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LIVRE 1, CHAP. XIV, PAGES

$1,1. Callistrate et Mélanope étaient divisés par la politique. Sur les détails de l'accusation dont parle Aristote, consultez Plutarque, Démosthène; Ruhnkenius, Hist. crit. orat. gr., Ὁ. 140, v. VII des Orat. de Reiske, et le Comment. de Veltori, p. 341.

$ L, 2. Il est ici question de Sophocle l’orateur, qu’il ne faut pas confondre avec Sophocle le poëte tragique. L’orateur Sophocle fut un des dix magistrats élus avant les quatre cents ; il fut aussi un des trente. Voyez une de ses réponses citée par Aristote, Rhéf., ΤΙ, 18.

$ IL, 3. Sturmius remarque, à cette occasion, que le supplice.de la roue, qui n’était connu qu’en Allemagne, fut, de son temps, établi en France. Page 139.

$ 1, 1. P. Faber, De Magg. Rom., dans le Novus thesaurus antiquit. Rom. de Sallengre, tom. If, p. 1163 et suiv., a recueilli un certain nombre d'exemples de l’expréssion τὸ γνώμῃ τῇ ἀρίστῃ. C’est donc à tort que quelques éditeurs d’Aristote ont adopté la leçon τῇ γνώμῃ τῇ ἀρίστῃ, que Bekker a repoussée avec- juste raison.

$ 1, 2. Sophocle, Antigone, vers 454 οἱ 456 de l'édition de Boissonade, J'ai ajouté la traduction du vers suivant à la citation d’Aristote afin de rendre le sens complet.

SI, 3. Quintifien rapporté ainsi le fait : Neque est ignobile* éremplum Megareos ab Atheniensibus, cum de Salamine contenderent, victos Homeri versu, qui lamen ipse non in omni editione reperiretur, significans, Ajacem naves suas Atheniensibus junæisse. Inst. Orat., V, 11. Diogène Laërce (Vie de Solon, p. 17 de l’édit. d'Henri Estienne} rapporte comme un fait reconnu, que le législateur d'Athènes avait ajouté au dénombrement des vaisseaux d’Ajax de Salamine le vers suivant qui est le 557° du deuxième chant de Plliäde : ‘

Les Athéniens concluaient de ce vers qu’au temps de la guerre de Troie Salamine était une dépendance d'Athènes.

Ÿ IL, 4. Périandre, un des sept sages de la Grèce, avait composé un poëme intitulé : ὕποθῆκαι, Préceptes, qui est cité par Diogène Laërce (p.37 de l’édit. déjà citée). Ce poëme avait deux mille vers,

$ 11,5. Critias, l’un des trente tyrans, avait été disciple de Socrate, avec qui il se brouilla plus tard. Thrasybule s'étant emparé du Pirée, Critias alla l'attaquer, et mourut en combattant avec une valeur digne d'une meilleure cause. Quant à Cléophon, on peut voir ce qu’en dit Ruhnkenius, Hist, crit. orat. gr., VIH, Ρ- 128 des Orat. de Reiske. On y trouvera réunis les lémoignaz es d’Isocrate, d’Eschine et de Lysias.

$ 11, 6. Voyez Hérodote, liv. VII, 141, édit, de Wesseling.

SIT, 7. Sturmius commente ainsi cet odieux proverbe ὁ La vieillesse n’a pas longtemps à vivre, donc elle ne peüt longtemps reconnaître le bicenfait ; elle est avare, donc elle n'est pas généreusè; elle est oublieuse, donc elle perd la mémoire du bienfait; enfin elle est soupçonneuse, parce qu ἰὼ a souvent éprouvé la malice des hommes, p. 145.

$ 11,8, Hérodote, I, 155, rapporte que Cyrus, ayant appris sla défection des Lydiens, dit à Crésus : « Il me semble que je suis dans la position de celui qui, ayant tué le père, aurait épargné les enfants. » Philippe, père de Persée, roi de Macédoine, avait souvent ces mêmes paroles à la bouche. Voyez Tite Live, XL, 3.

. $H, 9. Ilest probablèment question ici de Platon, le poëte comique. Valckenaer trouvait dans la citation d’Eubolus la fin d'un vers iambiques il suffit de supprimer la préposition & ; on ἃ ainsi ἐπιλέϑωχεν τῇ πόλει, Eubulus, du bourg d’Anaphiyste, fut le rival de Démosthène, contre lequel il plaida souvent. Ce fut lui qui proposa et fit rendre le décret qui défendait d'appliquer à aucun autre -objet les fonds destinés aux théâtres, décret funeste, que Démo- Sthène attaqua dans sa première Olynthienne.

