LIVRE II, CHAP. XXI, PAGES
$ 1,1. Euripide, Médée, v. 294, 95. Dans les deux vers suivants, au lieu de ἀστῶν, les anciennes éditions ont ἀνδρῶν, Mais ἀστῶν se trouve dans Euripide, dans les manuscrits et dans le scholiaste.
$ I, 2. Ce vers est tiré d’une tragédie perdue d’Euripide, intitulée Sténobée. Aristophane le cite duns ses Grenouilles, en le mettant dans la bouche d'Euripide. Voici en entier la sentence du poële tragique :
Οὐκ ἔστιν, ὅστις πάντ᾽ ἀνὴ edd'armevet" ἃ γὰρ πεφυχὼς ἐσθλὸς οὐκ ἔχει βίον, À δυσγενὴς ὧν πλουσίαν ἄροι πλάκα,
$ 1, 8, Euripide, Hécube, v. 804, 805.
$ IE, 4. Vers de Simonide.'Saint Clément d'Alexandrie nous ἃ conservé le passage entier :
D’après le scholiaste, le vers cité par Aristote était attribué par les uns à Simonide, et par les autres à Épicharme. $ II, 5. Euripide, Troyennes, v. 1050, Le même vers est cité dans la Morale à Eudème, VI, 2, Dans les éditions d’Euripide, on Jit οὐκ ἔστ᾽ ἐραστής.
11,6. L'auteur de cette sentence est inconnu. S IE, 7. Horace a dit: Quid œternis minorem consiliis animum fatigas ? Od., IL, 11.
$ IE, 8. Stésichore employa ce tour énigmatique pour empêcher les Locriens de chercher une mauvaise querelle à leurs voisins. Le sens de ses paroles était que leurs terres seraient ravagées, les arbres coupés, et que les cigales ne trouvant plus de branches pour se reposer, seraient forcées de chanter à Lerre. Aristote remarque, dans son Histoire des animaux, V, 30, qu’il n’y a pas de cigales dans les pays qui n’ont pas d'arbres. Démétrius de Phalères (Περὶ Épunvsias, p. 95) cite le mot de Stésichore, en l’attribuant à Denys de Syracuse.
$ LIN, 9, Homère, Jliade, XIE, 243. Nous trouvons dans Cicéron une parole semblable à celle que prononce Hector. Quintus Fabius Maximus, augur c:m esset, dicere ausus est : optimis auspi- .cis ea geri, quæ pro reipublicæ salute gererentur; quæ contra rempublicam fierent, contra auspicia fieri. (De la Vieillesse, IV.) $ IE, 10. Parole d'Hector (Homère, {liade, XVIH, 309). SIL, 11. Saint Clément d'Alexandrie attribue ce vers à un ancien poëte épique nommé Stasinus. Euripide a développé la même idée : Καὶ γὰρ ἄνοια μεγάλη λείπειν ᾿ ἐχθροὺς ἐχθρῶν, ἐξὸν κτείνειν, Καὶ φίθον οἴκων ἀφελέσθαι, (Andromaque, v. 517 οἱ 544.)
SLI, 12. Ce qui signifiait chez les Grecs, mauvais voisin. Ce proverbe commença à courir lorsque les Athéniens, arrivés à Samos, en bannirent les anciens habitants. On peut comparer à ce proverbe un passage d'Éginhart (Vita Caroli Magni, XVI, sub fine) : Erat semper Romanis et Græcis Francorum suspecta potenlia, unde et illud græcum exstat proverbium : Τὸν Φραγκὸν φίλον ἔχῃς, γείτονα οὐχ ἔχῃς.
$ 1,1. Allusion à un passage d’Euripide :
Οἱ γὰρ ἐν σοφοῖς Φαῦλοι παρ᾽ ὄχλῳ μουσικώτεροι λεγεῖν, (Hippolyte, ν. 994-95, édition Zimmermann.)
