‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 38 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE VIL

diatement la santé, mais la santé ne suit pas immédiatement la vie; la science vient après l'étude; voler est contenu en puissance dans voler des choses sacrées, car celui qui vole des choses sacrées pourra aussi bien voler autre chose. Les biens qui surpassent un même bien en ce qu’il a de plus grand, sont plus grands que ce bien lui-même, puisqu'ils surpassent nécessairement ce qu'il y a de plus grand en lui. Les choses qui produisent un plus grand ‘bien sont aussi plus grandes, car c’est tout comme si elles produisaient une chose plus grande. 11 en est de même de celles qui sont produites par une cause plus grande; par exemple, si ce qui produit la santé est un bien plus désirable et plus grand que ce qui produit le plaisir, il suit que la santé est un bien plus grand que le plaisir. Ce qui est désirable pour lui-même est plus grand que ce qui ne l’est pas pour lui-même ; ainsi la force est un bien plus grand que ce qui produit la santé ; car ceci n’est pas désirable pour lui-même, tandis que la force l’est, et c'est en cela, avons-nous dit, que consiste le bien. La fin est un bien plus grand que le moyen; celui-ci n’est pas comme celle-là, désirable pour lui-même : par exemple, on ne fait de l'exercice que pour acquérir une bonne constitution. Une chose est plus grande quand elle a moins besoin d’une ou de plusieurs autres, car elle se suffit plus facilement ; ce qui arrive quand elle a besoin de choses moindres ou plus faciles. Quelquefois une chose ne peut ni être ni arriver sans une autre qui est indépendante d'elle ; dans ce cas, celle qui est indépendante se suffit plus facilement, et semble être un plus grand bien. Ce qui est principe est plus grand que ce qui ne l’est pas ; et pour la même raison, ce qui est cause est plus grand que ce qui n’est pas cause ; car, sans principe et sans cause, rien ne peut, ni être, ni arriver. Supposons deux principes : ce qui vient du plus grand est plus grand; deux causes : ce qui vient de la plus grande est plus grand. Réciproquement, de deux principes, celui-là est plus grand qui produit la plus grande chose; et de deux causes, celle-là est plus grande qui prodait le plus grand effet. Il est évident d'après cela qu'une chose peut être plus

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τέλος, μεῖζον, καὶ οὐκ ἀρχή. ὥσπερ à Λεωδάμας κατηγαρῶν ἔφη Καλλιστράτου, τὸν βουλεύσαντα τοῦ πράξαντος μᾶλλον ἀδὲχεῖν " οὐ γὰρ ἂν πραχθῆναι, μὴ βουλευσαμένου. Παλιν δὲ καὶ Χαδρίον, τὸν πρᾶξαντα τοῦ βουλεύσαντος " οὐ γὰρ ἂν γενέσθαι, εἰ μὴ ἦν ὁ πράξων " τούτου yao ἕνεκα ἐπιδουλεύουσιν, ὅπως πράξωσι. Kai τὸ σπανιώτερον τοῦ ἀφθόνου " οἷον, χρυσὸς σιδήpou , ἀχρηστότερος ὥν" μεῖξον γὰρ ἡ κτῆσις, διὰ τὸ χαλεπωτέραν εἶναι. ἄλλον δὲ τρόπον, τὸ ἄφθονον τοῦ σπανίου, ὅτι ἡ χρῆσις ὑπερέχει" τὸ γὰρ πολλάκις τοῦ ὀλιγάκις ὑπερέχει" ὅθεν λέ--

Καὶ ὅλως τὸ χαλεπώτερον τοῦ ῥάονος" σπανιώτερον γάρ. HE «. , ts - , τ ε ΄ Δλλον δὲ τρόπον, τὸ ὑᾷον τοῦ χαλεπωτέρον' ἔχει γὰρ, ὡς βουλό-μεθα. Kai ᾧ τὸ ἐναντίον μεῖζον. Καὶ οὗ ἡ στέρησις μείζων. Καὶ ἀρετῇ μὴ ἀρετῆς, καὶ καχία μὴ κακίας μείζων" τὰ μὲν γὰρ, τέλη" τὰ δὲ, οὐ télr. Καὶ ὧν τὰ ἔργα καλλίω ἡ αἰσχίω, μείζω αὐτά. Καὶ ὧν αἱ καχίαι καὶ αἱ ἀρεταὶ μείζους, καὶ τὰ ἔργα PE PAP € t'y , εν ᾿ PS δ δύο ς μείζω" ἐπείπερ, ὡς τὰ αἴτια καὶ αἱ ἀρχαὶ, καὶ τὰ ἀποβαίνοντα Γ 1 + , " ᾿ # ῃ € + ! DES e nai ὡς τὰ ἀποξαίνοντα, καὶ τὰ αἴτια καὶ αἱ ἀρχαί. Καὶ ὧν ἡ | des ᾿ ΡΞ, , a nr 1 + ξῶς δρᾶ € ΄ ὑπεροχὴ αἱρετωτέρα ἢ καλλίων" οἷον, τὸ ἀκριξῶς ὁρᾷν, αἱρετώ- Ν᾿ -.» , ὡ Η ἃ ᾿ » . » , γῆ 4 μ ἊΨ τερον τοῦ ὀσφραίνεσθαι" χαὶ γὰρ ὄψις ὀσφρήσεως, καὶ τὸ qu etai ἵναι τοῦ φιλοχρήματον μᾶλλον κάλλιον" ὥστε καὶ φιλεταῖρον ε (ρήμ.

λεταιρία φιλοχρηματίας. Kai ἀντικειμένως δὲ, τῶν βελτιόνων

αἱ ὑπερβολαὶ βελτίους, καὶ καλλιόνων καλλίους. Kai ὧν αἱ

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