‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 109 sur 281 · LIVRE I], CHAPITRE VH · texte numérisé non relu

LIVRE I], CHAPITRE VH

est seul, ou le premier, ou celui qui oblige le plus. J’appelle besoins les appétits, et surtout ceux des choses dont le manque est accompagné de douleur; tels sont les désirs, par exemple, l'amour; tels sont aussi les dangers et les souffrances du corps ; car on désire quand on est en danger et quand on en souffre. C'est pourquoi ceux qui sont dans la pauvreté, ou en exil, si peu qu’on leur vienne en aide, sont cependant obligés à cause de la grandeur de leurs besoins et de la circonstance, comme lorsqu'on donna? une natte dans le Lycée. Il faut donc obliger surtout dans ces circonstances ou d’autres semblables, ou de plus importantes.

$ IL. Conclusion.

Puisqu’on sait dans quel temps et pour quels motifs, et envers quelles personnes le bienfait a lieu, il est évident qu’on trouvera là des arguments pour montrer que les uns ont été ou sont encore dans telle douleur ou tel besoin, et que, dans cette nécessité, les autres leur ont rendu ou leur rendent tel service. On voit encore par quels moyens on pourrait prouver que le bienfait n'existe pas, ou qu'on est dispensé de la reconnaissance en disant : ou bien que ceux qui nous rendent ou nous ont rendu service, l'ont fait pour eux-mêmes, et, dans ce cas, il n'y a pas bienfait : ou bien qu'ils l'ont fait par hasard et par nécessité : ou hien encore qu'ils ont reñdu, mais qu'ils n’ont pas donné, n'importe qu'ils l’aient su ou non ; car dans lés deux cas, ce n’est qu'un échange; ainsi il n’y a pas bienfait. Il faut aussi examiner l’action d’après toutes les catégories : car, s’il y a bienfait, c’est par la substance, ou la quantité, ou la qualité, ou le temps, ou le lieu. Et la preuve, c’est qu’on peut dire que, dans une circonstance moins importante, on n'est pas venu à notre aide; qu’on a rendu à des ennemis des services pareils, ot aussi importants, ou plus grands : il est donc évident qu’on n’a pas agi ainsi à cause de nous. On peut dire encore que les choses données n'avaient aucun prix, et qu’on le savait; or, personne n’avoue avoir besoin de ce qui n’a pas de valeur. Voilà ce qu’il faut entendre par obliger et ne pas obliger.

186 PHTOPIKH.

πλησίον φαίνηται" δῆλον yap , ὅτι ἀνάγκη τὸν μέλλοντα ἐλεή-

€ Le = τ CN +, 1, ἃ σειν, ὑπάρχειν τοιοῦτον οἷον οἰεσαι παθεῖν ἂν τι XAXOV N

αὐτὸν, h τῶν αὐτοῦ τινὰ, καὶ τοιοῦτον χαχὸν, οἷον εἴοηται ἐν τῷ ὅρῳ, ἢ ὅμοιον, ἢ παραπλήσιον. Διὸ οὔτε οἱ παντελῶς ἀπολωλότες ἐλεοῦσιν" οὐδὲν γὰρ ἂν ἔτι παθεῖν οἴονται’ πεπόνθασι "γάρ" οὔτε οἱ ὑπερευδαιμονεῖν οἰόμενοι, ἀλλ᾽ ὑδρίξουσιν" εἰ γὰρ παντα οἴονται ὑπάρχειν τἀγαθὰ, δῆλον ὅτι nai τὸ μὴ ἐνδέχεπαντ ὑπάρχειν τἀγαθὰ, δῆλον ὅτ μὴ ἐνδέχε tel a," , . , - τι ΕΣ -» »“« ᾿ ga παθεῖν τι κακόν" καὶ γὰρ τοῦτο τῶν ἀγαθῶν. Εἰσὶ δὲ τοιοῦτοι, οἷοι νομίζειν παθεῖν ἄν" οἵ τε πεπονθότες ἤδη, καὶ διαπεφευγότες. Καὶ οἱ πρεσξύτεροι καὶ διὰ τὸ φρονεῖν, καὶ à ἐμπειρίαν. Καὶ οἱ ἀσθενεῖς. Καὶ οἱ δειλότεροι μᾶλλον. Καὶ οἱ πεπαιδευμένοι" εὐλόγιστοι γάο. Καὶ οἷς ὑπάρχουσι γονεῖς, ἢ τεπαιόξυ, όγιστοι 7x0. 9 ὑπάρχουσι γονεῖς, ἢ τέχνα, ἢ γυναῖκες" αὐτοῦ τε γὰρ ταῦτα, καὶ οἷα παθεῖν τὰ ᾿ , 4: ον , » 3 / ν. + 5 + “ εἰρημένα. Καὶ οἱ μήτε ἐν ἀνδρείας πάθει ὄντες" οἷον ἐν ὀργῇ, . . ᾿ ᾿ , … mA ε ἡ θάῤῥει" ἀλόγιστα γὰρ᾿ τοῦ ἐσομένου ταυτα" μήτ᾽ ἐν ὑδριστικῇ διαθέσει" καὶ γὰρ οὗτοι ἀλόγυστοι τοῦ πείσεσθαί τι" ἀλλ᾽ οἱ με. ᾿ , » 3 τ ᾿ , ᾿ , - ε ταξὺ τούτων" μήτ᾽ αὖ φοξούμενοι σφόδρα" οὐ γὰο ἔλεοῦσιν οἱ

9 La N N + 4 - » ᾿ , 4 Ψ LA ἐχπεπληγμένοι διὰ τὸ εἶναι πρὸς τῷ οἰχείῳ πάθει. Κὰν οἴωνταί

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