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M. de Falloux, qui a ses vues cachées et qui poursuit un 6 plan politique, prodigue toutes les ressources de son esprit à pour déconcerter et tromper tous ceux des membres de fa 528
Commission qui souhaitent des mesures tempérées ; il veut. En il lui faut la dissolution immédiate des ateliers nationaux. 4 La lutte à main armée que tout le monde prévoit, que les EE
républicains appréhendent comme le plus grand péril que puisse courir la République, il ne la craint pas, lui, qui n’a vu dans la révolution qu'un moyen extrême, mais assuré, Re de revenir à la monarchie légitime. Il redoute bien plutôt que, “a par des mesures prudentes et bien combinées, on ne gagne sans secousse le moment prochain où l’Assemblée va discuter la Constitution. S1 cette Constitution est faite en conformité avec les principes de la Révolution de Février, si elle est | votée en pleine paix publique, sans effroi, sans que la scission entre la bourgeoisie et le prolétariat soit consommée, l'Etat LS républicain, selon toute vraisemblance, est fondé; la démo- > cratie française a trouvé son expression et sa forme. Pour - les ambitieux des partis royalistes, c’est là la plus insuppor- | table des perspectives, la pire des humiliations. Mieux vaut ps cent fois le mal passager d'une insurrection de prolétaires, S que l’on ne peut manquer de vaincre, et qui produira sur les âmes un salutaire effroi.
C’est à cette politique pleine d’arrière-pensée, à ce tortueux esprit d'égoisme et de rancune, qu'il faut attribuer en grande | partie les paroles et les actes provocants qui tout à l'heure É
… vont tomber sur les esprits, comme l’étincelle sur la poudre, GPA … et faire éclater la plus calamiteuse des insurrections. Cet 4 esprit dangereux s’insinue dans les salons, dans les clubs, 2e
dans l'Assemblée, dans le Gouvernement. 1! faut en finir ! 1 tel est le mot qu'on entend prononcer partout. (STERN.) | AU.
Le Gouvernement fit enlever par un procédé d’ancien régime, en rétablissant les lettres de cachet, Emile Thomas, le directeur des ateliers nationaux. En réponse à un discours généreux, mi-mystique, mi-utopique de Pierre Leroux que tout le monde applaudissait, Goudchaux, le ministre des fnances, répond par des promesses de réformes sociales que l'on est encore à attendre de nos jours, mais tout particulièrement par l'annonce de la fermeture immédiate des ateliers nationaux.
VI, — La réponse des ouvriers à Goudchaux.
Voici en quéls termes ils répondaient, le 18 juin, par une affiche, posée sur tous les murs de Paris, au discours de M. Goudchaux : |
Les Travailleurs des Ateliers Mationaux au Citoyen GOUDCHAUX
« Ce n'est pas notre volonté qui manque au travail; c'est un travail utile et approprié à nos professions qui manque à nos bras. Nous le demandons, nous l’appelons de tous nos vœux,
« Vous demandez la suppression immédiate des ateliers nationaux, mais que fera-t-on des cent dix mille travailleurs qui attendent chaque jour de leur modeste paye les moyens d'existence pour eux et leurs familles ? Les livrera-t-on aux mauvais conseils de la faim, aux entraînements du désespoir ? Les jettera-t-on en pâture aux factieux ? Ouvriers appelés à la construction de l'édifice social, organisez, instruisez, moralsez les ateliers nationaux, mais ne les détruisez pas! »
à he Re A
Dans le même temps, ils rédigent, de concert avec Îles délégués du Luxembourg, la proclamation suivante :