LIVRE II, CHAPITRE XX
faire combattre, non selon leurs forces, mais selon la désignation du hasard ; ou bien encore tirer au sort celui des passagers qui doit tenir le gouvernail, comme s’il fallait s’en rapporter au hasard plutôt qu’à la science. On appelle fable, par exemple, le récit de Stésichore à propos de Phalaris 2, ou celui d’Ésope au sujet d’un démagogue. Les Himériens ayant nommé Phalaris dictateur, et étant sur le point de lui donner des gardes du corps, Stésichore, après avoir donné les autres raisons, leur raconta la fable suivante : « Un cheval possédait seul une prairie. Un cerf étant venu et faisant des dégâts dans le pâturage, le cheval, qui voulait se venger, demanda à l’homme s'il ne pourrait pas l'aider à punir le cerf. L'homme consentit, à condition que le cheval recevrait le frein et le laisserait monter sur son dos, les armes à la main. La condition est acceptée, et l’homme monte. Mais le cheval, au lieu de se venger, devint l’esclave de l'homme. — Vous donc, ajouta-t-il, prenez garde, en voulant punir vos ennemis, d’être traités comme le cheval. Vous avez déjà le frein, puisque vous avez choisi un dictateur ; si vous lui donnez des gardes, si vous le laissez monter, vous serez ses esclaves. » Ésope défendant à Samos un démagogue qui était sous le poids d’une accusation capitale, raconta la fable que voici : « Un renard, qui traversait une rivière, fut entraîné dans un gouffre. Comme il ne pouvait en sortir, il eut à souffrir longtemps, et un grand nombre de tiques s’attachèrent à sa peau. Un hérisson, qui errait à l'aventure, le vit, et, ému de pitié, lui demanda s’il voulait qu'il lui enlevat les tiques. Le renard refusa, et comme le hérisson lui en demandait la raison : C'est que celles-ci, dit le renard, sont déjà repues de ma substance, ét ne tirent que peu de sang: Si tu les enlèves, il en viendra d’autres affamées qui suceront le peu qui me reste. — De même, Samiens, celui que je défends ne vous fait plus de mal, car il est riche ; mais si vous le mettez à mort, ἢ δὴ viendra d'autres, pauvres, qui voleront et épuiseront la fortune publique. » Les fables conviennent quand on s'adresse à la multitude ; et elles ont cet avantage, qu’il est difficile de trouver dans
Πουῖσαι γὰρ der ὥσπερ καὶ παραθολάξ, ἄν τις δύνηται τὸ ὅμοιον
ὁρᾷν, ὕὅπεο ὅδόν ἐστιν ἐκ οι δοποφίας. Pam μὲν οὖν πορίσασθαι
τὰ διὰ τῶν λόγων" χοησιμώτερα δὲ πρὸς τὰ βουλεύσασθαι, τὰ -.. LI ῃ *
Γ΄, Δεῖ δὲ χρῆσθαι τοῖς παραδείγμααι, μὴ ἔχοντα. μὲν ἐν-βυμήματα, ὡς ἀποδείξεσιν" ἡ γὰρ πίστις. διὰ τούτων " ἔχαντα δ᾽, ὡς μαρτυρίοις, ἐπιλόγοις χρώμενον ἐπὶ τοῖς ἐνθυμήμασι. Προτιθέμενα μὲν γὰρ ἔοικεν ἐπαγωγῇ" τοῖς δὲ ῥητοριχοῖς οὐκ οἰχεῖον ἐπαγωγὴ, πλὴν ἐν ὀλίγοις" ἐπιλεγόμενα δὲ, μαρτυρίοις ὁ δὲ μάρτυς, πανταχοῦ πιθανός. Διὸ χαὶ προτιθέντι μὲν ἀν-cyan πολλὰ λέγειν" ἐπιλέγαντι δὲ, καὶ ἐν ἱκανόν" μάρτυς γὰρ,
ῃ Φ 7 A ΄ , + ΝΆ ἊΝ “, πιστὸς not εἰς χρήσιμος. όσα uëv οὖν εἴθη παραδειγμάτων,
καὶ πῶς αὐτοῖς, καὶ πότε χρηστέον, Elune. 4,
ἂν γένοιτο φανερὸν, περὶ ποίων τε, καὶ πότε, HA τίσιν ὧρ-
GT lose x <a Us gérer χρῆσθαι τῷ γνωμολογεῖν ἐν τοῖς λόγοις. στε dE γκώμη, ἀπόφανσις, οὐ μέντοι περὶ τῶν καθέκαστον" οἷον, ποδός τις
: à EC ns νυ ΝΕ dus αὮ Ἰφικράτης" ἀλλὰ καθύγου" καὶ οὐ περὲ πάντων χαθόλου" οἷον,
RE POUR κὰν is ie πῶς ὅτι τὸ εὐθὺ τῷ χαμπύλῳ ἐναντίον" ἀλλὰ περὶ ὅσων αἱ πράξεις
. ἢ 6 “ û , Qt >» + εἰσὶ, χαὶ αἱρετὰ ἢ φευχτά ἐστι πρὸς τὸ πράσσειν" ()στ᾽ ἐπεὲ ᾿" Φ