LIVRE ΠῚ, CHAPITRE XVHII
SIL. Réponse.
Si la question renferme une équivoque, nous devons distinguer en répondant, et ne pas le faire d'une manièré concise. Si elle paraît nous être contraire, il faut sur-le-champ donner la solution dans la réponse, sans laisser à l'adversaire le temps de continuer ou de conclure ; car il n’est pas difficile de voir à l'avance où il véut en venir. On trouvera , dans nos Topiques, des éclaircissements sur ce que nous disons ici , et sur les solutions. Si on conclut contre nous , et que la conclusion soit une question , nous devons donnér nos motifs. Pisandre demandait à Sophocle, s’il n’avait pas voté avec ses collègues l'institution des Quatre-Cents +, Celui-ci en convient : « Eh quoi ! cette décision ne:te semblait-elle pas mauvaise ? » IlLen-eonvient-encore. « Tu as donc fait une chose mauvaise ? — Sans doute , dit Sophocle, mais il n’y avait rien de mieux à faire, » On demandait à un Lacédémonien , obligé de rendre compte de ses fonctions d’éphore, si la condamnation de ses collègues ne lui semblait pas justé : « Elle est juste, dit-il. — Mais n’as-tu pas fait comme eux --- Sans doute , répondit-il.— Par conséquent , ne seraistu pas justement condamné toi-même ? — Non, dit-il, car mes
. collègues ont reçu de l'or, et moi j'ai agi par conscience, » C'est
pourquoi il ne faut interroger, ni après la conclusion ni dans la conclusion même, à moins que la vérité ne soit évidemment de notre côté. 1e
$ HI. Du ridicule.
Quant au ridicule, il peut être quelquefois utile dans la discussion , et Gorgias avait raison de dire qu'il faut confondre le sérieux de l’adversaire par la plaisanterie, et la plaisanterie par le sérieux. Nous avons dit, dans la Poétiques, combien il y a d'espèces de ridicule, dont l’uné convient à l'honnête homme et l’autre non. Choisissez donc l'espèce qui convient. L'ironie est plus noble que la bouffonnerie, On emploie la première pour son plaisir, la seconde, pour faire rire les autres.
A. US ἐπίλογος σύγκειται ἐχ τεττάρων, ἔκ TE τοῦ πρὸς ἑαυτὸν χατασκευάσαι εὖ τὸν ἀκροατὴν, καὶ τὸν ἐναντών φαύλως" καὶ ἐκ τοῦ αὐξῆσαι καὶ ταπεινῶσαι" καὶ ἐκ τοῦ εἰς τὰ πάθη τὸν ὀχροχτὴν κατάστῆσαι" χαὶ ἐξ ἀναμνήσεως. Πέφυχε γὰρ μετὰ τὸ ἀποδεῖξαι, αὑτὸν μὲν ἀληθῆ, τὸν δὲ ἐναντίον ψευδῆ, οὕτω τὸ ἐπαινεῖν, χαὶ ψέγειν, καὶ ἐπιχαλκεύειν. -Ανοῖν δὲ ϑατέρου δεῖ στοχάζεσθαι, ἡ ὅτι τούτοις ἀγαθὸς, ἢ ὅτι ἁπλῶς" ὁ δὲ, ὅτι καχὸς τούτοις, ἢ ὅτι ἁπλῶς. ἐξ ὧν
Β΄. Τὸ δὲ μετὰ τοῦτο, δεδειγμένων ἤδη, αὔξειν ἐστὶ κατὰ φύσιν, καὶ ταπεινοῦν' dei γὰρ τὰ πεπραγμένα ὁμολογεῖσθαι, εἰ μέλλει τὸ ποσὸν ἐρεῖν" καὶ γὰρ ἡ τῶν σωμάτων αὔξησις, ἐκ προὐπαρχόντων ἐστώ. θον δὲ δεῖ αὔξειν καὶ ταπεινοῦν,
-Τ΄, Μετὰ δὲ ταῦτα, δήλων ὄντων χαὶ οἷα καὶ ἡλίκα, εἰς à πάθη ἄγειν τὸν ἀκροατήν" ταῦτα δ᾽ ἐστὶν, ἔλεος καὶ δείνωσις, καὶ ὀργὴ, καὶ μῖσος, καὶ φθόνος, καὶ ξῆλος, καὶ ἔρις" εἴρηνται dE καὶ τούτων οἱ τόποι πρότερον.
LE Ἵ Ἃ N 4 - U ᾿ - 1° Δ΄, στε λοιπὸν, ἀναμνῆσαι τὰ προειρημένα. Τοῦτο δὲ
AT he β 2 ᾿ ἁρμόττει ποιεῖν οὕτως, ὥσπερ φασὶν ἐν τοῖς προοιμίοις, οὐκ