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De ces chiffres, 1l résulte que tout au plus 27 à 28 0/0

ee la superficie cultivée de la Grande-Bretagne incombent à

la grande agriculture proprement dite et seulement 2,46 aux.

entreprises géantes. Par contre, plus de 66 0/0 sont occupés

À par les moyennes et grandes entreprises paysannes. Dans la

: Grande-Bretagne, les conditions sont donc plus favorables

encore pour l’agriculture paysanne (où d’ailleurs les grandes entreprises paysannes déjà capitalistes prédominent) qu’en D |

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moyenne en Allemagne. Même dans l'Angleterre proprement dite, les entreprises de 5 à 120 hectares occupent 64 0/0 de la superficie cultivée, et 13 0/0 seulement reviennent aux entreprises d’au-dessus de 200 hectares. Dans le pays de Galles, sans compter les entreprises minuscules, 92 0/0 et en Ecosse 72 0/0 des entreprises paysannes occupent de 2 à ‘1,210 hectares.

Sur toute l'étendue arable, 61,014 entreprises avec 4,6 millions d’acres de terre, étaient cultivées par leurs propriétaires mêmes; 19,607 entreprises occupaient des terrains dont les détenteurs étaient, pour une partie, propriétaires, pour une autre, fermiers seulement, et 439,405 entreprises occupaient des terrains affermés exclusivement. I1 est de notoriété qu'en Irlande le nombre des petits paysans, respectivement des petits fermiers, est prédominant ; de même en Italie.

XIII, — Conclusion :

Le nombre des grandes entreprises agricoles diminue,

Il est donc hors de doute que partout dans l'Europe occidentale, comme dans les États de l'Est de l'Union américaine, le nombre des entreprises agricoles petites et moyennes augmente et que celui des entreprises grandes et géantes diminue. IT est de toute évidence que les entreprises moyennes ont souvent un cachet capitaliste on ne peut plus caractérisé. La concentration ne procède pas ici par une absorption toujours s’accentuant de terrains par l'entreprise individuelle, comme le voyait Marx, mais simplement par une condensation des entreprises et par le passage soit à un autre genre de culture (exigeant plus de travail par unité de superficie), soit à l'élevage de bétail. On sait que ce résultat est du pour une grande partie (pas exclusivement) à la concurrence des pays et régions agricoles transatlantiques et de l’Europe

— 350 de

orientale. On sait également que ces pays et régions seront,

pendant longtemps encore, à même de fournir au marché européen du blé et toute une série d’autres produits du sol à des prix suffisamment modérés pour que nous n’ayons pas à nous attendre, de ce côté, à un déplacemeent sérieux des facteurs de développement. — (P. 109-114.)

XIV, — Le Socialisme serait un genre de libéralisme.

Le libéralisme avait pour mission historique de briser les

liens dont l’économie et les institutions juridiques du moyen

âge ont ligoté le progrès social. Qu'il se soit révélé, en premier lieu, sous l'aspect d'un libéralisme bourgeois, cela ne l'empêche pas, de fait, d'exprimér un principe social général beaucoup plus large dont l'aboutissement sera le socialisme.

Le socialisme ne veut pas créer une contrainte nouvelle,

quelle qu'elle soit. L'individu doit être libre — non pas dans

le sens métaphysique comme le rêvent les anarchistes, c'estàa-dire libre de tout devoir envers la communauté, mais libre de toute contrainte économique dans ses mouvements et dans le choix de sa profession. Et une liberté semblable n'est possible pour tous qu'au moment de l'organisation. Dans ce sens, on pourrait aussi bien appeler le socialisme : « libéralisme organisateur » ; car si on analyse un peu plus profondément les organisations voulues par le socialisme, on découvrira que ce qui les sépare avant tout des institutions féodales apparemment analogues, est précisément leur

béralisme, leur constitution démocratique, leur accessibilité. C’est pourquoi le Syndicat professionnel tendant à l’exclu-

sivisme des corporations, tout en étant un moyen de défense

— explicable aux yeux des socialistes —x contre la tendance

capitaliste à encombrer le marché, est en même temps, et

précisément à cause de son penchant pour l’exclusivisme, une organisation non socialiste. Il en serait de même du Syndicat professionnel comme propriétaire d’une branche de produc-

tion tout entière, étant donné que forcément il tendrait aussi à l’exclusivisme, tout comme les Associations « pures » de production. — (Pages 222:223.)

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