LIVRE I, CHAPITRE VII
il suit que l'amitié est préférable à l'avarice ; et par contre, plus une chose sera bonne ou honnête, plus l'excès en sera bon ou honnête. Les choses sont d'autant plus belles et bonnes qu’elles excitenten nous des passions plus belles et plus honnêtes ; car les désirs grandissent avec leur objet; et, pour la même raison, les passions sont d’autant plus belles et honnêtes, qu’ellesont un objet plus beau et plus honnête. Plus les sciences sont belles et estimables, plus leur objet est beau et estimable ; car telle est la science, telle est la doctrine, chaque science donnant des préceptes qui lui sont propres ; et par analogie, plus l’objet d'une science est estimable et honnête, plus la science est estimable et honnête.
$ IL. Raisons tirées de l'opinion des hommes.
Un bien qui serait ou qui a été jugé plus grand par les sages, ou par tous, ou par plusieurs , ou par la plupart, ou par les plus considérables, st nécessairement tel, sans qu’on ait à recher- ὑ cher s’ils ont jugé simplement ou en tant que sages. On peut en dire autant du reste : la nature, la quantité, la qualité des choses, sont telles que les définiraient la science et la sagesse. Mais nous avons parlé des biens ; et nous ayons dit que le bien est ce que préféreraient tous les êtres, s’ils avaient la sagesse en partage; il est donc évident que si la sagesse accorde la supériorité à un bien, c’est qu'il est réellement plus grand. Ajoutons aux choses préfèrables celles que possèdent les hommes meilleurs, ou simplement, ou en tant que meilleurs ; ainsi le courage est au-dessus de la force : et aussi celles que choïsirait un homme meilleur, ou simplement, .ou en tant que meilleur ; ainsi il vaut mieux souffrir l'injustice, que la faire; car c’est le parti que prendrait celui qui aurait plus de justice 4. Ce qui est plus agréable est préférable à ce qui l’est moins; le plaisir, en effet, est poursuivi par tous les êtres, et il est recherché pour lui-même, conditions que nous avons posées en définissant le bien et la fin. Une chose est plus agréable, quand elle cause moins de peine, et qu’elle est agréable plus longtemps. Ce qui est plus beau est préférable à ce qui l’est moins ; car le beau est, ou bien l’agréable, ou le .
66 PHTOPIKH.
ἧττον καλοῦ" τὸ γὰρ καλόν ἐστιν, ἤτοι τὸ ἡδὺ, ἢ τὸ καθ᾽ αὑτὸ ἀΐρετόν. Καὶ ὅσων αὐτοὶ αὑτοῖς ἢ pots βούλονται αἴτιοι εἶναι μᾶλλον, ταῦτα μείζω ἀγαθά" ὅσων δὲ ἥχιστα, μείζω χακά. Καὶ τὰ πολυχοονιώτερα τῶν ὀλιγοχροψιωτέρων" καὶ τὰ βεξαα ᾿ - , - La ΄ ΄ « - - , ὄτερα τῶν μὴ βεξαιοτέρων᾽ ὑπερέχει ydp ἡ χρῆσις, τῶν μὲν, LA Lg » - ὃ - V3 “ à 4 Las] « τῷ χρόνῳ" τῶν δὲ, τῇ βουλήσει" ὅταν γὰρ βούλωνται, ὑπάρχει μᾶλλον ἡ τοῦ βεδαίου. Καὶ ὡς ἂν x τῶν συστοίχων καὶ τῶν a ᾿ , ΠῚ πο Lu. + > 4 3, D ἃ ὁμοίων πτώσεων, καὶ τἄλλα ἀκολουθεῖ" οἷον, εἰ τὸ ἀνδρείως; κάλλιον χαὶ αἱρετώτερον τοῦ σωφρόνως, καὶ ἀνδρεία σωφροσύ-- € , 1-1 + À - - r 1 à νης αἱρετωτέρα, χαὶ τὸ ἀνδρεῖον εἶναι τοῦ σωφρονεῖν. Καὶ ὃ πάντες αἱροῦνται, τοῦ μὴ ὃ πάντες. Καὶ ὃ οἱ πλείους, ἢ οἱ ὰ Σ F + , ” ἔλάττους" ἀγαθὸν γὰρ ἦν, οὗ πάντες ἐφίενται" ὥστε χαὶ μεῖζον, οὗ μᾶλλον. Καὶ ὃ οἱ ἀμφισβητοῦντες, ᾿ οἱ ἐχθροὶ, ἢ οἱ κρίνοντες μάλλον. βφισθὺτ 3 7 οἱ ἐχύροι, Ἢ Οἱ κ »
ἢ οὺς οὗτοι χρίνουσι' τὸ μὲν γὰρ, ὡς ἂν εἰ πάντες φαῖεν, ἐστί" 8 EU ε " ᾿ ᾽ € SPA K | # " + CES soi, το dE, ot χυριοι και οἱ εἰούτὲές. αι OTE μὲν, ον πᾶντες μετε- ΡΞ . ’ ᾿ ᾿ A 5 δὺν \ La ᾿ χουσι, μεῖζον" ἀτιμία γὰρ, τὸ μὴ μετέχειν" ὁτὲ δὲ, οὗ μηδεὶς,
ἀξία τις ἐστί. Καὶ y αἱ ζημίαι μείζους. Καὶ τὰ τῶν éuolo=