‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 13 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IL

5 VIT. Du vraisemblable et des signes d’où se tirent les enthymèmes.

Puisque parmi les propositions dont se compose le syllogisme oratoire, il y en ἃ peu qui soient nécessaires, et qué la plupart des choses que nous jugeons et que nous examinons peuvent être autrement qu’elles sont, les actions humaines qui sont l’objet de nos jugements et de nos délibérations étant toutes contingentes , et aucune, à vrai dire, n'étant nécessaire ; puisque d’ailleurs les choses contingentes et qui arrivent le plus souvent ne peuvent être démontrées que par des propositions de même nature, et les choses nécessaires par des propositions nécessaires, ainsi que nous l'avons établi clairement dans nos Analytiques, il est évident que quelques-unes seulement des propositions dont se composent les enthymèmes sont nécessaires, tandis que le plus grand nombre sont contingentes. Or, le vraisemblable et les signes étant les éléments de l’enthymème, il faut que ces deux éléments correspondent à ces deux espèces de propositions, et s’identifient avec elles. En effet, le vraisemblable, c'est ce qui arrive ordinairement ; non d’une manière absolue, ainsi que le veulent quelques rhéteurs ; mais, parmi les choses contingentes, celles-là sont vraisemblables, qui ont avec la proposition qu’on veut établir le même rapport que le géhéral ἃ avec le particulier. Parmi les signes, les uns concluent du particulier au général, les autres du général au particulier. Les uns, qui sont nécessaires, s'appellent τεχμήριον (signe certain) ; les autres ne sont pas nécessaires, et n’ont pas de nom qui les distingue. J'appelle signes nécessaires ceux qui peuvent donner lieu à un syllogisme; et c’est pour cela que cette espèce de signe prend le nom de τεχμήριον; car lorsque l’orateur pense que l’argument qu’il donne est invincible, il croit donner alors un τεχμήρίον, une preuve qui met un terme à toute discussion ; les mots τέχμαρ οἱ πέρας Étant synonymes dans l'ancienne langue. Parmi les signes, il en est qui concluent du particulier au général, comme si quelqu'un disait: Un signe que tous les sages sont justes, c’est que Socrate était sage et juste. Voilà un signé αὶ

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ay ἀληθὲς ἡ τὸ εἰρημένον * ἀσυλλόγιστον γάρ. Τὸ δὲ, οἷον εἴ τις εἴπειε σημεῖον, ὅτι νοσεῖ, πυρέττει γάρ" ἢ τέτοχεν, ὅτι γάλα ἔχει" ἀναγκαῖον " ὅπερ τῶν σημείων τεκμήριον μόνον ἐστί" μόνον γὰρ, ἂν ἀληθὲς ἦ, ἄλυτόν ἐστι. Τὸ δὲ, ὡς τὸ χαθόλου ᾿ . , # C4 τ Ψ πρὸς τὸ κατὰ μέρος ἔχον " οἷον εἴ τις εἴπειεν, ὅτι πυρέττει, σημεῖον εἶναι., πυκνὸν γὰρ ἀναπνεῖ" λυτὸν δὲ καὶ τοῦτο, κἂν ἀληθὲς 7° ἐνδέχεται γὰρ καὶ μὴ πυρέττοντα πνευστιᾷν. Τί μὲν οὖν εἰκός ἐστι, καὶ τί σημεῖον καὶ τί τεχμήριον, καὶ τί δια-φέρουσιν, εἴρηται μὲν καὶ νῦν" μᾶλλον δὲ φανερῶς καὶ περὶ , ᾿ #9 ὁ ᾿ 4 ᾽ " ,»» ι κ᾿ τούτων, καὶ διὰ τίν᾽ αἰτίαν τὰ μὲν ἀσυλλόγιστά ἐστι, τὰ δὲ συλ-

évos, γνωριμώτερον δὲ ϑάτερον ἡ ϑατέρου, παράδειγμά γένοΞ, γνωριμῶτερ por pou, TapæoEty

ἐστιν" οἷον, ὅτι ἐπεδούλευε τυραννίδι Διονύσιος, αἰτῶν τὴν quλακήν" καὶ γὰρ Πεισίστρατος πρότερον ἐπιξουλεύων, Het τὴν φυλακὴν, καὶ λαθὼν, ἐτυράννευσε" ai Θεαγένης ἐν Μεγάροις" χαὶ ἄλλοι ὅσους ἴσασι, παράδειγμα πάντες γίγνονται τοῦ Διονυσίου, ὃν οὐκ ἴσασί πω, εἰ διὰ τοῦτο αἰτεῖ, Πάντα δὲ

αν Re ΩΝ ets ; , ταῦτα ὑπὸ τὸ- αὐτὸ καθόλου, ὅτι ὁ ἐπιδουλεύων τυραννίδι,

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