‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 64 sur 281 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Dans quelles circonstances , en quoi et contre qui on commet l'injustice.

$ I. Dans quelles circonstances on est injuste.

Voilà les choses pour lesquelles on commet l'injustice. Disons maintenant dans quelles circonstances et envers qui on est isjuste. L'homme est injuste : quand il pense que la chose est possible, et qu'il peut en venir lui-même à bout ; quand il espère que son action restera cachée, ou que, si elle est découverte, elle demeurera impunie, ou bien que, si elle est punie, la peine sera moindre que le profit qu’il en retirera, ou pour laimême, ou pour les personnes auxquelles il s'intéresse. Quant aux choses qui sefnblent possibles ou impossibles, nous en parlerons plus tard, ces notions étant communes à toute espèce de discours. On croit surtout être en état d'être injuste impunément, quand on est éloquent, versé dans les affaires, rompu aux luttes judiciaires par une longue expérience; quahd on ἃ de nombreux amis; quand on est riche. C’est principalement lorsqu'on possède soi-même ces avantages, qu'on se décide à agir; siion, quand ils se trouvent dans les amis, les serviteurs, les complices. Grâce à tout cela, on peut commettre l'injustice, la tenir cachée, et se soustraire au châtiment. Il en est de même quand on est l’ami de ceux à qui on fait tort, ou des jugés : Les amis ne se tiennent pas en garde contre l'injustice, et ils préfèrent une conciliation à un procès ; les juges favorisent ceux qu’ils aiment ; ils les absolvent entièrement, ou les condamnent à des peines insignifiantes. L’injustice n’est pas découverte, quand le coupable se trouve dans des conditions qui semblent repousser l'accusation ; comme si on accusait de voies de fait un homme sans force, d’adultère un homme pauvre ou laid. 1] en est de même : quand ot dérobe des choses exposées au grand jour, à la vue de tout le monde ; des choses qu'on ne garde pas dans l'idée que personne n’oserait les prendre : quand le crime est si

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ὀφθαλμοῖς " ἀφύλαχτα γὰρ, διὰ τὸ μηδένα ἂν οἴεσθαι, Καὶ τὰ τηλικαῦτα, χαὶ τὰ τοιαῦτα, ἃ μηδὲ εἷς" ἀφύλαχτα γὰρ καὶ ταῦτα᾽ πάντες γὰρ τὰ εἰωθότα, ὥσπερ ἀὐῤῥωστήματα φυλάττονται" καὶ τὰ ἀδικήματα" ὁ δὲ μηδείς πω ἠῤῥώστησεν, οὐ-δεὶς εὐλαδεῖται, Καὶ οἷς μηδεὶς ἐχθρὸς, ἢ πολλοί" οἱ μὲν γὰρ, οἴονται λήσειν, διὰ τὸ μὴ φυλάττεσθαι" οἱ δὲ, λανθανουσί τε, διὰ τὸ μὴ δοκεῖν ἂν ἐπιχειρῆσαι φυλαττομένοις, ai διὰ τὸ » « 12 12 12 » Ἄ » U A ἂν» e , ἀπολογίαν ἔχειν, ὅτι οὐκ ἂν ἐνεχείρησαν. Καὶ οἷς ὑπάρχει ἀντ τῷ a Te Υ 9 χρύψις, ἢ τρόπος, ἢ τόπος, ἢ διάθεσις εὔπορος. Kai ὅσοις μὴ λαθοῦσιν ἔστι δίωσις δίχης, ἢ ἀναβολὴ χρόνου, ἢ διαφθο- 1 - σι 0: » 5 »ν ᾿ ΜΝ »

ραὶ κριτῶν. Καὶ οἷς, ἐὰν γένηται ξημία, ἔστι δίωτις τῆς ἐκτίσεως ἢ ἀναβολὴ χρόνιος, h δύ ἀπορίαν μηδὲν ἕξει, ὅ τι ἀπολέσει. Καὶ οἷς, τὰ μὲν κέρδη φανερὰ, ἢ μεγάλα n ἐγγύς" αἱ δὲ ξημίαι, a , . =. à se 1 + , + »

ἡ pupai ἢ ἀφανεῖς, n πόῤῥω. Καὶ ὧν μή ἔστι τιμωρία ἴση -- » L4 7 ἵν ε ΄ ΕἸ " ᾿ * τῇ ὠφελείᾳ, οἷον δοκεῖ ἔχειν ἡ τυραννίς. Kai ὅσοις, τὰ μὲν ἀδικήματα, λήμματα" αἱ δὲ ζημίαι, ὀνείδη μόνον. Kai οἷς τοὐναντίον, τὰ μὲν ἀδικήματα εἰ; ἔπαινόν τινα" οἷον, εἰ συ-νέδη ἅμα τιμωρήτασθαι ὑπὲρ πατρὸς ἢ μυτρὸς, ὥσπερ Ζήνωνι" γὰρ ἀδικοῦσι, χαὶ ἀμφοτέρως ἔχοντες, πλὴν οὐχ οἱ αὐτοὶ, ἀλλ᾽ ἐξημιωμένοι, Καὶ οἱ πολλάκις ἀποτετυχηχότες" εἰσὶ γάρ τινες καὶ ἐν τοῖς τοιούτοις, ὥσπερ καὶ ἐν τοῖς πολεμιχοῖς,, οἷοι ἀναμά-χεσθαι. Καὶ οἷς ἂν παραχρῆμα ἢ τὸ ἡδὺ, τὸ δὲ λυπηρὸν ὕστερον"

4 La € 5 LU ” + AJ , 2.2 ἢ τὸ κ ρδος, ἡ δὲ ξημία ὕστερον" οἱ γὰρ ἀκρατεῖς, τοιοῦτοι"

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