‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 240 sur 281 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

De la péroraison.

$ LE Rendre l'auditeur bienveillant.

L'orateur a quatre choses à faire dans la péroraison : rendre l'auditeur bienveillant pour lui , mal disposé pour l'adversaire :. amplifier et atténuer ; exciter les passions de l'auditeur ; enfin récapituler. Après avoir prouvé qu'on a dit vrai, et que l'adversaire a dit faux, on doit, selon l’ordre naturek, louer, blamer, donner le dernier coup de main. 1] faut se proposer d'établir de deux choses l’une : qu'on veut le bien de l'auditeur, ou simplement qu’on est bon ; ou bien que l'adversaire veut son mal, où simplement qu'il est méchant. Nous avons fait connaître les lieux qui servent à faire naître ces dispositions, et nous avons dit. comment on fait paraître les hommes vertueux ou méchants.

ΕΠ. Amplifier et atténuer.

Après cela , une fois la preuve faite , il faut naturellement amplifier ou atténuer; car il faut que les faits soient reconnus avant de discuter leur importance. Duns les corps même, l'accroissement ne peut venir que des qualités qu’ils possèdent déjà.’ - Nous avons fait connaître les lieux de l’amplification et de l'atténuation,

$ II. Émouvoir les passions.

Ensuite, quand la qualité et l'importance des faits sont bien connues, on doit émouvoit les passions de l'auditeur. Ces passions sont , la piété, l'indignation , la colère, la haîne, l'envie, le zèle , l'animosité. Nous avons aussi fait conuaître les lieux qui enseignent à exciter ces passions.

$ IV. Récapitulation.

Il ne reste plus alors qu’à récapituler ce qui a été dit. 1] convient pour cela d'employer le procédé que certains rhé-

390 PHTOPIKH.

ὀρθῶς λέγοντες" ἵνα γὰρ εὐμαθῆ ἧ, κελεύοναι πολλάκις εἰπεῖν. ἐκεῖ μὲν οὖν δεῖ τὸ πρᾶγμα εἰπεῖν, ἵνα μὴ λανθάνῃ περὶ οὗ ἡ χρίσις" ἐνθαυθα δὲ, δ ὧν δέδεικται, κεφαλαιωδῶς. ἀρχὴ δὲ, διότι ἃ ὑπέσχετο, ἀπέδωχεν" ὥστε à τε, καὶ δὲ ὃ, λεχτέον. Λέγεται δὲ ἐξ ἀντιπαραθδολῆς τοῦ ἐναντίου. Παραξαάλλειν δὲ, ἢ ὅσα περὶ τὸ αὐτὸ ἄμφω εἶπον, ἢ μὴ κατ᾽ ἀντιχρύ. « ἀλλ᾽ οὗτος μὲν τάδε περὶ τούτου " ἐγὼ δὲ, ταδὶ, καὶ διὰ ταῦτα.» I] ἐξ εἰρωνείας, οἷον, « Οὗτος γὰρ τάδ᾽ εἶπεν, ἐγὼ δὲ rade. Καὶ αἱ τι ἂν ἐποίει, εἰ τάδε ἔδειξεν, ἀλλὰ μὴ τάδε ; » ἡ ἐξ ἐρωτήσεως" « Τί οὐ δέδεικται; ἢ οὗτος τί ἔδειξεν; » ἢ δὴ οὕτως, ἢ ἐχ πά-΄ ραδολῆς,, ἢ κατὰ φύσιν, ὡς ἐλέχθη, οὕτω, τὰ αὑτοῦ" χαὶ πάλι, ἐὰν βούλῃ, χωρὶς τὰ τοῦ ἐναντίου λόγου. Τελευτὴ δὲ τῆς λέξεως ἁρμόττει ἡ ἀσύνδετος,. ὅπως ἐπίλογος, ἀλλὰ μὴ λόγος ἦ" «εἴρηκα, ἀκηκόατε, ἔχετε, κρίνατε. »

Page 1