LIVRE H, CHAPITRE XX
© Pittacus n’est donc pas digne de louange; car il n'aurait pas porté des peines plus sévères contre ceux qui commettent une faute en état d'ivresse 3.
$ LI. Matière des enthymèmes.
Quatre choses fournissent la matière des enthymèmes, Ces quatre choses sont : le probable, l'exemple, l'indice véritable et le signe. Les enthymèmes dérivent du probable, quand ils sont fondés sur les choses qui sont ou semblent être le plus souvent; de l'exemple, quand ils viennent de l'induction , au moyen d’une ou plusieurs choses semblables, et qu’on prend le général pour en conclure ensuite le particulier ; de l’indice véritable, quand ils sont fondés sur le nécessaire et sur le réel ; du signe, quand ils ont pour matière le général ou le particulier, réel ou non. Le probable n’est pas ce qui est toujours, mais ce qui est le plus souvent. Les enthyÿmèmes étant ainsi formés , il suit qu’on peut toujours les résoudre en portant une objection,
$ IV. Comment on peut faire et résoudre les objections.
Mais la solution est souvent apparente, elle n’est pas toujours vraie; car celui qui fait l’objection tend à établir, non pas que l’argument n’est pas probable, mais qu'il n’est pas nécessaire. Aussi, grâce à ce paralogisie, celui qui défend a-t-il toujours plusd’avantage que celui qui accuse. En effet celui qui accuse s'appuie sur dés arguments probables, Attaquer un argument, ou parce qu'il n’est pas probable, ou parce qu’il n’est pas nécessaire, ce n’est pas la même chose. Ce qui est le plus souvent, est toujours sujet à objection; autrement ce ne serait pas Le probable, mais le constant et le nécessaire. Quand la solution de l'argument se fait ainsi, le juge pense ou que l'argument n’est pas probable, ou que lui-même ne doit pas juger. Il tombe ainsi dans un paralogisme, comme nous venons de le dire; car son-jugement ne doit pas seulement se fonder sur des arguments nécessaires, mais encore sur des arguments prabables; et c’est à ce qu’on entend par juger en conscience. Il nesuffit donc pas d'attaquer un argument en disant qu'il n’est pas nécessaire ; il faut aussi démontrer qu’il n’est pas
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ἀναγκαῖον" ἀλλὰ δεῖ λύειν, ὅτι οὐκ εἰκός. Τοῦτο δὲ συμδήσεται, ἐὰν ἡ ἡ ἔνστασις μᾶλλον ὡς ἐπὶ τὸ πολύ. ἐνδέχεται δὲ εἶναι δὲ, εἰ ἀμφοῖν" εἰ γὰρ τὰ πλεονάκις οὕτω, τοῦτ᾽ ἔστιν εἰκὸς μᾶλ-λον. Λύεται δὲ καὶ τὰ σημεῖα, καὶ τὰ διὰ σημείου ἐνθυμήματα εἰρημένα, κἂν ἦ ὑπάρχοντα, ὥσπερ ἐλέχθη ἐν τοῖς πρώτοις" ὅτε γὰρ ἀσυλλόγιστόν ἐστι πᾶν σημεῖον, δῆλον. ἡμῖν ἐκ τῶν ἀναλν-τικῶν. Πρὸς δὲτὰ παραδειγματώδη ἡ αὐτὴ λύσις, καὶ τὰ εἰκότα. ἐάν τε γὰρ ἔχωμέν τι οὐχ οὕτω, λέλυται, ὅτι οὖκ ἀναγχαῖον. à χαὶ τὰ πλείω καὶ πλεονάκις, ἄλλως" ἐὰν δὲ καὶ τὰ πλείω χαὶ τὰ πλεονάκις, οὕτω μαχητέον, ἢ ὅτι τὸ παρὸν οὐχ ὅμοιον, ἢ οὐχ ὁμοίως, ἡ διαφοράν γέ τινα ἔχει. Τὰ δὲ τεχμήρια,, καὶ τεχμηριώδη ἐνθυμήματα,, κατὰ μὲν τὸ ἀσυλλόγιστον, οὐκ ἔσται λῦσαι. Δῆλον δὲ καὶ τοῦθ᾽ ἡμῖν ἐκ τῶν ἀνα)υτιχῶν. Λείπεται δ᾽ ὡς οὐχ ὑπάρχει τὸ λεγόμενον δειχνύναι. Ei δὲ φανερὸν, καὶ ὅτι ὑπάρχει, καὶ ὅτι τεκμήριόν, ἄλυτον ἤδη γίγνεται τοῦτο" πάντα γὰρ γίγνεται ἀποδείξει ἤδη φανερά. : -
Α΄, Τὸ δ᾽ αὔξειν καὶ μειοῦν, oùx ἔστιν ἐνθυμήματος στοιχεῖον" τὸ γὰρ αὐτὸ λέγω στοιχεῖον καὶ τύπον. Éct γὰρ στοιχεῖον καὶ τόπος, εἰς ὃ πολλὰ ἐνθυμήματα ἐμπίπτει. Τὸ δ᾽ αὔξειν καὶ μειοῦν, ἔστιν ἐνθυμήματα πρὸς τὸ δεῖξαι, ὅτι μέγα ἢ μιχρὸν,