‹ La révolution socialeChapitre 97 sur 172 · VIII. — Ce que la France doit à la Commune · texte numérisé non relu

VIII. — Ce que la France doit à la Commune

La France, redevenue forte, prospère, indépendante visà-vis des nations rivales, émancipée à l’intérieur, affranchie de la séculaire servitude de l'Eglise, ouvrant au prolétariat les routes jusqu'ici barrées, ou à peu près, du pouvoir politique, organisant le monde du travail, donnant à tous, comme l'air et la lumière, l'instruction et la liberté, la France républicaine du xx° siècle n'existerait pas sans les événements de 1871. (Ed. LÉPELLETTER. Histoire de la Commune de 1871, tome I, page 0.)

Ce témoignage d’un historien bourgeois est confirmé par tous ceux qui ont sérieusement étudié l’histoire de la Commune et de la période qui l’a suivie. La France doit la République à la Commune. Et les républicains bourgeois qui maudissent: la Commune, sont, comme toujours, des héritiers ingrats et inconscients. La bourgeoisie s’est d’ailleurs spécialisée dans l’art d'exploiter les révolutions tout en supprimant les révolutionnaires devenant gênants au moment même de la victoire. La besogne révolutionnaire faite, l’ouvrier est chassé du chantier ou fusillé. Car il n’y a que les morts qui ne réclament pas leur salaire.

Dès qu’elles ont fini leur miel Le maître chasse les abeilles.

(Pierre Dupoxr.)

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