LIVRE JII, CHAPITRE XL
QI. Observation sur les métaphores.
Il faut tirer les métaphores, comme nous l'avons dit plus haut, d’objets qui soient en rapport, mais qui ne soient pas trop connus. Il faut de même, en philosophie , un esprit très pénétrant, pour saisir ce qu’il y ἃ de semblable däns des choses très éloignées l’une de l’autre. C'est ainsi qu’Archytas a dit : « Hn'y a pas de différence entre un arbitre et un autel; car c’est à l’un et à l’autre qu’on a recours dans l’injustice. » 11 en serait de même si on disait qu’une ancre et une crémaillère sont une même chose ; c’est vrai sous un certain rapport; mais elles diffèrent en ce que l’une suspend par le haüt et l’autre par le bas. « Les deux cités sont au même niveaü. » Dans deux choses très éloignées l’une de l’autre, une surface et la puissance des États , il y a une chose semblable, c’est l'égalité 13.
$ IX. Différentes sources d'élégance.
La plupart des expressions élégantes renfernient, outré la métaphore, un artifice qui trompe l'auditeur. En effet, on est plus vivement frappé d’une expression, quand on voit qu’elle est tout autre qu’on se l'était imaginé, et l'esprit semble se dire : Comme c’est vrai! Je me trompais, 1] y a aussi de Félégance à faire entendre ce qu'on ne dit pas, comme dans ce mot de Stésichore : « Dans leur pays, les cigales chanteront par terre 14. C’est encore ce qui fait l'agrément des énigmes bien faites. On y trouve une connaissance nouvelle et une mé- ‘ taphore. Théodore indique encore un moyen, c'est que l’expression soit neuve 15; ce qui a lieu, lorsqu'elle semble paradoxale, lorsque, ainsi qu'il le dit, elle n'est pas conforme à l'opinion qu’on avait conçue, comme il arrive dans les plaisanteries où on contrefait les mots. On obtient le même effet dans les jeux de mots qui consistent dans le changement des lettres. Il ya là un artifice qui trompe, même en poésie. En entendant le vers suivant, on ne s'attendait pas, à le voir finir ainsi : « ἢ marchait, ayant au pied des engelures 16. » On attendait « des
344 * : PHTOPIKH.
ὁ δ᾽ ῷετο πέδιλα ἐρεῖν. Ῥούτου: δ᾽ ἅμα λεγομένου, δεῖ δῆλον εἶναι. Τὰ δὲ παρὰ γράμμα ποιεῖ, οὐχ ὃ λέγει λέγειν, ἀλλ᾽ ὃ μεταστρέφει ὄνομα" οἷον τὸ Θεοϑδώρον εἰς Νίκωνα τὸν χιθαῥῳδὸν, Θράττει ge προσποιεῖται γὰρ λέγειν τὸ, ϑράττει σε, ἮΝ TRE | PR TRES
χαὶ ἐξαπατᾷ" ἄλλο γὰρ λέγει" διὸ μαθόντι ἡδύ" ἐπεὶ εἰ μὴ ὑπὸλαμβάνει Θρᾷκα εἶναι, οὐ δόξει ἀστεῖον εἶναι. Καὶ τὸ, βούλει αὐτὸν πέρσαι. Δεῖ δὲ ἀμφότερα προσηκόντως hey Diva "οὕτω δὲ χαὶ τὰ ἀστεῖα" οἷον τὸ φάναι ἀθηναίοις τὴν τῆς “3αλάττης ἀρχὴν, μὴ ἀρχὴν εἶναι τῶν xaxdv' ὄνασθαι γάρ. É ὥσπερ Ἰσοκράτης τὴν ἀρχὴν τῇ πόλει, ἀρχὴν εἶναι τῶν. κακῶν". ἀμ-φοτέρως γὰρ ὃ οὐκ ἂν ᾧήθη τις ἐρεῖν, τοῦτ᾽ εἴσηται, καὶ ἐγνώσθη ὅτι ἀληθές. Τό τε γὰρ τὴν ἀρχὴν φάναι ἀρχὴν εἶναι, οὐδὲν
jy ἀλλ οὐχ οὕτω λέγει, καὶ ἀρχὴν, οὗχ ὃ εἶπεν, ἀπέ-σοφόν" ἀλλ οὐχ οὕτω λέγει, καὶ ἀρχὴν, οὐχ ὃ εἶπεν, ἀπέφησιν, ἀλλ᾿ ἄλλως, Ἐν ἅπασι δὲ τούτοις, ἐὰν προσηκόντως τὸ ὄνομα ἐνέγκῃ ὁμωνυμία ἢ μεταφορὰ, τότε τὸ εὖ" οἷον, ἄσχε-τος οὐχ ἀνάσχετος, ὁμωνυμίαν ἀπέφηδεν, ἀλλὰ προσηκόντως,
et ἀγδῆς. Καὶ,
Eos" Eévos
Cu
= μ ” PARA ἢ οὐ μᾶλλον, # σε D, τὸ αὐτό. Καὶ οὐ δεῖ τὸν ξένον, ξένον
᾿ πα 0 ᾿ - DER] s ἢ + $ »