XX. — L'organisation des services
…Ces services étaient tenus par des ouvriers ou par le pro-
létariat des employés. Partout on suffit avec le quart des em-.
ployés ordinaires. Le Directeur des Postes, Theisz, un ciseleur, trouva le service désorganisé, les bureaux divisionnaires fermés, les timbres cachés ou emportés, le matériel, cachets,
voitures, etc., détournés, la caisse mise à sec. Des affiches.
apposées dans les salles et les cours ordonnaïient aux employés de se rendre à Versailles sous peine de révocation. Theïsz agit vite et énergiquement. Quand les employés inférieurs arrivèrent comme d'habitude pour le départ, il les harangua, dis-
cuta, fit fermer les portes. Peu à peu on se rallia. Quelques
‘(OLGL ‘aunwwoy 8] 2p 2118S194IUUY) 2SiPy>e7-2194 np uolje}SopIueW
employés socialistes aidèrent. Les premiers commis reçurent la direction des services. On ouvrit les bureaux divisionnaires et, en 48 heures, la levée et la distribution des lettres pour Paris furent réorganisées. Des agents adroits allèrent jeter dans les bureaux de Saint-Denis et de dix lieues à la ronde les lettres pour la province. Pour l'introduction des lettres dans Paris, on laissa toute latitude à l'initiative privée, qui organisa des agences. Un Conseil Supérieur fut institué qui augmenta le traitement des facteurs, gardiens de bureaux, chargeurs, abrégea le surnumérariat, décida que les aptitudes des travailleurs seraient constatées par voie d'éprénves et d'examen. (LISSAGARAY.)