SUR LA GUERRE
des campagnes nullement intéressés, en raison de leur situation de classe, aux profits des capitalistes et à la guerre impérialiste. |
La conférence considère comme absolument inadmissible et signifiant en fait une rupture complète avec l’internationalisme et le socialisme toutes les concessions, quelles qu’elles soient, faites au « défensisme révolutionnaire ». Quant à la mentalité défensiste des grandes masses populaires, notre Parti la combattra en démontrant inlassablement cette vérité que l’attitude inconsciemment confiante envers le gouvernement des capitalistes est en ce moment le pire obstacle à la fin rapide de la guerre.
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Quant à la question la plus importante : Comment terminer au plus tôt la guerre capitaliste par une paix vraiment démocratique et non par une paix de spoliation, la conférence reconnaît et décide :
On ne peut mettre fin à cette guerre par le refus unilatéral des soldats d’un des pays belligérants de la continuer, ou par la simple cessation des opérations militaires par l’une des parties belligérantes.
La conférence proteste une fois de plus contre les basses calomnies répandues par les capitalistes contre notre Parti insinuant que nous aspirons à une paix séparée avec l’Allemagne. Nous considérons les capitalistes allemands comme des forbans au même titre que les capitalistes russes, anglais, français et autres, et l’empereur Guillaume comme un bandit couronné de même que Nicolas Il et les monarques anglais, italien, roumain et tous les autres.
Notre Parti s’emploiera à expliquer patiemment, mais opiniâtrement au peuple que les guerres sont faites par les gouvernements, que les guerres se rattachent toujours indissolublement à la politique de classes définies et que cette guerre ne peut être terminée par une paix vraiment démocratique que par le passage de tout le pouvoir, dans plusieurs pays belligérants tout au moins, à la classe réellement capable de secouer le joug du Capital, à celle des prolétaires et des semi-prolétaires.
La classe révolutionnaire ayant pris en mains le pou-
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voir, appliquerait en Russie diverses mesures ruinant la domination économique des capitalistes, les rendant, politiquement, complètement inoffensifs et proposerait sur l'heure, au grand jour, à tous les peuples une paix démocratique fondée sur le renoncement complet à toute espèce d'annexion ou de contribution. Ces mesures et cette proposition de paix faite au grand jour, créeraient entre les ouvriers des pays belligérants une entière confiance et amèneraient inévitablement des soulèvements du prolétariat contre les gouvernements impérialistes qui s’opposeraient à la paix proposée.
Toutefois, tant que la classe révolutionnaire n’a pas pris en Russie tout le pouvoir, notre Parti soutiendra de toutes ses forces les partis et les groupes prolétariens de l'étranger qui mènent réellement pendant la guerre une lutte révolutionnaire contre leur gouvernement impérialiste et leur bourgeoisie. Le Parti encouragera particulièrement la fraternisation qui a commencé à se manifester sur le front, entre les masses de soldats de tous les pays belligérants, en s’efforçant de transformer cette manifestation spontanée de la solidarité des opprimés en un mouvement conscient aussi organisé que possible pour le passage de tout le pouvoir dans tous les pays belligérants au prolétariat révolutionnaire.
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