LIVRE I, CHAP. X, PAGES
S IV, 1. C’est ordinairement le plaisir que les hommes cherchent dans les actions injustes. Voilà pourquoi Aristote a placé l’énumération des choses agréables dans l’examen qu’il fait du genre judiciaire. M. Havet (Étude sur la Rhélor. d'Arist., p. 51 et süiv.) explique très bien comment Aristote. qui se plaint de la prédilection des rhéteurs pour le genre judiciaire, s’en est occupé luimême avec un soin tout particulier. |
‘ (I, 1. Ce vers pentamètre est encore cité dans la Métaphysiquer : IV, 5, dans la Morale à Eudème, 11. 7, et dans le livre où Plutarque prouve qu’on ne saurait vivre agréablement selon Épicure, ch. 49. On l’attribue à Événus de Paros, poëte élégiaque, maitre de l'historien Philiste. Cependant, le même vers se trouve dans Théognis, v. 470, avec un seul mot changé : Πᾶν γὰρ ἀναγκαῖον χρῆμ ἀνιαρὸν ἔφυ.
61,2. Vers iambique, tiré d’une tragédie d’Euripide, aujourd’hui perdue. Cicéron l’a cité dans un de ses traités philosophiques : Vulgo dicitur, Jucundi acti labores; nec male Eurtpides; concludam, si potero, latine; Græcum enim versum nostis omnes : Suavis laborum est præteritorum memoria.
I, 3. Homère, Odyssée, XV, 390, 400. Ici, comme ailleurs, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, Aristote présente des variantes importantes avec les meilleures éditions des poëmes homériques.
41, 4. Iliade, XVUI, 109.
Φ1, 5. Il est impossible de pousser plus loin la finesse de Panalyse et la délicatesse du sentiment.
ΕἼ, 6. Hiade, XXHI, 108, Cf. Odyssée, LV, 113.
SI, 7. Parole d'Électre à son frère, dans l'Oreste d'Euripide, v. 234. Ar:stôle cite le même vers à la fin du septième livre de la Morale à Nicomaque : « Dieu, dit-il, joait éternellement d'une volupté simple et-pure : car son activité ne s’exerce pas seulement dans le mouvement, elle subsiste ég lement dans Ja plus parfaite immobilité, et ta volépté est plutôt dans le repos que dans le mouvement. Mais notre imperfection est cause qu’en tout le changement a des charmes, comme dit le poële ; car comme l’homme vicieux est inconstant, la nature ellemême a besoin de Changement, parce qu’elle n’est ni simple ni vertueuse,» (Traduction de Thurot.)
$ 1, 8. Pour ces proverbes et d’aûtres semblables, voyez la Morale à Nicomaque, IX, 7. Le proverbe ὡς αἰεὶ τὸν ὁμοῖον est cité avec un léger changement par Théophraste, Caractères, XXIX, p.155 de l'édition Coray.
1,9. Ces vers d’'Euripide se trouvent cités dans les Problèmes, XVI, 6, el dans le Gorgias. Le scholiaste de Platon nous apprend qu'ils étäient tirés d'Antiope, tragédie perdue.
$ 1, 10. Dans la Poétique, on ne trouve qu’une ou deux lignes sur le ridicule, à propos de la comédie.
$ IE, 1. Aristole cite pour exemple les Carthaginois, parce que la Grèce élait loin de Carthage et avait peu de relations avec elle. ἢ |
$ II, 2. Les Mysiens, peuple de l'Asie Mineure, passaient pour des hommes faibles et méprisables. ἢ fallait done être bien lâche pour se laisser dépouiller par-un Mysien. Cicéron, Pro Flacco, XXVIL : Quid porro in græco sermone tam tritim atque celebratum est, quam, si quis despicatui ducitur, ut Mysorum ullimus esse dicatur. Harpocration οἱ Ulpien font remonter ce proverbe à l’époque de Télèphe, et à l'extrême faiblesse où étaient Lombés les Mysiens
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pendant l’absence de ce prince: Démosthène cite ce proverbe dans le Discours sur la couronne. Voyez Érasme, Adag., Chil. I, cent. 6, et les commentaires de Vettori, p. 224. .
