‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 7 sur 281 · E I, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

E I, CHAPITRE I

yen de la science, lors même qu'il la ; t, persuader ses auditeurs ; car le lanpre de la science est destiné à l’enseignement. II faut ors qu ‘il appuie ses preuves et ses raisonnements sur les ons communes, ainsi que nous l'avons dit dans nos Zopi- , relativement à la manière de parler à la multitude 10. Ce west pas tout : l’orateur doit être en état, comme le logicien, φ prouver le pour. εἰ le contre, non pour faire Jui-m ème l'un et

|eranitaltrinnnienr arts | ver le pour et le contre; la dialectique

le bon sont toujours ds faciles à prouver “4 us persuasifs. 1] serait étrange qu’il y eût de la honte à ne pas savoir se servir de son corps pour se défendre; etqu’il n’y en eût pas à ne pas savoir se servir dela parole, dont l'usage, bien plus que celui du corps, est particulier à l'homme. Si on objecte que celui qui fait un mauvais usage de cette puissance de la parole peut faire beaucoup de mal, cette objection peut être également dirigée contre * toutes les bonnes choses, ex a. vertu, et surtout contre ce qu’il y a de plus utile, , la santé, les richesses, l'art militaire. Tou es sont très utiles, si vous en faites un bon usage; si nôn, elles deviennent nuisibles,

$ VIL. La fonction de la rhétorique n’est pas de persuader, mais de trouver ce que chaque sujet contient de propre à persuader,

Il est donc évident que la rhétorique n’a pas d'objet déterminé, mais que, sous ce rapport, elle ressemble à la dialectique ; de plus, qu'elle est utile, et que sa fonction n'est pas de persuader, mais de voir dans chaquesujet ce quis’y trouve de propre à persuader. Il en est de même dans tous les autres arts. La

12 PHTOPIKH.

τοὺς ἀδυνάτους μεταλαδεῖν ὑγιείας, ὅμως ϑεραπεῦσαι καλῶς. Πρὸς δὲ τούτοις, ὅτι τῆς αὐτῆς τό τε πιθανὸν καὶ τὸ φαινό-μενον ἰδεῖν πιθανὸν, ὥσπερ καὶ ἐπὶ τῆς διαλεχτικῆς συλλογισμόν τε χαὶ φαινόμενον συλλογισμέν. ὁ γὰρ σοφιστικὸς οὐχ ἐν τῇ δυνάμει, ἀλλ᾽ ἐν τῇ προαιοέσει" πλὴν ἐνταῦθα μὲν ἔσται ὁ μὲν κατὰ τὴν ἐπιστήμην, ὁ δὲ κατὰ τὴν προαίρεσιν ῥήτωρ᾽ ἐχεῖ. δὲ σοφιστὴς μὲν κατὰ τὴν προαίρεσιν, διαλεχτιχὸς δὲ οὐ κάτὰ τὴν προαίρεσιν, ἀλλὰ χατὰ τὴν δύναμιν. Περὶ δὲ αὐτῆς ἤδη τῆς μεθόδου πειρώμεθα λέγειν, πῶς τε καὶ Ex των δυνησόμεθα τυγχάνειν τῶν προχειμένων. Πάλιν οὖν οἷον ἐξ ὑπαρχῆς ὁρισά-μένοι αὐτὴν τίς ἐστι, λέγωμεν τὰ λοιπά,

A’. ἕστω δ᾽ ἡ ῥητορικὴ δύναμις περὶ ἕκαστον του ϑεωρῆσαι τὸ ἐνδεχόμενον πιθανόν. Τοῦτο γὰρ οὐδεμιᾶς ἑτέρας ἐστὶ τέχνης ἔργον" τῶν γὰρ ἄλλων ἑκάστη, περὶ τὸ αὐτῇ ὑποχείμενόν ἐστι διδασχαλικὴ καὶ πιστιχή" οἷον ἰατρικὴ περὶ ὑγιεινὸν καὶ νοσερόν" καὶ γεωμετρία περὶ τὰ συμξεξηχότα πάθη τοῖς μεγέθεσι" καὶ ἀριθμητικὴ περὶ ἀριθμόν" ὁμοίως δὲ rai αἱ λοιπαὶ τῶν τεχνῶν xai ἐπιστημῶν. Η δὲ ῥητορικὴ περὶ τοῦ δοθέντος, ὡς εἰπεῖν, δοχεῖ δύνασθαι Sewpeiy τὸ πιθανόν" διὸ χαὶ φαμὲν αὐτὴν οὐ περί τι

, ν : , " . ’ γένος ἴδιον ἀφωρισμένον EXEUV TO τέχνίχον.

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