PRONONCÉ LE 27 (14) NOVEMBRE 1917 AU CONGRÈS DU PARTI OUVRIER SOCIAL-DÉMOCRATE DE FINLANDE, A HELSINGFORS

Camarades !

J’ai été délégué pour vous apporter le salut de la Révolution ouvrière de Russie, qui ébranle profondément les bases du régime capitaliste. Je suis venu pour saluer votre congrès au nom du Gouvernement ouvrier et paysan de Russie, au nom du Conseil des commissaires du peuple né dans le feu de cette révolution.

Mais ce n’est point seulement pour vous saluer que je suis venu. Je voudrais avant tout vous communiquer la bonne nouvelle des victoires de la Révolution russe, de la désorganisation de ses ennemis; je voudrais vous dire que, dans l’atmosphère de la guerre impérialiste qui est à l’agonie, les chances de la révolution augmentent tous les jours.

Le joug des propriétaires fonciers est brisé, car le pouvoir dans la campagne est passé entre les mains des paysans. Le pouvoir des généraux est brisé, car le pouvoir dans l’armée est entre les mains des soldats. Les capitalistes sont domptés, car on établit d'urgence le contrôle ouvrier sur les fabriques, les usines et les banques. Le pays tout entier, les villes et les bourgs, l'arrière et le

front sont couverts de comités révolutionnaires d’ouvriers,

de soldats et de paysans qui prennent entre leurs mains le gouvernail. |

On avait essayé de nous épouvanter en invoquant Kérenski et les généraux contre-révolutionnaires; or, Kérenski est chassé et les généraux sont assiégés par les soldats et les cosaques qui, eux aussi, sont solidaires des revendications des ouvriers et des paysans. |

On avait essayé de nous épouvanter en invoquant la famine, on nous avait prophétisé que le pouvoir soviétique

allait trouver sa fin entre les griffes de la ruine économique. Or, il a suffi de dompter les spéculateurs, il a suffi de faire appel aux paysans, pour que le blé affluât dans les villes par centaines de milliers de pouds.

On avait essayé de nous épouvanter en invoquant Ia désorganisation de l’appareil d'Etat, le sabotage des fonctionnaires. etc. Nous savions nous-mêmes que le nouveau

gouvernement socialiste ne pouvait réussir tout simple-

ment à prendre et à faire sien l’ancien appareil d'Etat bourgeois. Mais il a suffi de nous atteler au travail de rénovation de l’ancien appareil, de commencer à l'épurer des éléments antisociaux, pour que le sabotage commençât à s’éteindre.

On avait essayé de nous épouvanter en invoquant les « surprises » de la guerre, les complications éventuelles de la part des cliques impérialistes autour de nos propositions de paix démocratique. En effet, ce danger, un danger mortel, avait existé. Maïs il avait existé au lendemain de l'occupation d’'Œsel, lorsque le gouvernement de Kérenski "se préparait à fuir à Moscou et à abandonner Pétrograd, que les impérialistes anglo-allemands négociaient une paix aux dépens de la Russie. À l’aide d’une telle paix, les impérialistes auraient pu, en effet, compromettre la cause de la Révolution russe, et, peut-être, la cause de la révolution internationale. Mais la Révolution d’octobre est venue à temps. Elle a pris entre ses mains la cause de la paix, elle a arraché à l’impérialisme international son arme la plus dangereuse et protégé ainsi la révolution contre un danger mortel. Il ne reste plus aux vieux loups de l’impérialisme qu’à se soumettre, en acceptant la paix, au mouvement révolutionnaire qui se développe dans tous les pays, ou bien de continuer la lutte en continuant la guerre. Mais continuer la guerre qui est entrée dans sa quatrième année et qui étouffe le monde entier de ses grifles, continuer la guerre lorsque la « prochaine >» campagne d'hiver soulève parmi les soldats de tous les pays une vague d’indignation et que les sordides traités secrets sont déjà publiés — continuer la guerre dans de telles conditions, c’est se condamner à un échec certain. Les vieux loups de l'impérialisme se sont cette fois trompés dans leurs calculs. C'est pourquoi, les « surprises » des impérialistes ne nous épouvantent pas.

HS SN RG RS TA ce EC TR A ie me — Fe PI cd TT EYE ee VAS Rs LA Re Re à <

HONG PT NE aRs L DR

Te RE AE ARS:

s Mia ortun + y # ; 1

DR NITE ANR ENNS CU ANNE ti PNG REP FAN RE Less

î Fe À FE GAL PT LR.

Page 1