‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 252 sur 281 · LIVRE II, CHAP. V, PAGES · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. V, PAGES

$ 1, 1. Remarquez avec quel soin Aristote emploie les mots abstraits pour désigner un tyran. Il craignait sans doute d’offenser Philippe ou Alexandre. C’est pour le même motif que dans sa Politique, il met la royauté et la monarchie au-dessus même de l'aristocratie, quoique celte dernière forme de gouvernement soit pour lui le gouvernement le plus digne.

$ 1,2. Réflexion bien triste, et dent nous aimerions à contester la vérité, malgré La Rochefoucauld,

$ 1, 1. C’est le reproche qu'Eschine adressa un jour à Démo-

sthène.. Celui qui avait jeté son bouclier ne pouvait] parler au peuple (Eschine, Harängue contre Timarque.) La ‘devise du bouclier de Démosthèrne était Bonne fortune (Plutarque, Vie de Démosthène, ΧΙ.)

61,2. Voyez les Adages d'Érasme, Chil, I, "cent. 9. On appliquait aussi ce proverbe à ceux qui recevaient une rançon des parents pour rendre le corps des ennemis morts sur le champ de bataille. V. Virgile, Éneide, IX et X.

$ I, 3. Rahnkenius (Hist. cri. orat. gr., vol. VIII, Orat. Reisk., p. 150) pense qu’il faut lire ἔπερίδου au lieu de Εὐριπίδου, En effet, c’est l’orateur Hypéride, et non Evuripide, qui fut chargé de diverses ambassades pour la république d'Athènes. Néanmoins le scholiaste a lu Euripide, et voici l’anecdote qu’il raconte à ce sujet : « Euripide ayant élé envoyé en ambassade auprès des Syracusains, pour faire la paix et contracter alliance avec eux, ceux-ci repoussèrent ces propositions. Euripide leur dit alors : « Quand vous n’auriez d’autre motif pour éprouver quelque honte en repoussant ces propositions, que la haute estime que nous vous témoignons, vous, devriez en éprouver du moins par cette considération que c’est la première fois que nous nous adressons à vous. » On ne sait d’où le scholiaste a tiré cette anecdote.

$ IH, 4. Démocrite disait : Le langage est l'ombre de la conduite, λόγος ἔργου σχεή,

$ I, 5. Sur la marge de l’édilion de Venise et de celle d’fsingrinus, on lit : τὰ πρὸς τὴν δόξαν μόνον, celles qui ne sont condamnées que par l'opinion. Quoique cette leçon convienne très bien au sens général du passage, Vettori défend la leçon ordinaire par de très bonnes raisons. (Comment., p. 347.)

6 1V,6. Les Samiens, vaincus par Périclès, se soumirent aux conditions les plus dures (Thucydide, I, 117). Strabon, livre XIV, nous apprend que les Athéniens envoyèrent dans l'île une colonie de deux mille hommes, au nombre desquels se trouvait le père d'Épicure (Diogène Laërce, Vie d’Epicure). Ce partage des terres des Samiens fut regardé comme honteux pour Athènes, puisque locrate essaye, dans son Panégyrique, de justifier ses concitoyens

L’orateur Cydias, qui prononça un discours contre cette confiscation, vivait dans la CVII* olympiade. Voy. Ruhnkenius. Hist. crit. orat, gr., vol. VIII, Orat. Reiskii, p. 153; Vettori, Comment., p. 348, et Schrader, Comment, p. 283. Madame de Staël a dit en parlant des Grecs : « Les Grecs étaient peu nombreux, mais Punivers les regardait. Ils réunissaient le double avantage des petits États et des grands théâtres. Ce qu’ils disaient entre eux retentissait dans le monde. » De la Littérature, c. I.

SIV,7. Il a déjà été question d’Antiphon au chap. ΠῚ du deuxième livre. Denys le Tyran lui ayant demandé dans un repas quel était, suivant lui, l’airain le plus précieux : « C’est celui, répondit Antiphon, qui a servi à faire les statues élevées en l’honneur d’Harmodius et d’Aristogiton. + Cette noble réponse fut la cause de sa mort.

$ 1,1. Le mot χάρις a la double signification de bienfaisance, et de bienfait, comme on le voit dans cette phrase, si toutefois la leçon est bonne, et si χάριν n’est pas une scholie. Car outre qu’il ne convient pas de répéter dans la définition le mot qu’on définit, le verbe ὑπουργεῖν, employé d’une manière absolue et sans complément, signifie aider, venir en aide à quelqu'un.

$ 1, 2. Le mot φορμός signifie nate ou cabas. On ne connaît pas l’histoire à laquelle Aristote fait allusion. Le scholiaste conjecture qu’un homme ayant été enfermé dans le Lycée, on vint à son aide en lui jetant un cabas au bout d’une corde.

411, 3. C'est ainsi que Démosthène soutenait que Philippe devait rendre, ἀποδοῦναι, el non pas donner, δοῦναι, Halonèse aux Athéniens.

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