‹ La révolution socialeChapitre 80 sur 172 · FA D · texte numérisé non relu

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est du 7 septembre. Le club siégea d'abord au café des Halles, 20, rue Saint-Denis, puis 3, rue d'Arras.

Elu à l'unanimité, le 14 septembre, chef du 169° bataillon de la garde nationale, à Montmartre, il était remplacé le 19 octobre.

Le 31 octobre, informé, vers cinq heures et demie, que son nom figurait sur la liste du nouveau pouvoir, il se rendit aussitôt à l'Hôtel de Ville, rédigea et signa divers ordres. Un instant saisi par des gardes nationaux du 17° bataillon (faubourg Saint-Germain), à moitié étranglé, il fut sauvé par les tirailleurs de Flourens. Au dernier moment, un accord étant intervenu entre les membres des deux gouvernements en présence pour affirmer publiquement la convention faite, Blanqui sortit au bras du général Tamisier. Le gouvernement de la Défense Nationale procédant, néanmoins, à des arrestations, Blanqui se cacha.

De sa retraite, 1l rédigea jusqu'au 8 décembre /a Patrie en danger. Quelques-uns de ceux qui avaient participé au 31 octobre, firent la manifestation désespérée du 22 janvier 1871; Blanqui y était. Il échouait, à Paris, aux élections du 8 février, avec 52.389 voix. Le 12, il publiait, sous le titre Un dernier mot, un vif réquisitoire contre les hommes du 4 septembre, et quittait Paris le jour même. Après quelques jours passés publiquement à Bordeaux, il se retira, dans Îles premiers jours de mars, à Bretenoux (Lot), près d’une de ses sœurs.

De 10 mars le23 Conseil de la: T° division militaire le condamnait à mort par contumace pour avoir voulü, le 31 octobre, renverser un gouvernement légal aux yeux de ses juges. Arrêté le 17 mars et conduit à Figeac, il était, le"20, transféré à Cahors; enfin, le 24 mai, il arrivait au fort du Taureau, à l’entrée de la rade de Morlaix.

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