LIVRE 1, CHAPITRE IX
bon. Si le beau est tel que nous le définissons, la vertu est nécessairement une chose belle, car elle est louable en tant que bonne. La vertu est, à ce qu'il semble, une faculté de se procurer et de conserver les choses bonnes, et une faculté de produire des biens nombreux et grands; en un mot, elle est tout dans tout. Les différentes espèces de vertu sont la justice, le courage, la tempérance, la magnificence, la magnanimité, la Jibéralité, la douceur, la prudence, la sagesse. Les vertus [68 plus grandes sont nécessairement celles qui sont les plus utiles à autrui, puisque la vertu est la faculté de faire le bien. Aussi la justice et le courage sont-elles les vertus les plus honorées, celle-ci étant utile aux autres dans la guerre, celle-là dans la paix. Vient ensuite la libéralité qui abandonne et qui ne dispute point les richesses dont les autres sont surtout avides. La justice est unie vertu qui attribue à chacun ce qui lui appartient, conformément à la loi; l'injustice s’arroge lés choses d'autrui, contrairement à la loi. Le courage nous fait faire de belles actions dans les dangers, selon les prescriptions de la loi à laquelle nous nous soumettons ; son contraire est la lacheté. La-tempérance est une vertu qui règle, d’après la loi, les plaisirs du corps ; son contraire est lelibertinage,. La libéralité fait le bien au moyen des richesses; son contraire est l’avarice. La magnanimité est la source des grands bienfaits ; son contraire est la pusillanimité. La magnificence est une vertu qui se montre grande dans les dépenses; son contraire est la pusillanimité et la mesquinerie. La prudence est une vertu de réflexion par laquelle nous pouvons prendre de bonnes déterminations relatives aux biens et aux maux que nous avons dit se rapporter au bonheur. En voilà assez, pour le moment présent, sur la vertu et sur le vice en général, et sur leurs différentes espèces.
$ 11. De l’honnète et de son contraire.
Ce qui nous reste à dire ne présente pas de difficulté. En effet, ilest clair que ce qui produit la vertu, se rapportant à elle, est nécessairement. honnête, et qu'il en est de même des
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σημεῖα τῆς ἀρετῆς, nai τὰ ἔργα. ἐπεὶ δὲ τὰ σημεῖα, καὶ td τοιαῦτα, ὅσα εἰσὶν ἀγαθοῦ ἔργα n παθὴ, καλά" ἀνάγκη, ὅσα τε ἀνδρείας ἔργα, ἣ σημεῖα ἀνδρείας, à ἀνδρείως πέπρακται, καλὰ εἶναι καὶ τὰ δίκαια, καὶ τὰ δικαίως ἔργα" πάθη δὲ, οὔ: ἐν μόνῃ γὰρ ταύτῃ τῶν ἀρετῶν οὐκ ἀεὶ τὸ δικαίως κα-λόν" ἀλλ᾽ ἐπὶ τοῦ ξημιοῦσθαι, αἰσχρὸν τὸ δικαίως μᾶλλον, ἢ τὸ ἀδίκως" καὶ κατὰ τὰς ἄλλας δὲ ἀρετὰς ὡσαύτως. Καὶ ἐφ᾽ ὅσοις τὰ ἄθλα τιμὴ, καλά. Kai ἐφ᾽ ὅσοις τιμὴ μᾶλλον ἢ χρήματα, Καὶ ὅσα μὴ αὑτοῦ ἕνεκα πράττει τις τῶν αἷρε-τῶν. Καὶ τὰ ἁπλῶς ἀγαθὰ, ὅσα ὑπὲρ τῆς πατρίδος τις ἐποίησε, παριδὼν τὸ αὑτοῦ. Καὶ τὰ τῇ φύσει ἀγαθά. Καὶ ἃ μὴ αὐτῷ ἀγαθά" αὑτοῦ γὰρ ἕνεκα τὰ τοιαῦτα. Καὶ ὅσα τεθνεῶτι ἐνδέχεται ὑπάρχειν μᾶλλον, ἢ ξῶντι' τὸ γὰρ αὑτοῦ ἕνεκα μᾶλλον ἔχει τὰ ζῶντι, Kai ὅσα ἔργα τῶν ἄλλων ἕνεκα" ἧττον γὰρ αὑτοῦ. Καὶ ὅσαι εὐπραγίσι περὶ ἄλλους, ἀλλὰ μὴ περὶ αὑτόν. Καὶ περὶ τοὺς εὖ ποιήσαντας" δίλαιον γάρ. Kai τὰ εὐεργετήματα" οὐ γὰρ εἰς αὑτόν. Καὶ τὰ ἐναντία, ἢ ἐφ' οἷς αἰσχύνονται" τὰ γὰρ αἰσχρὰ αἰσχύνονται, καὶ λέγοντες, χαὶ ποιοῦντες, καὶ μέλλοντες" ὥσπερ καὶ Σαπφὼ πεποίηκεν, εἰπόντος