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Varenne disant : « Le club électoral a été toujours un foyer de contre-révolution, il prit part à la conspiration d'Hébert », elle décréta le renvoi de la pétition au Comité de Sûreté générale, « afin d'en examiner les motifs », ce qui était déjà une menace. | |
Habitant la section du Muséum (quartier du Louvre), Babeuf avait, dès le 30 thermidor (17 août), décidé cette section à voter une résolution revendiquant pour le peuple le droit d'élire les autorités et protestant contre les autorités constituées non élues. Dans une adresse explicative, cette section demandait aux 47 autres de s'unir à elle pour aller dire à la Convention que la cause de tous les maux « était le mépris des droits du peuple. que la révolution du 9 au 10 thermidor ferait toujours trembler ceux qui, au mépris des principes, oseraient proposer des lois immorales ou sanguinaires, ceux qui oseraient usurper sur le peuple le droit des élections, ceux qui oseraient accepter des fonctions publiques dont l'élection appartient exclusivement au peuple », et pour réclamer l'application de ces principes (n° 18 du journal de Babeuf).
Par suite des manœuvres des jacobins, ce projet de pétition, examiné seulement le 10 fructidor (27 août) dans les sections, fut repoussé par la plupart d’entre elles ; une quinzaine adhérèrent. Dès le 11 (28 août), plusieurs de celles qui avaient rejeté ce projet venaient le dénoncer à la barre de la Conventon. Enfin, le 19 (5 septembre), la veille même du jour où « la Société populaire séante dans la salle du corps électoral » présentait sa pétition, la « Société populaire » de Dijon demandait la continuation de la Terreur et la limitation de la liberté de la presse. Cette pétition avait été renvoyée au Comité de législation, tandis que l’autre le fut au Comité de Süreté générile. |
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