‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 232 sur 281 · LIVRE ΠῚ, CHAPITRE XIVY · texte numérisé non relu

LIVRE ΠῚ, CHAPITRE XIVY

$ IE. Elle doit être morale.

La narration doit être morale ; et ponr cela, il faut savoir ce qui lui donne ce caractère. Nous devons d’abord faire.connaître quelle est notre détermination ; car telle détermination , telles mœurs ; telle fin, telle détermination. C’est pour cela que les démonstrations mathématiques n'ont pas de caractère moral ; parce que , n'ayant ni pour ni contre, elles ne laissent pas de place à la liberté de la détermination. 11 n’en est pas de mème des discours socratiques, où l’on discute le pour et le contre. Ce qui est une conséquence de tel ou tel caractère sert aussi à exprimer les mœurs, comme : « ΕἸ parlait et marchait en même temps , » ce qui est le signe d'un caractère arrogant et grossier. I ne faut pas non plus, comme on le fait aujourd'hui, que nos paroles indiquent la réflexion, mais une détermination spontanée : « C'est ce que je voulais ; ce parti me semblait préférable 3 mais si l’autre n’était pas avantageux , il me semblait plus honpête. » La première partie de la phrase annonce la prudence, la seconde la vertu; .car i’hommé prudent recherche l'utile ; l'homme vertueux, l'honnête.

$ IV. Vraisemblable.

Si on affirme une chose incroyable , il faut ajouter la preuve. Sophocle en donne un exemple dans ee passage où Antigone dit qu’elle a eu plus d'amour pour an frère qu’elle n’en aurait-eù pour un époux ou pour des enfants ; ceux-ci morts, on peut les remplacer : « Mais quand.une mère et un père sont descendus dans la demeure de Pluton, la perte d’un frère n'est plus réparable 4, » Sivous n'avez pas de raison à donner, dites que vous n'ignorez pas que ce que vous avancez est incroyable, mais que telle est votre nature; car on ne croit pas que l’on puisse faire volontiers autre chose que ce qui est utile.

$ V. Pathétique.

” De plus la narration sera pathétique , si elle rappelle les con

374 PHTOPIKH.

ἑπόμενα, καὶ τὰ ἃ ἴσασι, καὶ τὰ ἰδίᾳ ἡ αὐτῷ, ἡ ἐκείνῳ προσόντα: « ὁ δ᾽ ὥχετό μὲ ὑποδλέψας. » Καὶ ὡς περὶ Κρατύλου Αἰσχίνης, “ὅτι διασίζων καὶ ταῖν χεροῖν διασείων" πιθανὰ ᾿ γάρ' διότι σύμδολα γίγνεται ταῦτα ἃ ἴσασιν, ἐκείνων ὧν οὐχ ἴσασι. Πλεῖστα δὲ τοιαῦτα λαδεῖν. ἐξ Ὁμήρου ἐστίν. Ὡς ἄρ᾽ ἔφη, γρῆῦς δὲ κατέσχετο χερσὶ πρόδωπα’ οἱ γὰρ δαχρύειν ἀρχόμενοι, ἐπιλαμβάνονται τῶν ὀφθαλμῶν. Καὶ εὐρὺς εἰσάγαγε σεαυτὸν ποιόν τινα, ἵνα ὡς τοιοῦτον ϑεωpor καὶ τὸν ἀντίδικον" λανθάνων δὲ ποίει, Ou δὲ ῥᾷδιον, ὁρᾷν δεῖ ἐκ΄ τῶν ἀπαγγελλόντων" πεδὶ ὧν γὰρ μηδὲν ἴσμεν, ὅμως λαμβάνομεν ὑπόληψιν τινα.

de ἃ

τὸ τοῦ συμξούλου ποιεῖ ἔργον. Av d ἢ ἄπιστον, ὑπισχνεἴαθαι. ΝΞ ͵ ΩΣ “ἘΠῚ ἜΡΙΝ τ “ἡ τ΄

© Ἰοκάστη ἡ Καῤκίνου ἐν τῷ Οἰδίποδι αἰεὶ ὑπισχνεῖται, mue

θανομένου τοῦ ξητοῦντος τὸν υἱόν, Kai 6: Αἵμων ὁ Σοφοχλέους.

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