LIVRE 1, CHAPITRE V
enfin la vertu, "σαὶ comprend la prudence, le courage, la justice et la tempérance. Celui-là se suffirait entièrement à luimême, qui posséderait tous les biens qui sont en nous ou hors de nous, car il n’y en a pas d’autres. Ceux qui sont en nous sont les biens de l’âme ou du corps ; hors de nous, la noblesse, les amis, les biens, l'honneur ; on peut y joindre, à notre avis, le pouvoir et la fortune. A ces conditions, la vie serait exempte d'inquiétude 3.
$ II. Éléments extrinsèques du bonheur, Reprenons maintenant, et définissons chaqne chose en détail. * Une nation, une cité sont nobles, quand elles sont autochthones et anciennes, quand elles ont eu dans l’origine des chefs illustres, desquels sont issus beaucoup d'hommes illustres dans les choses qui excitent l’'émulation. Un particulier est noble par les hommes ou par les femmes, quand il descend légitimement des uns et des autres, et que, de même que pour la cité, ses premiers auteurs se sont fait connaître par leur vertu, leurs richesses, ou par quelqu’autre des choses que les hommes honorent, et quand leur famille compte un grand nombre de personnages illustres, hommes et femmes, jeunes gens et vieillards. On sait ce qu'il faut entendre par l’heureux naturel et le nombre des enfants : pour l'État, c'est une jeunesse nombreuse et bonne ; bonne en ce qui concerne les vertus du corps, telles qu'une grande taille, la beauté, la force, l'adresse dans les combats du gymnase ; la tempérance et la force sont les vertus de la jeunesse : pour un particulier, ce sont des enfants heureusement doués et nombreux, tels que ceux dont nous venons de parler, quel que soit leur sexe. S'agit-il des femmes, les vertus du corps sont la beauté et la taille; celles de l'âme sont la tempérance et l'amour du travail, mais sans bassesse. Un particulier et un État doivent désirer, dans les hommes et dans les femmes, chacune de ces qualités ; car lorsque l'éducation des femmes est mauvaise, comme chez les Lacédémoniens, on n’est, pour ainsi dire, heureux qu'à demi. La richesse comprend l'argent, l'étendue des terres, les domaines; ajoutez-y des meubles, des
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» 1 + , . δ, ΑΝ LR: “Ὁ ‘ πλὼν χτήσεις, καὶ Posenpatuv , rai ἀνδραπόθων, πλήθει χαὶ μεγέθει καὶ χάλλει διαφερόντων. Ταῦτα δὲ πώντα χαὶ ἀσφαλὴ
-. ὩΣ “ νοἱ ΖΕ Ô δὲ » del 1 Q χρῆσιν γίνεται, ὅ τι καὶ ἄξιον. Opos δὲ, ἀσφαλείας μὲν, τὸ ἐνταῦθα vai οὕτω χεκτῆσθαι, ὥστ᾽ ἐφ᾽ αὑτῷ εἶναι τὴν χρῆσιν" τοῦ δὲ οἰκεῖον εἶναι ἢ jun, ὅταν ἐφ᾽ αὑτῷ ἡ ἀπαλλοτριῶσαι" λέγω δὲ ἀπαλλοτρίωσιν, δόσιν καὶ πρᾶσιν. Ὅλως δὲ τὸ πλουτεῖν ἐστὶν ἐν τῷ χρῆσθαι μᾶλλον, ἢ ἐν τῷ κεχτῆσθαι" καὶ γὰρ ἡ ἐνέργειά ἐστι τῶν τοιούτων καὶ ἡ χρῆσις πλοῦτος. Εὐδοξ ia δὲ ΕΖ * € , ᾿ δ “- € pe } δ, # Ω « … ἔστι τὸ ὑπὸ πάντων σπουδαῖον ὑπολαμβάνεσθαι, ἢ τοιοῦτόν τι ἔχειν, οὗ πάντες ἐφίενται, ἢ οἱ πολλοὶ, ἢ οἱ ἀγαθοὶ, ἢ οἱ φρόνεμοι. Τιμὴ δὲ, ἔστι μὲν σημεῖον εὐεργετικῆς δύξης" τιμῶνται δὲ δικαίως μὲν καὶ μάλιστα οἱ εὐεργετηχότες " οὐ μὴν ἀλλὰ τιμᾶται χαὶ ὁ δυνάμενος εὐεργετεῖν. Ἐὐεργεσία δὲ, ἢ εἰς σωτηρίαν, καὶ ὅσα αἴτια τοῦ εἶναι, ἢ εἰς πλοῦτον, ἢ εἴς τι τῶν ἄλλων ἀγαθῶν, ὧν μὴ ῥᾳδία ἡ κτῆσις" ἢ ὅλως, ἢ ἐνταῦθα͵, ἢ ποτέ. Πολλοὶ γὰρ διὰ μικρὰ δοκοῦντα τιμῆς τυγχάνουσιν - ἀλλ᾽ οἱ τόποι καὶ οἱ