‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 203 sur 281 · V. Parisose et paromæose · texte numérisé non relu

V. Parisose et paromæose

ΤΙΥ &antithèse quand la période est ainsi construite, parisose quand fes. membres-sont égaux , paromæose quand les syllabes extrêmes de deux membres sont semblables. Or, ceci doit arriver δ commencement ou à la fin. Au commencement, la ressemblance doit toujours s'étendre aux mots ; à la fn, il suffit des dernières syllabes, ou des inflexions d’un même mot, ou de la répétition du mot. Par exemple, au commencement : « Apov γὰρ ἔλαδεν ἀργὸν παρ᾽ αὐτοῦ; il reçut de lui uneterre stérile. — Δωρητοί τ᾽ ἐπέλοντο παράῤῥητοί τ᾽ ἐπέεσσιν ; ils acceptaient des présents et-se laissaient fléchir par les prières 1°,» A la fin : & Θήθησαν αὐτὸν παιδίον τετοχέναι, ἀλλ᾽ αὐτοῦ ἄιτιον yeyoγέναι 119 — Ἐν πλείσταις δὲ φροντίσι χαὶ ἐν ἐλαχίσταις ἐλπίσιν ; les plus-grändes inquiétudes et les plus petites espérances. » ͵πflexion du mot : « Ἄξιος δὲ σταθῆναι χαλχοῦς, οὐχ ἄξιος χαλχοῦ ; se croyant digne d'une statue d'airain, et ne valant pas un chalcos» Répétition d'un mot: « Quand il vivait tu en disais du mal, et aujourd'hui qu'il est mort, tu en écris du mal. » Ressemblance d'une syllabe : « Τί ἂν ἔπαθες δεινὸν εἰ ἄνδρ᾽ εἶδες ἀργόν; quel mal as-tu éprouvé pour avoir vu un liomme oisif?» Tout cela peut se trouver ensemble, antithèse , égalité de membres, ressemblance des désinences. Dans notre Rhétorique à Théodecte 12, nous avons presque compté les diverses manières dont les périodes commencent. Il y a aussi de fausses antithèses, comme celle-ci d'Épicharme : «Tantôt j'étais avec eux, et tantôt: auprès d'eux. »

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