‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 20 sur 281 · Du genre délibératif en général · texte numérisé non relu

Du genre délibératif en général

1] faut d’abord examiner sur quels biens où sur quels maux donne son avis celui qui prend part à une délibération, car il ne traite pas de tous sans exception, mais seulement de ceux qui peuvent être ou ne pas être. Quant à ceux qui sont ou seront nécessairement, ou à ceux qui ne peuvent ni être ni arriver, il n’y a pas lieu à délibérer. On ne délibère pas même sur tout ce qui est contingent ; car, parmi les choses contingentes, il en est qui deviennent bonnes par le fait de la nature ou du hasard, et sur lesquelles il n’y a aucun profit à délibérer. Il est évident que nous ne pouvons délibérer que sur les choses qui par leur nature dépendent de nous, et qui ne commencent à exister que par le fait de notre volonté ; car nous ne délibérons sur une chose qu’en tant que nous avons découvert s’il nous est possible ou non de la faire. Mais devons-nous énumérer ici et * classer avec soin toutes les choses qui sont la matière ordinaire des délibérations ? Devons-nous en donner des définitions aussi exäctes que possible ? Non sans doute. Ces questions n’appartiennent pas à la rhétorique, mais à une science plus sérieuse et plus positive ; et d’ailleurs, nous avons attribué à la rhétorique des théorèmes beaucoup plus nombreux que ceux qui lui sont propres. Car ce que nous avons déjà dit est vrai, savoir que la rhétorique se compose de la dialectique et de la politique morale, et qu’elle ressemble, d’un côté à la dialectique, de l'autre aux discours des sophistes. Mais si on s'efforce de faire de la dialectique et de la rhétorique, non de simples facultés, mais des sciences positives, on détruit leur nature, et on passe à son insu à des sciences qui ont un objet déterminé et qui ne consistent pas seulement dans la parole, Néanmoins, tout

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ὅσα πρὸ Évycy μέν ἐστι διελεῖν, ἔτι δ᾽ ὑπολείπει σχέψιν τῇ πολι-

τικῆ ἐπιστήμη, εἴπωμεν Kai νῦν.

ES Sie 1 τ , F Nr. . 4 Β΄. Σχεδὸν γὰρ, περὶ ὧν βουλεύονται πάντες, καὶ περὶ ἃ ἀγορεύουσιν οἱ συμξουλεύοντες, τὰ μέγιστα τυγχάνει πέντε τὸν ἀριθμὸν ὄντα" ταῦτα δ᾽ ἐστὶ περί τε πόρων, καὶ πολέμου καὶ εἰρήνης" ἔτι δὲ περὶ φυλακῆς τῆς χώρας, καὶ τῶν εἰσαγομένων καὶ ἐξαγομένων" καὶ περὶ νομοθεσίας. ὥστε περὶ μὲν πόρων τὸν μέλλοντα συμξουλεύσειν, δέοι ἂν τὰς προσόδους τῆς πόλεως εἰδέναι, τίνες, καὶ πόσαι" ὅπως, εἴ τέ τις παραλείπεται, προστε- Μ θῇ" καὶ εἴ τις ἐλάττων, αὐξηθῇ. 1τι δὲ τὰς δαπάνας τῆς πόλεως ἁπάσας" ὅπως, εἴ τις περίεργος, ἀφαιρεθη" καὶ εἴ τις μείζων; ἐλάττων γένηται. Οὐ γὰρ μόνον πρὸς τὰ ὑπάρχοντα προστιθέντες ΚΑ ΑΗ ΒΕ ἀπ τοις , πλουσιώτεροι γίγνονται, ἀλλὰ καὶ ἀφαιροῦντες τῶν δαπανὴμά-re Se NE don PRET = τὰς των. Ῥαῦτα δ᾽ οὐ μόνον ἐχ τῆς περὶ τὰ ἴδια ἐμπειρίας ἐνδέχεται -. ἴα ἋΣ ΒΞ ΠΕΡ πο des à :

συνορᾷν, ἀλλ᾽ ἀναγκαῖον, Kai τῶν παρὰ τοῖς ἄλλοις εὑρημένων € . 3 Ù ι , Cu ES # ἱστορικὸν εἶναι, πρὸς τὴν περὶτούτων συμδουλήν. Περὶ δὲ πολέμου nai εἰρήνης, τὴν δύναμιν εἰδέναι τῆς πόλεως, ὁπόση τε ὑπάρχει ἤδη, χαὶ πόσην ἐνδέχεται ὑπάρξαι" καὶ ποία τις ἥ τε ὑπάρχουσά Ce , ΄ + ὦ ᾿ = ἐστι, καὶ ἥτις ἐνδέχεται προσγενέσθαι. τι dE, πολέμους tivas, καὶ πῶς πεπολέμηχεν. Οὐ μόνον δὲ τῆς οἰκείας πόλεως, ἀλλὰ χδὲ .- -»ἦἵ| - 5 ᾿ς ΠΥ AC CR | , ᾿ ΩΝ τῶν ὁμόρων ταῦτα ἀναγκαῖον εἰδέναι" ἢ χαὶ πρὸς οὺς ἐπίδοξον = ἢ ᾿ 5 ᾿ ᾿ , 4 M, 25 πολεμεῖν" ὁπως, πρὸς μὲν τοὺς χρείττοὺυς, εἰρ εν τοῖο πρὸς δὲ τοὺς -“ ,“.} 9 = + 1 “- CE π΄ ᾿ !

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