LIVRE III, CHAPITRE
commun, et lui donne un air de nouveauté; mais il ne faut pas perdre la mesure de vue. Autrement mieux vaudrait encore parler sans préparation ; dans ce dernier cas, on ne parle pas bien; mais dans l’autre on parle mal. Voilà pourquoi le style d’Alcidamas semble froid ; il n’est seulement assaisonné, mais nourri d’épithètes trop fréquentes, exagérées, trop vraies. Il ne dit pas la sueur, mais la sueur humide ; il ne dit pas auæ jeux Isthmiques, mais dans l'assemblée solennelle des jeux Isthmiques ; ilne dit pas 165 lois, mais les lois reines des cités ; il ne dit pas le musée, mais ayant reçu le musée de la nature; il dit aussi a triste préoccupation de; l'âme ; il ne dit pas de la grâce, » mais il est dans ses discours le créateur de la grâce populaire et le dispensateur du plaisir des auditeurs; il ne dit pas dans des branches, mais «il le cacha dans les branches de la forét ; il ne dit pas ἐΐ lut voila le corps, mais ἴα pudeur du corps. 1] appelle aussi le désir le contre imitateur de l'âme; cette expression est à la fois un mot double et une épithète ; c’est donc de la poésie, C’est lui qui a dit aussi : « L’excès de sa méchanceté a tellement franchi les bornes. » Ces expressions poétiques rendent par leur inconvenance le style ridicule et froid, et ce bayardage engendre l’obscurité 5. Car ce langage, s'adressant à un auditeur qui sait, couvre de nuages un sens qui était clair. On emploie les mots doubles, quand le nom d’une chose n’existe pas, et que le mot est facile à composer, comme ypovo= τριδεῖν, perdre le temps. Mais si vous en abusez, le style devient tout à fait poétique. C’est pourquoi les mots doubles sont employés surtout par les poëtes dithyrambiques δ, dont lawersifi= cation est sonore et bruyante ; les mots étrangers pâr les épiques, qui aiment la dignité et l'audace; la métaphore convient à la poésie jambique, aujourd’hui en usage, comme nous l'avons déjà dit.
$ IV. Métaphores vicieuses.
La quatrième cause de la froideur du style est dans les métaphores. En effet, il est des métaphores inconvenantes ; les unes,
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γοῖον" χρῶνται γὰρ χαὶ οἱ κωμῳδοποιοὲ μεταφοραῖς " ai δὲ . ἃ ï , 5 - ᾿ 4 “»ε
αἰσχρῶς μὲν ἔσπειρας, nan δὲ ἐθέρισας' ποογτιχῶς γὰρ
- » Le 3 LC
av. Καὶ ὡς Αλκιδάμας, τὴν φιλοσοφίαν, ἐπιτείχισμα τῶν
νόμων᾽ zat τὴν Οδύσσειαν, καλὸν ἀνθρωπίνου βίου κάτοπτρον.
Καὶ, οὐδὲν τοιοῦτον ἄθυρμα τῇ πορίσει προσφέρων" ἅπαντα " - * #) LU " » LA + A! a] Ἂ ᾿ à a 1,
γὰρ ταῦτα ἀπίανα διὰ τὰ εἰρημένα. To δὲ Τοργίν et; τὴν
τ + # 5 ss Ἐν οὖν ἐλοιδόρησεν, εἰπὼν, ὃ ἦν, ah} οὐχ ὃ ἔστιν.
© A". ἔστι δὲ rai ἡ εἰκὼν μεταφορά" διαφέρει γὰρ μικρόν" ὅταν μὲν γὰρ εἴπῃ τὸν ἀχῶλέα, ὡς δὲ λέων ἐπόρουσεν, εἰ uv ἐστιν" ὅταν δὲ, λέων ἐπόρουσε, μεταφορά: διὰ γὰρ τὸ ἄμφω ἀνδρείους εἶναι, προσηγόρευσε, μετενέγκας λέοντα, τὸν À Ode. Χρήσιμον δὲ ἡ εἰχὼν καὶ ἐν λόγῳ" Gros dE ποιητικὸν γάρ. Οἰστέαι δὲ, ὥσπερ αἱ μεταφοραί" μεταφοραὶ γάρ εἶσι διαφέρουσάι τῷ εἰρημένῳ. Ἐἰσὶ δ᾽ εἰκόνες" οἷον ἣν ἀνδροτίων εἰς ἰδριέ tx, ὅτι ὅμοιος τοῖς ἐχ τῶν δεσμῶν χυνιδίοις" ἐχεῖναξ τε γὰρ προσπίπτοντα δάκνει, καὶ ἰδριέα λυθέντα ἐκ τῶν δεσμῶν εἶναι χαλεπόν. Καὶ ὡς Θεοδάμας εἴκαξεν Ἀρχίδαμον Εὐξένῳ, γεομετρεῖν οὐκ ἐπισταμένῳ. Καὶ êx τοῦ ἀνάλογον" ἔσται γὰρ