‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 183 sur 281 · LIVRE III, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE II

ment et en peu d’endroits les mots étrangers, les noms doubles etles noms forgés. Nous dirons plus bas où on doit les employer, Nous avons déjà dit pourquoi il faut s’en servir rarement ; c’est qu'on s'éloigne du langage ordinaire plus qu'il ne convient. Le nom propre, le nom usité, la métaphore, suffisent au style de la prose ; et la preuve, c’est que personne n’emploie autre chose. Nous nous servons tous dans la conversation de métaphores, de noms usités et de noms propres. Il est donc évident que, si on en fait un bon usage, le discours aura un certain air étranger, tout en cachant les procédés de l’art, et qu'il sera clair. Or, ce sont là, avons-nous dit, les qualités du style oratoire. Au sujet des noms, les homonymes sont utiles au sophiste, qui s’en sert pour tromper, les synonymes sont utiles au poëte. J'appelle propres et synonymes, par exemple, marcher (πορεύεσθαι) et cheminer (βαδίζειν) ; car ces deux mots sont propres et synonymes entre eux.

S UT. La métaphore,

‘Nous avons expliqué dans la Poétique, comme nous venons de le dire, quelle est la valeur de chacun de ces termes, combien il y a d'espèces de métaphore, et noûs avons dit que la métaphore est ce qu’il Υ a de plus important dans la poésie et dans la prose δ, Mais l’orateur doit d'autant plus travailler les métaphores, que la prose a moins de ressources que la poésie. C’est la métaphore surtout qui donne au style la clarté, l’agrément, un certain air de nouveauté ; car on n’a pas besoin de l’emprunter d'une autre chose. Mais il faut choisir des épithètes et des métaphores qui conviennent. Pour cela, il faut avoir recours à la proportion 7; si non, il y aura défaut de convenance, parce que c’est en rapprochant les contraires qu’on les met en évidence. Prenez garde cependant; la pourpre convient au jeune homme et non au vieillard ; le même habit ne sied pas à l'un et à l’autre. Voulez-vous orner le discours, demandez à la métaphore ce qu'il y a de meilleur dans le même genre ; voulezvous blâmer, ce qu’il y a de pire. Je dis qu’en prenant les con-

300 PHTOPIKH.

μὲν πτωχεύοντα εὔχεσθαι, τὸν δ᾽ εὐχόμενον πτωχεύειν s ét ἄμφω αἰτήσεις, τὸ εἰρημένον ἐστὶ ποιεῖν - ὡς καὶ ἰφιχράτης Καλλίαν μητραγύρτην, ἀλλ᾽ οὐ δαδοῦχον" ὁ δὲ ἔφη ἀμύγπον αὐτὸν εἶναι" οὐ γὰρ ἂν μητραγύρτην αὐτὸν καλεῖν, ἀλλὰ δαδουχοῦ". ἄμφω γὰρ περὶ θεόν" ἀλλὰ τὸ μὲν τίμιον, τὸ δὲ ἄτιμον. Καὶ οἱ μὲν διονυσοχόλαχας, αὐτοὶ δ᾽ αὑτοὺς τεχνίτας χαλοῦσι' ταῦτα δ᾽ ἄμφω, μεταφοραί" ἡ μὲν ῥυπαινόντων, ἡ δὲ τοὐνανtoy. Καὶ οἱ μὲν λησταὶ, αὑτοὺς ποριστὰς καλοῦσι νῦν. Διὸ ἔξεστι λέγειν, τὸν ἀδικήσαντα μὲν ἁμαρτάνειν, τὸν δὲ ἁμαρτᾶγοντα ἀδικῆσαι" χαὶ τὸν χλέψαντα, nai λαδεῖν χαὶ πορθῆσαι

ἀπρεπὲς; ὅτι μεῖζον τὸ ἀνάσσειν, ἢ mar” ἀξίαν" οὐ χέκλεπται οὖν. Lars δὲ χαὶ ἐν ταῖς συλλαβαῖς ἁμαρτία, ἐὰν μὴ ἡδείας À σημεῖα φωνῆς οἷον Διονύσιος προσαγορεύει ὁ Χαλκοῦς ἐν τοῖς ἐλεγείοις, Ἀραυγὴν Καλλιόπης τὴν ποΐησιν, ὅτι. ἄμφω φωvai" φαύλη δὲ ἡ μεταφορὰ τοῖς ἀσήμοις φωναῖς. ἔτι δὲ, οὐ πόῤῥωθεν δεῖ, ἀλλ᾽ ἐκ τῶν συγγενῶν καὶ τῶν ὁμοξιδῶν μετα-: φέοειν τὰ ἀνώνυμα ὠνομασμένως, ὃ λεχθὲν δῆλόν ἐστὶν ὅτι

σὺγγενές" οἷον ἐν τῷ αἰνίγματι τῷ εὐδοκιμοῦντι, “Avèe’ εἶδον πυρὶ χαλχὸν ἐπ᾽ ἀνέρι χολλήσαντα᾽ μ

εὖ ἡνιγμένων ἔστι in DS λαξεῖν ἐπιευκεῖς" μεταφοραὶ γὰρ à αἰνέττονται" ὥστε δῆλον ὅτι εὖ μετενήνεκται: Καὶ ἀπὸ καλῶν"

κάλλος δὲ ὀνόματος, τὸ μὲν, ὥσπερ Αὐκίωνιος λέγει, ἐν sois

ἃ aiffer »

Page 1