« Ceux que les sages méprisent parlent à la foule un langage plus harmonieux. » Paroles d'Hippolyte à son père Thésée. Plutarque les cite, Sur l'éducation des enfants, XVI, et Amyot les traduit ainsi :
Langue je n’ai diserte et affilée
Pour haranguer devant une assemblée :
Mais en petit nombre de mes égaux,
C’est là où plus à deviser je vaux :
Car qui sçait mieulx au gré d’un peuple dire, Est bien souvent entre sages le pire.
$ IT, 2. Voyez le Panégyrique d’Isocrate.
$ IT, 3. Sur la conduite des Athéniens contre ces deux peuples, voyez Thucydide, liv. IT, et Diodore de Sicile, liv. XHI.
$ II, 4. Il est ici question de la doctrine des topiques en général, et non des livres où Aristote l’a développée. Voyez cependant ce que notre auleur dit dans les Topiques, I, 12, 13 et 14.
11, 5. Fils de Neptune, tué par Achille. Voyez Pindare, Olympiques, IL, v. 147, édition Boissonnade, et Ovide, Métamor- . phoses, XII.
Ô I. 1. Le Messéniaque est un discours d’Alcidamas d'Élée, disciple de Gorgias. Aristote le cite, Rhét., 1, 13. Le scholiaste dit qu’Alcidamas était de Lacédémone, et que cependant il soutenait la cause des Messéniens.
SI, 2. Le scholiaste attribue ces vers à Euripide ; mais les trois derniers ne sont pas la suite des premiers.
$ I, 8. Aristote appelle cas semblables ou iermes conjugués les mots qui, ayant la même racine, ne diffèrent que par la terminaison, comme juste, justice, justement. Les choses que ces mots désignent sont appelées paronymes dans la prothéorie des Catégories.
II, 4. Théodecte, orateur et poëte tragique, remporta treize fois le prix de la tragédie. 11 était de la ville de Phasélis en Lycie.
$ I, 5. Nicanor fut, après la mort d'Alexandre, gouverneur d’une partie de la Macédoine. Il voulut subjuguer la Grèce, mais il fut tué par ses parents. Il paraît que, dans une de ses ambassades, Démosthène avait eu des relations avec les assassins de Nicanor. L’orateur Hypéride avait intenté une accusation contre Démosthène. L’orateur Dinarque parle aussi des rapports de Démosthène avec Nicanor.
III, 6. 1] s’agit d’Euphron, exilé thébain, tué par ses compatriotes, au moment où il essayait de s'emparer du pouvoir à Thèbes (Xénophon, Helléniques, VIL, p. 630, édit. Leunclav).
$ IV, 7. Ces vers sont tirés d’une tragédie perdue d’Euripide, intitulée Méléagre. Ils sont adressés par ΟΕ πόθ lui-même, ou par un autre personnage, à Althée, pour la consoler de la mort de Toxée et de Plexippe, ses frères. Ovide a presque traduit ces deux vers:
An felixæ OŒEneus nato victore fruetur ? Thestius orbus erit? melius lugebitis ambo.
(Métam., VII, 42, 43.)
Thestius était père d’Althée, et des deux princes tués par Mé-
léagre.
IV, 8. Thésée avait enlevé Hélène avant que Päris no le fit. Castor et Pollux, frères d'Hélène, avaient enlevé Phœbé et Élaire, filles de Leucippe.
V, 9. Le discours d’Iphicrate, aujourd’hui perdu, était intitulé Περὶ τῆς ἰφικράτου εἰκόνος πρὸς Ἁρμόδιον, Plutarque et d’autres écrivains l’attribuent à tort ἃ l’orateur Lysias. Voyez, sur Iphicrate, Muret, Var. Lect., VIN, 22, Taylor, Ad Lysiæ fragmenta, p. 637, et Ruhnkenius, Hist. crit. orat. gr. Orat. Reiskii, vol. VII, p. 139. Cet Harmodius, contre lequel parla Iphicrate, descendait du célèbre Harmodius,
$ VI, 10. Le discours d’Iphicrate contre Aristophon avait pour titre Περὶ προδοσίας, Quintilien cite ce passage du discours d’Iphicrate, Institutiones oratoriæ, IV, 12. Le scholiaste lit Antiphon au lieu d’Aristophon. Vater et Bekker placent un point après Τεύχρῳ, et font rapporter le relatif ᾧ ἃ τρόπος, leçon que j’ai suivie.
