LIVRE I, CHAPITRE Υ
$ ΠΙ. Éléments intrinsèques du bonheur.
La santé est une vertu du corps; elle consiste à ne pas être malade, quand on use du corps selon ses fonctions ; car beaucoup se portent bien à la manière d’'Hérodicus, et personne n’envierait une santé qui force à s’abstenir de tout ou presque tout ce qui conyient à l’homme 5. La beauté est différente selon les âges. Dans le jeune homme, la beauté consiste à avoir un corps propre à tous les exercices de la course et de la lutte, agréable et faisant plaisir à voir ; c’est pourquoi les athlètes du pentatble sont les plus beaux, parce qu'ils sont à la fois agiles et vigoureux. Dans l’homme fait, le corps doit être propre aux fatigues de la guérre, et unir la grâce à un air qui inspire lt crainte. Dans la vieillesse, ildoit suffire aux travaux nécessaires, etne déplaire par aucune de ces infirmités qui affligeut les vieillards. La force consiste dans le pouvoir d’ébranler son adversaire comme on veut; pour cela il faut, ou le tirer à soi, ou le pousser, ou le soulever, ou le terrasser, ou l’étreindre. On est fort, quand on l’ést dans tous ou dans quelqu'un de ces mouvements. La taille est belle, quand on surpasse la plupart des hommes en hauteur; en profondeur et en longueur ; mais il ne faut pas que l’excès de ces qualités rende les mouvements plus lents. Le corps est heureusement disposé pour les combats du gymnase, quand il réunit la grandeur, la force et l’agilité; car être agile, é’est être fort. En effet, l’athlète peut-il mouvoir ses jambes d’une certaine manière, et faire des pas rapides et longs, il est propre à la course ; peut-il élreindre son adversaire et le contenir, il réussira dans la lutte, et s’il peut le pousser à coups de poings, dans le pugilat; s’il excelle dans ces deux exercices , qu’il se destine au pancrace, et si dans tous, au peñtathle. La vieillesse est heureuse quand elle vient lentement et sans incommodité; car elle n’est pas heureuse, si elle vient vite, ou si, venant avec une lenteur insensible, elle est affligée d'incommodités: Cela dépend à la fois de la constitution et de la fortune ; car celui qui n’est pas exempt de maladie, et qui manque
μείνειεν ἄν. ἔστι dé τις καὶ χωρὶς ἰσχύος καὶ ὑγιείας ἄλλη δύναμις μαχροδιότητος" πολλοὶ γὰρ ἄνευ τῶν τοῦ σώματος ἀρετῶν μακρόδιοί εἰσιν. ἀλλ᾽ οὐδὲν ἡ ἀχριξολογία χρήσιμος ἡ περὶ τού-
Δ΄, Πολυφιλία δὲ καὶ yonsropÜix οὐκ ἄδηλα, τοῦ φίλου ὡρισμένου, ὅτι ἔστιν ὁ τοιοῦτος φίλος, ὅστις, ἃ οἴεται ἀγαθὰ PE ὌΝ jt» > 2 “ T M = ᾿ εἶναι ἐχείνῳ, πρακτικός ἐστιν αὐτῶν δὲ ἐκεῖνον" © δὴ πολλοὶ
᾿ Rens ΝΗ τοιοῦτοι, πολύφιλος" ᾧ δὲ καὶ ἐπιεικεῖς ἄνδρες, χρηστόφιος. Εὐτυχία δὲ ἔστιν ὧν ἡ τύχη ἀγαθῶν αἰτία, ταῦτα γίγνεσθαι καὶ ὑπάρχειν, ἢ πάντα, n τὰ πλεῖστα, ἢ τὰ μέγιστα. Αἰτία δ᾽ ἐστὶν ἡ τύχη, ἐνίων μὲν ὧν καὶ αἱ τέχναι, πολλῶν δὲ χαὶ ἀτέχνων, οἷον ὅτων ἡ φύσις" ἐνδέχεται δὲ καὶ παρὰ φύσιν εἶναι" ὑγιείας * * La LR Le! nt , μὰ 21) La χ μὲν γὰρ, τέχνη αἰτία" κάλλους δὲ καὶ μεγέθους, φύσις. Ὅλως δὲ, τὰ τοιαῦτα τῶν ἀγαθῶν ἐστιν ἀπὸ τύχης, ἐφ᾽ οἷς ἐστιν ὁ » 7 (ss φθόνος. Es δὲ καὶ τῶν παραλόγων ἀγαθῶν αἰτία τύχη" οἷον, εἰ οἱ ἄλλοι αἰσχροὶ ἀδελφοὶ » 0 δὲ καλός" ἢ οἱ ἄλλοι μὴ εἶδον τὸν δ.“ ν᾿ δ᾽ Ἢ ων Ὁ ΣΡ ΑΝ ne δὼ νι 1 ἕλος ’ Θησαυρὸν, ὁ δ᾽ εὗρεν" ἢ εἰ τοῦ πλησών ἔτυχε τὸ βέλοξ, τούτου δὲ μή" ἢ εἰ μὴ ἦλθε μόνος, ἀεὶ φοιτῶν" οἱ δὲ ἅπαξ ἐλθόντες, διεφθάρησαν" πάντα γὰρ τὰ τοιαῦτα, εὐτυχήματα δοχεῖ εἶναι, Περὶ δὲ ἀρετῆς, ἐπείπερ οἰχειότατος ὁ περὶ τοὺς ἐπαίνους τόπος, 1 ΄ , ᾿ , ΄ A ᾿ ὅταν περὶ ἐπαίνου ποιώμεθα τὸν λόγον, τότε διοριστέον. {dy μὲν - = ” e οὖν δεῖ στοχάζεσθαι προτοέποντας, ὡς ἐσομένων h ὑπαρχόν-τ ᾿ * , των, Hal ὧν ἀποτρέποντας, φανερόν" τὰ γὰρ ἐναντία τούτων