‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 8 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE L · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE L

tâche de la médecine, par exemple, n’est pas de rendre la santé, mais de s’avancer vers ce but autant qu’on le peut ; de sorte que ceux-là même qu'il est impossible de guérir, on peut cependant les soigner selon les règlès de l’art. Il est évident en outre, qu'il appartient à la rhétorique de découvrir ce qui peut persuader, et ce qui semble pouvoir persuader, de même qu'il appartient à la dialectique de savoir distinguer un véritable syllogisme d’un raisonnement qui n’en a que l'apparence. Car ce qui fait le sophiste, ce n’est pas l'habileté, mais l'intention. 1] y a cependant une différence. Qu'on ait recours à la science véritable ou qu’on préfère les arguments spécieux, on est toujours orateur ; tandis quedans la dialectique, c’est l'intention qui fait le sophiste; le dialecticien est celui dont les arguments reposent, non sur l'intention, mais sur la’science elle-même. Essayons maintenant de parler de la méthodè que suit la rhétorique, et voyons de quelle manière et par quels moyens nous pourrons atteindre notre but. Revenons donc sur nos pas, et, après lavoir définie de nouveau, nous passerons à ce qui suit.

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