$ VIT, 11. Allusion à l’accusation portée contre Socrate. Voyez Platon, Apologie de Socrate, et les Topiques, 1, 2, sur le sens que Xénocrate donnait au mot δαίμων,
$ VIS, 12. Citation du discours d’Iphicrale, dont il est question un peu plus haut.
$ VII, 13, Exemple tiré du discours de quelque sophiste, qui cherchait à justifier Päris, en disant qu’il n'avait aimé qu’une seule femme, et qu’on ne pouvait par conséquent l’accuser d’intempérance.
VII, 14. Muret a effacé ces mots, prétendant que c'était une glose. Voyez néanmoins les Topiques, 11, 3. En géométrie, le contraire du droit est le courbe ; en morale, c’est l’inique.
IX, 15. Sur la division, voyez Aristote, Premiers analytiques, 1, 31; Topiques, If, 2, II, 6; Ahét., I, 10.
SX, 16. Femme de Pile de Péparèthe, une des Cyclades. Elle plaidait sans doute pour une question de paternité.
$ X, 17. Est-ce une citation de quelque ouvrage perdu de Théodecte, oraleur et poëte tragique, l'élève familier et le collaborateur d’Aristote ἢ
$ XI, 18. Autoclès, fils de Strombichidas, qui fut mis à mort par les Trente, fut envoyé à Lacédémone par les Athéniens, pour y traiter de la paix. Xénophon l'appelle un orateur très disert, μάλα δοκῶν ἐπιστρεφὴς δήτωρ εἶναι (Hellén., VI, 3). Mixidémide ne voulant pas plaider devant l’aréopage, Autoclès, qui l’accusait, lui opposait l’exemple des vénérables déesses, des Euménides, qui, dans la cause d'Oreste, avaient comparu devant ce tribunal,
XI, 19. Xénophon, qui rapporte ce fait au quatrième livre des Helléniques, met Agésipolis à la place d'Hégésippe. Portus (François), se fondant sur quelques passages de Plutarque, propose de lire Agésilas (Comment. ad Rhet., p. 254). J'ai suivi la leçon de Buhle et de Bekker, qui n'ont pas voulu changer le texte d’Aristote.
XI, 20. Isocrate a écrit un discours en l’honneur d’Évagoras, roi de Salamine, dans l’île de Chypre, père de Nicoclès.
XII, 21. Voyez Topiques, IL, 4, et De l'Ame, I, 3.
XIII, 22. Ce rhéteur était d'Athènes, et disciple de Platon. Aristote, en disant καὶ τἄλλα, fait allusion aux lieux qu’il à traités, liv. IE, chap. 19.
ἢ XIV, 23. Beaucoup d'éditions portent τὸ ἕλαιιν au lieu de τὸ ἕλος, acheter l'huile et le sel. C’est le sens adopté par Érasme, Adag. Chil. I], Cent. VI, 25. Aristote parle ici des choses qui semblent bonnes ou mauvaises, suivant l'opinion qu’on s’en fait. Acheter le marais et le sel est une chose à la fois bonne et mauvaise : bonne puisqu’on achète le sel, mauvaise puisque le sel est encore mêlé à toutes les impuretés du marais, puisque le sel n’est pas encore épuré. Ce proverbe répond au proverbe italien, comprare il miele colle mosche, achetet le miel avec les abeilles.
Ÿ XIV, 24, Alessandro Pallavicini traduit très bien βλαίσωσις par le proverbe italien gambe di lacerta, jambes de lézard.
Ÿ XVI, 25. Démosthène parle de Strabon, dans son Discours contre la loi de Leptine, \ 69.
