‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 241 sur 281 · LIVRE Π|, CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE Π|, CHAPITRE XIX

theurs ont tort de conseiller pour l’exorde. En effet, ils recommandent de répéter souvent. Mais dans l'exorde, il faut annoycer le sujet, afin que l’objet du jagement soit connu, et dans la péroraison, il faut donrier le sommaire des preuves. L'orateur doit commencer par dire qu’il a tenu ce qu'il avait promis ; il doit donc rappeler quelle ehose il a voulu prouver, et quels moyens il a employés. Il mettra ses preuves en regard de celles de l'adversaire ; ou bien il opposerales motifs qu’ils ont fait valoir l’un et l’autre sur le même sujet, ou bien il les rappellera séparément : « Mon adversaire, dira-t-if, a soutenu cela, et moi ceci ; vous connaissez mes raisons. » Il se sérvira de l'ironie: « Voilà ce qu'il a dit, voici ce que j'ai répondu. Qu’aurait-il fait, s’il avait prouvé ceci, et non cela ? » ou de l'interrogation : « Que me reste-t-il à prouver? » ou bien : « Qu'a prouvé mon adversaire? » Il résumera donc ainsi, en opposant preuve à preuve ; ou bien, selon l’ordre naturel que nous avous indiqué, il résumera les siennes, et ensuite, s'il veut , il rappellera à part celles de l'adversaire. IL convient, en terminant, de supprimer les conjonctions, afin que la péroraison né soit pas Le discours même : « J'ai dit, vous avez entendu; vous voilà instruits, jugez{, »

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