δ IV, 10. M. Havet signale ce qu’Aristote dit dés: tortures « comme le passage le plus honteux et le plus déplorable de la Rhé: lorique. » A1 approuve l’un des Estienne, Robert 1Π|, qui donna, en 1624, une traduction des deux premiers livres de la Rhétorique, d’avoir ajouté au texte une réfutation énergique de la preuve qu'on pourrait lirer des tortures. Voici ce passage, mprrmé en caractères Îtaliques, Ὁ. 86 verso Οἱ 87 recto : © « Mais si d'aventure élles nous sont contraires et tournent au profict de notre adversaire, nous aurons moyen delesdissoudre et . W’infirmer leur force ;'ét par!er en général contre’ les questions et lortures : comme Sérait Üe rémonstrer, que ceux qui se seritent contraincts ét ‘violentez ne disent’et ne confessent-pas moins’Îlés chôsès faulses que les vrayes : car il ärrive aücunes fois qu’ils en- Ἢ ürent constamment la rigueur des tourniènts, pourne point dé- “couvrir la vérité : comme aussi quelquéfois ils mentent facilement, afin d’estre plus soudainement défivrez de là gesne. Et faut afléguer à ce-propos tous. les æxemples: des choses ainsi arrivées, οἱ

nn κα οὐ ὦ ποι ὦ» δι δδροῦδοι, αὐαι, «αὐ, ὐὐἶιανοι,»..- κ,»».

parvenues à la Cognoissance des juges. Or ce qu'il convient pro- . poser c’est, que les témoignages tirés des tortures ne &ont point cer:

tains ny véritables; attendu que parfois il se trouve des hommes

forts et robustes, lesquels ayant ta peau dure comme pierre ét le

courage fort et puissant, endurent et süppôrtent constamment la ri-

gueur de la gesne; au lieu que les homes timides et appréhénsifs,

avant Que d’avoir veu les torlüres, demeurent incontinant esperdus

et troublez. Tellement qu'il n'y a point de certitude aux ‘témbi-

gnäges tirez des tortures. »

M. Havet ajoute : « On aime à voir ce Français, qui prend tout à coup la parole; pour dire à sa manière.ce que l’auteur gréc n’a pas dit assez fortement à son gré, et pour mieux enfoncer la vérité, au moyen de ses expressions familières:et vives, dans la tête de ses concitoÿens. » (Étude sur la Rhét. d'Arist., p. 71.)

Rétablissons les faits. La protestation de Robert Estienne est tout simplement Ja traduction d’un texte gree, qui ne se trouve pas dans l’édition des Aldes, mais-qu’on peut lire dans la seconde édition de Venise et dans celles de Camotius, de Spire, de Majoragius. Veltori n’a pas admis ce texte, parce qu’il s’y trouve quelques expressions qui ne lui semblent pas appartenir à la langue d’Aristoté, comme, par exemple, λιθόδερμος et ταῖς ψυχαῖς ἄντες; Du νατοί, Ce passage est probablement nne annotation très ancienne qui s’est introduite dans le. texte. On.en trouve la tradaction dans ‘une éxcellente paraphrase: italienne de la Rhélorique, donnée à Venise; en 1574, par Alexandro Piccolomini, p. 103. Le seul mérite de Robert:Estienhe est donc d’avoir inséré dans-sa-traduction un: passage déjà connu, mais supprimé par Vettori, comme appcryple.

M. Havet d’ailleurs, qui ἃ toujonrs tant de goût et Lant de mesure, ne se laisse-t.il pas entraîner par-la générosité de-son :caractère, quand it flétrit avec tant de force l'indifférence d’Ariétote relativement aux {ortures? Aristote se défend lui-même, en détaillant les raisons qu’on peut faire valoir. contre cette espèce de preuve, landis qu’il πὸ Foil qu’indiquer rapidement ce qu'on peut dire pour la faire admettre. De plus, Aristote, vivant dans un temps où l'esclavage était regardé comme un droit naturel, he pouvait avoir sûr la dignité de l’ homme les idées vraies οἱ justes que l'Évangile nous a données.

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