‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 71 sur 281 · LIVRE 1, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAPITRE XIII

on avoue le fait, et on nie la qualification qu'on lai donfe, ou le sens qu'on attache à cette qualification. On reconnaît qu'on a.:pris, mais non qu'on ait volé; qu’on a été le premier à frapper, mais non qu’on ait fait une injure; qu'on ἃ eu des rapports avec une femme, mais non qu’on ait commis d’adultère ; qu'on a volé, rhais non qu'il y ait eu sacrilége, l'objet n'étant pas consacré à un Dieu ; qu’on a défriché une terre, mais non qu'elle appartint à l'État; qu'on a eu des entretiens avec l'ennemi, mais non qu’on ait trahi.C'est pourquoiil faudrait, dans ces cas, exactement définir le vol, l’injure, l’adultère, afin que si nous voulons prouver qu'il y ἃ ou n’y a pas crime, nous puissions clairement faire ressortir le droit. Dans tous ces exemples, la question est de savoir si ce qui fait l’objet de la discussion est injuste et mauvais, ou jusle ; car la méchanceté et l'injustice consistent dans l'intention ; et ces noms, comme outrage, vol, indiquent l'intention. Un homme a frappé; il ne s’en suit pas absoltifnént qu'il ait fait une injure, mais seulement s’il a frappé

dans tel but; pour déshonofer autrui ou se faire plaisir à lui- :

même; un autre a pris à la dérobée, il ne faut pas conclure d'une manière absolue qu'il a volé, mais seulement s’il a pris pour causer un dommage ou s'approprier une chose. Ce que nous disons de ces deux exemples peut s'appliquer aux autres.

$1HI. Distinction de l'équité et de la justice,

Nous avons reconnu deux espèces d'actions justes ou injustes, les unes prévues, et les autres non prévues par la loi écrite, et nous avons déjà parlé de celles qui sont écrites dans les lois. Quant à celles qui n’ÿ sont pas écrites, il en est dé deux espèces. Les unes dérivent d’un excès de vértti on de vice, et ont pour sanction le blâme, l'éloge, l'infamie, l'honneur, les récompenses, comme, par exemple, être reconnaissant envers un bienfaiteur, rendre le bien pour le bien, secourir ses amis, et autres choses semblables. Les autres sont le complément de la loi particalière et écrite. Ent effet, il semble que ce qui est équitable est juste. L'équité est un droit en dehérs de la loi écrite. Ces

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καὶ τὸ ἐπιεικὲς τοῦτό ἐστιν. Εἰ δ᾽ ἔστι τὸ εἰρημένον τὸ érueuxés, φανερὸν ποῖά ἐστι τὰ ἐπιεικῆ, καὶ οὐχ ἐπιεικῆ, καὶ ποῖοι οὐκ ἐπιεικεῖς ἄνθρωποι " ἐφ᾽ οἷς τε γὰρ δεῖ συγγνώμην ἔχειν, ἐπιεικῆ ταῦτα. Καὶ τὸ τὰ ἁμαρτήματα καὶ τὰ ἀδικήματα μὴ τοῦ ἴσου ἀξιοῦν, μηδὲ τὰ ἁμαρτήματα καὶ τὰ ἀτυχήματα" ἔστι δὲ, ἀτυ-χήματα μὲν, ὅσα παράλογα, καὶ μὴ ἀπὸ μοχθηρίας * ἁμαρτήματα δὲ, ὅσα μὴ παράλογα, καὶ μὴ ἀπὸ πονηρίας" ἀδικήματα δὲ, ὅσα μή τε παράλογα, ἀπὸ πονηρίας τέ ἐστι " τὰ γὰρ δι ἐπιθυ-μίαν, ἀπὸ πονηρίας. Καὶ τὸ τοῖς ἀνθρωπίνοις συγγινώσκειν, ἐπιειχές. Kai τὸ μὴ πρὸς τὸν νόμον, ἀλλὰ πρὸς τὸν νομοθέτην σχοπεῖν. Καὶ τὸ μὴ πρὸς τὸν λόγον, ἀλλὰ πρὸς τὴν διάνοιαν τοῦ νομοθέτου σχοπεῖν. Καὶ μὴ πρὸς τὴν πρᾶξιν, ἀλλὰ πρὸς τὴν προαίρεσιν. Καὶ μὴ πρὸς τὸ μέρος, ἀλλὰ πρὸς τὸ ὅλον. Μηδὲ ποῖός τις νῦν, ἀλλὰ ποῖός τις ἦν αἰεὶ, ἢ ὡς ἐπὶ τὸ πολύ. Καὶ τὸ μνημονεύειν μᾶλλον ὧν ἔπαθεν ἀγαθῶν, ἢ χαχῶν" καὶ ἀγαθῶν ὧν ἔπαθε μᾶλλον, n ἐποίησε. Καὶ τὸ ἀνέχεσθαι ἀδικούμενον. Καὶ τὸ μᾶλλον λόγῳ ἐθέλειν χρίνεσθαι, ἢ ἔργῳ. Καὶ τὸ εἰς δίαιταν μᾶλλον, n εἰς δίκην βούλεσθαι ἰέναι " ὁ γὰρ διαιτητὴς» τὸ ἐπιεικὲς ὁρᾷ" ὁ δὲ δικαστὴς, τὸν νόμον " καὶ τούτου ἕνεκα διαιτητὴς εὑρέθη, ὅπως τὸ ἐπιεικὲς ἰσχύῃ. Περὶ μὲν οὖν τῶν

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