( XVII, 26. Ces mots de Xénophane semblent s’adresser à Hésiode et aux poëtes qui ont écrit sur la théogonie. Comparez un
passage de Plutarque sur les conseils que Xénophane donnait aux Égyptiens, De la superstition, 34.
$ XVII, 27. Cet exemple est probablement tiré du discours que Théodecte avait composé pour la défense de Socrate.
6 XVIII, 28. Cet enthymème est tiré d’un discours de Lysias aujourd’hui perdu, et dont Denys d’Halicarnasse cite un fragment dans la Vie de Lysias, sub fin. Le texte de Denys pourrait servir à corriger la phrase que cite Aristote, mais comme notre auteur cite souvent de mémoire, nous avons dû respecter la citation.
$ XIX, 29. Vers d’un étiblasirin: César au député des Helvétiens : Consuesse deos immogtales, quo gravius homines ex commutatione rerum doleant, quos pro scelere eorum ulcisci velint, his secundiores inierdum res, et diuturniorem impietatem concedere (De Bel. Gal., I, 14). Claudien, in Rufinum : Tolluntur in altum, ut casu graviore ruant.
$ XX, 30. Pamphile fut disciple de Platon. Cicéron dit qu'Épicure avait été son élève à Samos (De Nat. Deor., I, 26). Sa Rhétorique était peu estimée, comme le prouve le passage d’Aristote. Cicéron n'en faisait pas un grand cas. Dans le De Orat., IL, 21, Crassus s’exprime ainsi : Pamphilum nescio quem sinamus in infulis tantam rem, tanquam pueriles delicias aliquas depingere. Ce dernier mot fait allusion au talent que Pamphile avait pour la peinture (Pline, Hist. nat., XXXV, 10). Voyez Suidas, au mot Πάμφίλος.
$ XXI, 31. Un des accusateurs d’Alcibiade, dans 1᾿ αἴὔαϊγε des Hermès. Il fut mis à mort par les partisans de Pisandre, qui redoutaient son ascendant sur le peuple (Thucydide, VIII, 65).
$ XXI, 32. On sait qu’en Provence on conserve les olives dans l'huile, après leur avoir fait subir une certaine préparation.
$ XXVI, 38. Plutarque, de la Superstition, 34. Xénophon fit cette réponse, non aux Éléates, mais aux Égyptiens; il était question, non de Leucothée, mais d’Osiris.
$ XXVIL, 34. Aristote parle dans la Poétique, XVI, du Thyeste de Carcinus; il parle encore de ce poëte, XVII. Carcinus était d'Athènes, et contemporain de Philippe, roi de Macédoine.
FXXVIL, 35. ἢ est ici question de Théodore de Byzance, et non dé Théodore de Cyrène, qui est ün des interlocuteurs du Théétète de Platon. Théodore de Byzance est appelé par Socrate λογοδαίδαλος (Platon, Phèdre). Cicéron dit qu’il était plus subtil, mais plus sec que Lysias (Brutus, 12). Aristote en parle dans tes ane des sophistes, IL, 8.
- $ XXVIL, 36. On m’excusera de n'avoir pu‘tradüire ces ie grammes étymologiques.
$ XXVIH, 37. Il est ici question de l'historien Hérodicus, et non dHérodicus de Thrace, dont Aristote a déjà parlé, Rhét.,1, 5. Thrasymaque et Polus, sophistes célèbres.
$ XXVIII, 38. Sur la sévérité des lois de Dracon, voyez Aris= tote, Polit., 11, 10; Aulu-Gelle, Nuits atiques, XI, 18; Plutarque,
τ΄ Solon, 25.
XXVIIL, 39. Euripide, Tioyennes, 990.
$ XXVIHII, 40. Chérémon, poëte tragique, fut, dit-on, die de Socrate (Athénée, Deipnos, II, au commencement). Voyez, sur Chérémon, Suidas, qui l’appelle poëte comique, et.Aristote, Rhét., ΠῚ, 12, et Poët., 24,