‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 148 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE XXL · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XXL

entendre affirmer, sous une forme générale, l'opinion qu'ils se sont déjà faite dans les cas particuliers. Ainsi, celui qui a des voisins ou des enfants méchants, entendra avec plaisir un orateur disant que rien n’est plus importun qu’un voisin, ou plus stupide que de chercher à avoir des enfants. Il faut donc chercher à deviner les dispositions et les opinions des auditeurs, et parler ensuite, sous yne forme générale, d’une manière con= forme à ces observations. Voilà donc un des avantages qu'on doit trouver dans l'emploi des sentences. Il en est un autre encore plus grand; c’est qu'elles donnent au discours un caractère moral. Les discours ont ce caractère quand ils font connaître les sentiments de l’orateur. Or, c'est l'effet de toutes les sentences, parce que celui qui les énonce d’une ἢ e fait ainsi Ὁ connaître ses préférences, Si donc les elles prouvent que l’orateur a des mœt ce que nous avions à dire sur les sente espèces, leur emploi et leur utilité.

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