PAT
l'ordre établi, et ses membres mettaient dans leur incrédulité autant de fanatisme que moines et curés, jésuites, piétistes et méthodistes, ont coutume d'en mettre au service de leur piété machinale et de leur foi littérale. »
Examinez la façon dont se comporte aujourd’hui un homme « moral », qui pense en avoir bien fini avec Dieu, et qui rejette le Christianisme comme une guenille usée, Demandezlui s’il lui est déjà arrivé de mettre en doute que les rapports charnels entre frère et sœur soit un inceste, que la monogamie soit la vraie loi du mariage, que la piété soit un devoir sacré, etc. Vous le verrez saisi d’une vertueuse horreur à cette idée qu'on pourrait traiter sa sœur en femme, etc. Et d’où lui vient cette horreur ? De ce qu'il croit à une loi morale. Cette foi morale est solidement ancrée er lui. Avec quelque vivacité qu'il s’insurge contre la piété des chrétiens, 1l n’en est pas moins resté chrétien par la moralité. Par son côté moral, le christianisme le tient enchaîné, et enchainé dans la fo. La mo-. nogamie doit être quelque chose de sacré, et le bigame sera châtié comme un criminel; celui qui se livre à l’inceste portera le poids de son crime. »