LIVRE I, CHAPITRE IV
en laissant à la science politique les spéculations qui lui appartiennent, disons maintenant tout ce qui est avantageux d'en connaître.
$ Π| Les objets des délibérations se réduisent à cinq.
Les choses les plus importantes, sur lesquelles on puisse délibérer ou donner des conseils, sont à peu près au nombre de cinq : les revenus, la paix et la guerre, la défense du pays, ce qu'il faut importer ou exporter, et enfin la législation. Ainsi, l’orateur qui se propose de parler des revenus, doit connaître les recettes de l’État, leur nature et leur quantité; afin que, s’il y en a une d’oubliée, elle soit ajoutée, et que, si elle est trop faible, elle soit augmentée. II doit aussi connaître toutes les dépenses publiques ; afin que, s’il y en a une d’inutile, elle soit supprimée, et que si elle est trop grande, elle soit diminuée ; car on s'enrichit, non-seulemnent en ajoutant à ce qu’on ἃ, mais aussi en faisant des économies sur ses dépenses. Pour cela, non-seulement on peut considérer l'expérience de son propre pays, mais il faut encore demander à l’histoire ce que les autres peuples ont trouvé, pour s'en servir dans la délibération. S'agit-il de la guerre ou de la paix, il faut connaître les forces de l’État, combien elles sont grandes déjà, et combien elles peuvent le devenir; quelles sont ces forces et. celles qu'on peut y ajouter ; quelles guerres on a déjà faites et comment. Il faut connaître, non-seulement les forces de son pays, mais aussi celles des peuples voisins; ceux avec qui il est probable qu'on aura la guerre, afin de rester en paix avec ceux qui sont plus forts, et de décider la guerre contre ceux qui sont plus faibles. Et les forces, sont-elles semblables ou non ? car de là aussi dépendent la victoire ou la défaite. Il faut en outre avoir bien examiné l'issue, non-seulement des guerres qu’on a faites soimême, mais aussi de celles des autres, car le semblable engendre le semblable. Si F'orateur parle de la défense du pays, qu’il. n’ignore pas en quoi elle consiste, mais qu’il connaisse le
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Éx δὲ, περὶ φυλαχῆς τῆς χώρας μὴ λανθάνειν πῶς τυλάττεται: ἀλλὰ καὶ τὸ πλῆθος εἰδέναι τῆς φυλαχῆς, καὶ τὸ εἶδος, χαὶ τοὺς τόπους τῶν φυλαχτηρίων" τοῦτο δ᾽ ἀδύνατον, μὴ ἔμπειρον ὄντα τῆς χώρας" ἵν᾽, εἴ τ᾿ ἐλάττων ἡ φνλαχὴ, προστεθῇ" καὶ εἴ τις περίεργος, ἀφαιρεθῇ" καὶ τοὺς ἐπιτηδείους τόπους τηρῶσι μᾶλλον. Éx δὲ περὶ τροφῆς, πόση δαπάνη ἱκανὴ τῇ πόλει, xal ποία ἣ αὐτοῦ τε γιγνομένη χαὶ εἰσαγώγιμος" χαὶ τίνων τ᾽ ἐξαγωγῆς δέονται, καὶ τίνων εἰσαγωγῆς" ἵνα πρὸς τούτους καὶ συνθῆχαι καὶ συμβολαὶ γίγνωνται. Πρὸς δύο γὰρ διαφυλάττειν ἀναγκαῖον ἀνεγκλήτους τοὺς πολίτας, πρός τε τοὺς χρείττους, ai πρὸς τοὺς εἰς ταῦτα χρησίμους. Εἰς δ᾽ ἀσφάλειαν, ἅπαντα μὲν ταῦτα ἀναγκαῖον δύνασθαι ϑεωρεῖν" οὐκ ἐλάχιστον δὲ περὶ νομοθεσίας ἐπαΐειν" ἐν γὰρ τοῖς νόμοις ἐστὶν ἡ σωτηρία τῆς πόλεως. ὥστ᾽ ἀναγκαῖον εἰδέναι, πόσα τέ ἐστι πολιτειῶν εἴδη, rai ποῖα αυμφέρει ἑκάστῃ, καὶ ὑπὸ τίνων φθείρεσθαι πέφυχε, nat οἰχείωυ τῆς πολιτείας xai ἐναντίων. Λέγω δὲ τὸ ὑπὸ οἰκείων φθείρεσθαι, ὅτι ἔξω τῆς βελτίστης πολιτείας αἱ ἄλλαι πᾶσαι καὶ ἀνιέμεναι καὶ ἐπιτεινόμεναι φθείρονται, Οἷον, δημοχρατία, οὐ μόνον ἀνιεμένη, ἀσθενεστέρα γίγνεται, ὥστε τέλος ἥξει εἰς ὀλιγαρχίαν, ἀλλὰ καὶ ἐπιτεινομένη σφόδρα" ὥσπερ καὶ ἡ γρυπότης καὶ ἡ σιμότης, οὐ μόνον ἀνιέμενα ἔρχεται εἰς τὸ μέσον, ἀλλὰ καὶ σφόδρα γρυπὰ γιγνόμενα ἢ σιμὰ, οὕτω διατίθεται τὴν ῥῖνα, ὥστε μηδὲ μυχτῆρα δοχεῖν εἶναι. Χρήσιμον δὲ πρὸς τὰς νομοθεσίας, τὸ μὴ μόνον ἐπαΐειν, τίς πολιτεία συμφέρει, ἐκ τῶν παρεληλυθότων ϑεωροῦντι" ἀλλὰ nai τὸς παρὰ τοῖς ἄλλοις εἰδέναι, αἱ
ἴαι τοῖς ποίοις dou y. στε δῆλον, ὅτι πρὸς μὲν τὴν ποῖαι τοῖς ποίοις ἀρμόττουσιν. ὥστε δῆλον, τρὸς μὲν τὴ
a ἐμὰ DES , NE NET ER = νομοθεσίαν αἱ τῆς γῆς περίοδοι χρήσιμοι" ἐντεῦθεν γὰρ λαθεῖν
: eu ρου vénouce πδδὸς ἋΣ ὡδ ΝᾺ Ξ ἔστι τοὺς τῶν ἐθνῶν νόμους" πρὸς δὲ τὰς πολιτικὰς συμβουλὰς,