LIVRE III, CHAPITRE XIV
ques. Car, dans les dithyrambes, le début ressemble à l'exorde du genre épidictiqué : « Pour toi, pour tes présents, pour tes dépouilles »; mais dans les discours, et dans les poëmes épiques, le début est une indication du sujet, pour qu’il soit connu d'avance, et que la pensée ne reste pas en suspenñs, l’esprit étant dans le vague, quand.il n’y a rién de déterminé. C’est donc un fil conducteur placé dans la main de l'auditeur pour le rendre attentif. De là ces débuts : « Muse, chante la colère; » « Muse, chante cet homme ; » « Inspire-moi un autre récit, coniment de la terre d'Asie, cette grande guerre passa en Europe. » Les poëtes tragiques montrent de même le sujet de leur drame, si non dès le commencement, comme Euripide, du moins quelque part dans le prologue, comme. Sophocle : « Mon père fut Polybe 7. » Ἢ eu est de même dans la comédie. La fonction la plus essentielle de l'exorde, celle qui lui est propre, est donc. de montrer quel est le bnt où tend le discours, C'ést pourquoi il faut le supprimer, quand le sujet est-connu ou peu important. Les autres espèces d’exorde, dont on. fait usage, sont des ᾿ receltes communes à toute espèce de discours. Ces exordes se tirent de la personne de l'orateur, de celle de l'auditeur, du sujet lui-même, de la personne de l'adversaire. On tire de la personne de l’orateur ou de celle de l'adversaire, tout ce qui sert. à détruire ou à établir une accusation. Mais il ÿ a une différence. Celui qui se défend va d’abord au devant de l’accusation ; .celni qui attaque , le fait dans la péroraison. La raison en est claire. Celui qui se justifie voulant s'insinuer dans les esprits, doit faire disparaître les obstaclés, et par conséquent détruire d’abord l'accusation; celui qui accuse, doit Je faire dans la péroraison, pout en laisser un souvenir plus vif. L'exorde tiré de la personne de Fauditeur a pour but de le rendre bien veillant , d’exciter ses passions, et quelquefois de le rendre attentif, ou non ; car il n'importe pas toujours de rendre l'auditeur attentif; et c’est pour cela que beaucoup d'orateurs cherchent à le faire rire, Tout contribue à rendre l'auditeur docile quaud on le veut. Il faut aussi se montrer homme de
362 εὐ δος PHTOPIKH.
φέρει ἱποιεῖν- προσεχτικόν. Διὸ πολλοὶ εἰς γέλωτα. me
τις βούληται" χαὶ τὸ ἐπιεικῆ φαίνεσθαι" προῦ ἔχουτι: ἐπ, de
λον τούτοηις. Προσεχτιχοὶ δὲ τοῖς μεγάλοις, τοῖς us, "τοῖς
θαυμᾶστοις, toi; ἡδέσι. “Διὸ δεῖ ΤΗΝ QUE, ὡς περὲ τοιού τ᾿
τῶν ὁ λόγος. βὰν δὲ μὴ προσεχτιχοὺς, ὅτι μιχρὸν, ὅτι ce dEy πρὸς ἐχείνους, ὅτι λυπηρόν. Δεῖ δὲ μὴ λανθάνειν, ὅτι πάντα ἔξῳ τοῦ λόγον τὰ τοιαῦτα πρὸς φαῦλον γὰρ ἀνροα-
χεφαλαιωδῶς, va ἔγη ὥτπερ σῶμα' Ἀεραλήν. ἔτι; τὸ προσ-.
εχτιχοὺς ROLE ΡΝ ποντῶν τῶν μερῶν χοινὸν, ἐὰν δέῃ" παντα--
ποὺ ἂν ἡ χαιρὸς, λεκτέον, (καί μόϊ προσέχετε΄. τὸν νοῦν" OU»
δὲν γὰο μᾶλλον ἐμὸν, ἢ ὑμέτερον" » καὶ, « Ep® γὰρ duiy, οἷον ‘ 3 Lu ss Ὗ , à ἃ se a οὐδεπώποτε DANRIQÉE ὅτι
ατὲν, ὥσπερ ἔφη ᾿ ἡ με, ὅτε υσταξοιεν oi ἀχροαταὶ, πᾶ
ῥεμξοίλλειν «ἧς See αὐτοῖς. ὦτι δὲ πρὸς τὸν ᾿
ἀχροατὴν, οὺχ ὕπερ ὁ ἄχροατῆς, δῆλον" πάντες γὰρ» #. διαδα)λουσιν, FA φόξους ἀπολύονται ἐν τοῖς προοιμίοις, "
"yat ξ, ἐρῶ μὲν, οὖχ, ὅπ πῶς σπουδῆς ὕπο — Τί φροιμιάζῃ ; :
Καὶ σἱ πονηρὸν τὸ πρᾶγμα ἔχοντες, ἢ. δοκοῦντες". πανταχοῦ Jap βθτιον διαϊρίδε w, ἢ ἐν τῷ πράγμοτι. Διὸ οἱ δοῦλοι, οὐ τὰ ἐρωτώμενα λέγουσιν, ἀλλὰ τὰ ἀύχλῳ " Χαὶ “προοιμιάζογται. Πόθεν, δ᾽ εὔνους δεῖ ποιεῖν. εἴρηται, χαὶ τῶν ἄλλων