{ SIT, 8. L’Athénien Callippe se lia d’amitié avec Dion, pendant le séjour que celui-ci fit à Athènes, et il l’aécompagna dans son expédition en Sicile. Il se brouilla ensuite avec lui, et par ses ca- “Jomnies il le‘rendit suspect aux Syracusains et aux soldats mercenaires qui étaient à la solde de Dion. Pour plus de détails, voyez Plutarque, Vie. de Dion et De la Vengeance tardive des Dieux. Voyez aussi Cornélius Népos, qui donne à Callippe le nom deCallistrate.
$ II, 4. Ænésidème, tyran de Léontium, menagait Pindépendance de quelque ville voisine. Gélon, roi de Syracuse, le prévint en asservissant lui-même le peuple contre lequel allait marcher le tyran de Léontium. Ænésidème lui envoya alors le-prix du cottäbe, parce qu'il se reconnaissait vainco en vigilance. Le jeu du cottabe, d’origine sicilienne,; adopté par les Grecs, consistait à jeter de haut et avet bruit quelques gouttes de vin dans de petits vases placés sur de l’eau, et à les y faire enfoncer, Voyez Athénée, Deiproë., XI et XV, et Pollux, Ohomastic,, VI, 19. Casaubon, dans son commentaire sur Athénée, XV, J, p. 944, pense que le nom du peuple, soumis par Gélon, a disparu du texte d’Aristote, et qu’il faudrait ajouter τινάς aptès ἀνδραποδισαμένω, Cette correction me semble inutile. ᾿
SH, 5. Plutarque rapporte ce mot de Jason dans ses Préceptes sur Fadministration de la république, ch. 56.
… SH, 1. Sophocle, Antigone, v. 455, de l'édition Boissonade, Dans’ Sophocle, au lieu de ζῇ τοῦτον, on lit ζῇ ταῦτα. Aristote a ehangé le nombre pour: mieux rattacher la eitation au texte.
$ 1, 2. Buble écrit Διά τ᾽ ἀπλέτον αὐγῆς, la lumière infinie. J'ai suivi la leçon de Bekker, ἀπλέτου αὖ γῆς, qui.me sémble plus naturelle, et qui est confirmée d’ailleurs-par un vieux manuscrit œité. par Veltori, et par la traduction latine d'Ermolao Barbaro.
61, 3..Le discours messéniaque d’Alcidamas ne nous est point parvenu, Maïs lé sthôlfaste grec nous ἃ conservé la phrase à laqüelle Aristote fait allusion : ἐλευθέρους ἀφῆκε πάντας ὁ Θεὸς, δοῦλον δ᾽ δυδένᾳ ἡ φύσις πεποίηκε, Ruhnkenius, Hist, crit. orat., p. 64, proposedédire Léodamas au lieu d’Alcidamas, mais sans paraître te. nir beaucoup à sa correction. Il nous reste d’Alcidamas deux dissertations, dont une paraît dirigée contre Isocrate. Voyez Spengel, Artium scriplores, p. 174. ;
ΕΠ, 4. Dans l'édition des Deux-Ponts, Buhle a mis αὐτόν au lieu de αὐτός, conjecture qui n'est justifiée ni par les manuscrits, ni par les éditions. Buhle semble ignorer que dans la langue grecque, le pronom, le nom, ou le mot qui en tient la place, se mettent au nominatif, quoique sujets de l'infinitif, toutes les fois qu’ils se rapportent à celui qui fait l’action. 1] est vrai qu’il n’en est pas de même en latin. Ν
SIT, 5. Aristote se souvenait peut-être de cette phrase de Thu-oydide : « Les Corinthiens, invités à s'en rapporter à un jugement au sujet d’Épidamne, ont mieux aimé venger leurs griefs par les armes que par la justice, » Πρικληθέντες γὰρ περὶ Ἐπιδάμνου ἐς κρίσιν, πολέμῳ μᾶλλον ἢ τῷ ἴσῳ ἠδευλήθυσαν τὰ ἐγχλήματα, μετελθεῖν,
(Thucydide, 1,34.)