‹ La révolution socialeChapitre 99 sur 172 · CLICHE G · texte numérisé non relu

CLICHE G

ANDON

Ilé,

La veuve du fus

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Tableau d'Ernest Pi

X. — La responsabilité des républicains bourgeois.

C'est à la désertion de ces élus de Paris que doit être attribué, pour une grande part, l'avortement du mouvement du 18 mars, l’ajournement indéfini des espérances et des rêves du prolétariat. La chute de la Commune, à la lueur sinistre des incendies, au bruit des détonations brutales, dans un lac de sang, parmi le fracas frénétique de la haïne, les exploits de la cruauté, les clameurs de la vengeance, les fureurs du désespoir, a pu avoir pour auteurs directement responsables les Parisiens insurgés, mais une grosse part de complicité et de responsabilité dans la défaite, et dans le carnage qui en fut la suite, doit être imputée aux Tirard, aux Méline, aux Ranc et autres déserteurs du devoir et du péril. Ils n’ont pas, sans doute, participé aux exécutions des otages, au massacre en masse de la population parisienne, mais leur prudente retraite les a rendus possibles; elle a donné à l’extermination des meilleurs républicains l’'estampille de la légalité républicaine. Ils ont prétendu que, pendant ces deux mois, Paris avait été livré à des incapables ou à des furieux; eux, les sages et les capables, ils n'avaient qu’à rester à Paris, et à gouverner puisqu'on leur offrait le gouvernement. Ils se sauvèrent à Versailles plutôt que de l’accepter. (Ed. LEPELLETIER. bid.)

Mais M. Lepelletier parait ignorer que l’on ne saurait vraiment pas exiger d'une classe le suicide. La Commune ne pouvait pas profiter à la bourgeoisie. Elle était d’origine ouvrière. Et MM. Méline et Tirard furent donc logiques en allant à Versailles rejoindre leur classe. La lutte entre Paris et Versailles était fatale, comme l’est celle du prolétariat et de la bourgeoisie. |

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