‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 269 sur 281 · LIVRE INT, CHAP. VIII, PAGES · texte numérisé non relu

LIVRE INT, CHAP. VIII, PAGES

SI, 1, Comparez Longin, Fragments 11 et III, pp. 65 et 66 de l'édition donnée par M. Egger, et les Problèmes, x1x, 38.

444 NOTES DU LIVRE ΠῚ, Ÿ I, 2. Mémeobservation dans le chap. 1v de la Poétique,

SIT, 3. Malgré l'autorité de Bekker, je rétablis la négation οὐ devant λεχτικός. Vetlori adopta cette leçon, se fondant sur ün passage de Démétrius de Phalère, ὃ 42, qui reproduit probablement le téxte d'Aristole : ὁ μέν ἡρῶος σεμνὸς καὶ du λογοκὸς ἀλλ᾽ ἠχώδης, Le sens de λεχτικός est d’ailleurs fixé par un passage de la Poétique, iv, ou les jambes sont appelés λεχτιχοὶ, parce qu’il nous échappe un grand nombre de vers fambiques dans la conversalion ordinaire, tandis qu’on fait peu d’hexamètres, et seulement en sortant du ton familier; ἐξάμετρα 8ὲ ὀλιγάκις, καὶ ἐκθαίΐνοντες τῆς λεκτικῆς ἀρμονίας. Ainsi σεμνὸς et λεχτικύς sont opposés entre οὐχ, δὲ Aristote n’a pu s’en servir pour qualifier le vers héroïque. Cf. Poétiqué, ΧΧΙΥ͂, et Horace, Art poét. v. 78 et suiv.

I, 4. κορδαξ, κωμικῆς ὀρχήσεώς ἐστιν εἶδος (Harpocration). Le tétramètre, composé de huit pieds, et surtout le trochaïque tétramètre, convenait à la danse, à cause de sa longueur qui était favorable à la variété des gestes, et de la rapidité du trochée μῶν précipitait les mouvements.

Δ 1Π|, 5. Voyez plus haut, livre ΠῚ, 1, notes.

$ II, 6. Deux brèves égalent une longue, qui renferme ‘deux temps dans une même syllabe, la brève représentant l'unité de temps. Dans lé pied héroïque, c’est-à-dire dans le dactyle ou dans le spondée, le rapport est de un à un, parce qu’on y compare deux quantités équivalentes, une longue à deux brèves. ou à une autre longue. Dans l’iambe et dans le trochée, on compare une longue, c'est-à-dire deux brèves à une brève; le rapport est donc de deux à un. Dans le Pæan, composé d’une longue et de trois brèves, on compare les deux brèves, représentées par la longue , aux trois autres brèves. Le rapport est donc de deux à trois, ou sesqui-altère, c’est-à-dire que la seconde quantité renferme la première, plus la moitié. Cicéron, Orator, 56, appelle le Pæan sesquiplex.

$ II, 7. Ces deux exemples sont tirés de poëtes inconnus.

ΝΠ, 8. Le pæan final se trouve assez souvent à la fin des périodes d’Isocrate, γενομένους, γενομένην, Le Panégyrique commence par un pæan : Πολλάκις ἐθάυμασα. .

$ 1,1. « L’oraison est une de deux manières: ou bien elle désigne une seule chose, ou bien elle en réunit plusieurs par des conjonctions. Ainsi, Iliade est une par des conjonctions, la définition del’homme est unepar l’unitéde l’objet exprimé.» (Arist., Poët, xx, trad. de M. Egger, p. 365.). C’est la doctrine qu’on retrouve dans le Traité du langage et que commente Ammonius dans un passage d'où M. Ritter conclut à tort contre l’authenticité de ce chapitre. (Egger, p. 458.)

1,2. Platon, dans le Protagoras, se sert du mot συνεστραμμένον pour exprimer, sinon la mème idée, du moins une idée analogue βραχὺ καὶ συνεστραμμένον, ὥσπερ δεινὸς ἀχοντιστής : il jelle un mot court, serré et plein de sens, tel qu’un trait lancé d’une main habile. » (Trad. de M. Cousin, tom. ΠῚ, p. 83.)

41, 3. Hérodote était d'Halicarnasse. Aristote l'appelle le Thu rien, parce qu’il alla, avec d’autres colons, s’établir à Thurium, en Italie (Strabon, liv. XIV, p. 656 de l’édit. de Paris, 1620, in-fol.). Voyez aussi. Plutarque, Du bannissement ou de l'exil, xxxrv, et une inscription rapportée par Étienne de Byzance, au mot Θούριοι,

$ 1, 4. Voyez, sur la diction qu’Aristote appelle ἑιρομένην, une excellente note de Vater, Animadv. et Lect,;, p. 159.

δ 11,5. M. Havet a donné un ingénieux commentaire de la définition de la période par Aristote, Étude sur la Rhét. d’Arist., p-111 et saiv. Nous ne saurions trop recommander la lecture de cet excellent ouvrage à ceux qui aiment Aristote et qui veulent le

‘comprendre,

$ 11, 6. Ces iambes sont pris du Méléagre d’Euripide, et non de Sophocle, comme l’ont remarqué le Scholiaste et Lucien, Opp., tom. Hl, p. 435, éd. Reitz, Amsterdam, 1743. Aristote a manqué de mémoire et confondu les vers d'Euripide avec le début du Philoctète de Sophocle, qui commence à peu près de même ; ou bien les copistes ont manqué d'exactitude. Le vers d'Euripide n'est

équivoque pour le sens, que lorsqu'il est séparé du suivant, qui nous a été conservé par Lucien :

Ἐν ἀντιπόρθμοις mavr' ἔχουσ᾽ ἐυδαίμονα,

Le Scholiaste en ajoute trois, que M. Minoïde-Mynas regarde comme inédits :

$ I, 7. Il y a eu deux poëles de ce nom. Le premier, dont parle Suidas, vivait vers la Lxv° olympiade, et avait composé des vers héroïques et des épigrammes ; le second, suivant Fabricius, neveu du premier, fit des innovations au rhythme des dithyrambés. Ïl vivait vers la Lxxx' olympiade. Cest à celui-ci que Démocrits appliquait le distique suivant, dont le premier vers est pris d’Hé siode.

IV, 8. Ces exemples, et les suivants, sont tirés du Panégyriqué d’Isocrate. En ne citant que lui, Aristote paraît la considérer comme un modèle, sans mêler à cet hommage aucune restriction.

S IV, 9. Pitholaüs et Lycophron étaient frères de l'épouse d'Alexandre, tyran de Phères, Voyez Diodore de Sicile, xvt, 14, οἱ Plutarque, Pélopidas.

6 V, 10. Homère. Iliade, 1X, 526.

ΕΥ̓, 11. Le texte de ce passage est tellement altéré, qu’il est impossible de le traduire d’une manière satisfaisante.

$ V,12. Cet ouvrage, dans lequel Aristote avait recueilli les préceptes des rhéteurs qui l'avaient précédé, est aujourd'hui perdu. Nous en avons probablement l’abrégé dans la Rhétorique à Alexandre,

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