‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 19 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

ils louent Achille d’avoir vengé son ami Patrocle, sachant qu'il devait lui-même mourir , tandis qu'il aurait pu vivre. Il y avait plus d'honneur pour lui dans une telle mort, mais l'intérêt lui conseillait de vivre 3. 11 est clair, d’après ce que nous venons de dire, qu’il faut d’abord avoir les propositions qui se rapportent à ces fins particulières ; car les signes certains, le probable et les simples signes sont des propositions oratoires ; et tout syllogisme étant formé de propositions, l’enthymème, qui est un syllogisme, se compose des propositions dont nous parlons 3.

$ TI. L'orateur doit connaître le possible et le plus et le moins.

Comme ce ne sont pas les choses impossibles, mais les possibles seulement qui peuvent être faites ou se faire un jour, que de plus ce qui n’est pas ou ce qui ne doit pas être ne peut pas être fait déjà ou se faire plus tard, il suit que l’orateur, dans le genre délibératif, ou judiciaire, ou épidictique, doit connaître les propositions sur le possible et l'impossible, sur ce qui est ou non, sur ce quisera ou non. En outre, puisque l’orateur, qu’il loue ou qu'il blâme, qu’il conseille ou qu'il dissuade, qu'il accuse ou qu'il défende, ne s'efforce pas seulement de démontrer ce que nous venons de dire, mais encore que le bon ou le mauvais, le beau ou le déshonnête, le juste ou l’injuste, le sont plus ou moins, soit qu'il les considère en eux-mêmes, soit qu'il les compare entre eux, il est évident qu’il devrait aussi avoir des propositions sur le grand et le petit, sur le plus ou sur le moins, aussi bien en général qu’en particulier, pour savoir si une chose est plus ou moins bonne, plus ou moins juste ou injuste, et ainsi du reste. Ainsi nous avons dit quelles sont les choses sur lesquelles il faut de toute nécessité avoir les propositions. Nous devons maintenant distinguer chaque genre en particulier, pour savoir ce qui convient au genre délibératif d’abord, puis à l’épidictique, et troisièmement au judiciaire.

34 PHTOPIKH.

À. Πρῶτον μὲν οὖν ληπτέον, περὶ ποῖα ἀγαθὰ ἢ καχὰ ὁ συμβουλεύων συμβουλεύει" ἐπειδὴ οὐ περὶ ἅπαντα, ἀλλ᾽ ὅσα ἐνδέχεται καὶ γενέσθαι χαὶ μή. Οσα δὲ ἐξ ἀνάγκης ἢ ἔστιν, ἢ ἔσται, ἢ ἀδύνατον εἶναι ἢ γενέσθαι, περὶ τούτων οὐχ ἔστι συμou. Οὐδὲ δὴ περὶ τῶν ἐνδεχομένων ἁπάντων" ἔστι γὰρ χαὶ φύσει ἔνια χαὶ ἀπὸ τύχης γιγνόμενα ἀγαθὰ, τῶν ἐνδεχομένων καὶ γίγνεσθαι καὶ μὴ, περὶ ὧν οὐδὲν πρὸ ἔργου τὸ συμβουλεύειν" 5 LR ” “ιν δ | , ‘ ‘ -, ἢ pa , * ἀλλὰ δῆλον ὅτι περὶ ὅσων ἐστὶ τὸ (βουλεύεσθαι, τοιαῦτά ἐστιν, ὅσα πέφυκεν ἀνάγεσθαι εἰς ἡμᾶς, καὶ ὧν ἡ ἀρχὴ τῆς γενέσεως ἐφ᾽ ἡμῖν ἐστίν" μέχρι γὰρ τούτου σχοποῦμεν, ἕως ἂν εὕρωμεν, εἰ ε» \ 4 τ.) = ὔ ; 7 ᾿ ἡμῖν δυνατὰ ἢ ἀδύνατα πρᾶξαι. Ἰζαθέκαστον μὲν οὖν ἀχριξῶς, διαριθμήσασθαι χαὶ διαλαξεῖν εἰς εἴδη, περὶ ὧν εἰώθασι χοημα-

ρ Fe ? P i l τίζειν, ἔτι δ᾽ ὅσον ἐνδέχεται περὶ αὑτῶν διορίσαι κατὰ τὴν ἀλή-. θειαν, οὐ δεῖ κατὰ τὸν παρόντα καιρὸν ζητεῖν, διὰ τὸ μήτε τῆς ῥητορικῆς εἶναι τέχνης, ἀλλ᾽ ἐμφρονεστέρας χαὶ μᾶλλον ἀληθινῆ:" πολλῷ δὲ πλείω δεδόσθαι χαὶ νῦν αὐτῇ τῶν οἰκείων

’ “ , ᾿ | DEP + Se 1 Ξ' Ω " ϑεωρημάτων. Οπερ γὰρ καὶ πρότερον εἰρηκότες τυγχάνομεν, ἀληθές ἐστιν, ὅτι ἡ ῥητορικὴ σύγκειται μὲν ἔκ τε τῆς ἀναλυτιχῆς ϑ ,᾿ , »" . “ » - ε à ᾿ LU ἐπιστήμης, καὶ τῆς περὲ τὰ ἤθη πολιτικῆς" ὁμοία δ᾽ ἐστὶ τὰ

ἢ τὴν Οιαλεχτιχὴν., ἢ ταύτην, HN AAUATEN ἂν OUVAUELS, αλλ ἐπιστήμας πειρᾶται κατασχευάξειν, λήσεται τὴν φύσιν αὐτῶν ἀφανίσας, τῶ μεταδαίνειν ἐπισκευάξων εἰς ἐπιστήμας ὑπο--

‘ - ᾽ = ’ = y ΄ Ἅ" κειμένων τινῶν πραγμάτων, ἀλλὰ μὴ μόνον λόγων. Ὅμως dE,

Page 1