LIVRE 1, CHAPITRE XIIL
lacunes de la loi écrite s’y trouvent, ou sans la volonté, ou par la volonté du législateur ; sans sa volonté, quand c’est à son insu; par sa volonté, lorsque ne pouvant tout déterminer, il est obligé d'employer des formules générales qui ne s’appliquent pas à tous les cas, mais au plus grand nombre ; et aussi, lorsqu'il ne lu
est pas facile de déterminer toutes les circonstances, à cause de leur nombre infini. Ainsi la loi qui défend de frapper avec le fer ne peut spécifier ni la longueur ni la forme de l'arme, car la vie suflirait à peine à cette énumération. Si donc il faut réglér par une loi une matière indéfinie, il faudra bien recourir à des formules générales. Il suit de là que si un homme, portant un anneau de fer, lève la main et frappe, selon la loi écrite il est coupable, il viole la justice ; , mais en réalité, il ne la viole. pas. Voilà comment nous entendons l'équité. Si notre définition est exacte, on voit sans peine quelles sont les choses et les personnes qui sont équitables ou non. Il faut juger d'après les lois de l’équité les choses qui méritent de l'indulgence; ne pas punir d’une manière égale les fautes et les injustices, les fautes et les accidents. J’appelle accident, ce qui se fait sans intention et sans malice ; faute ce qui se fait avec intention, mais sans méchanceté ; injustice ce qui se fait avec intention et par méchanceté; tout ce qui se fait dans la passion dérive de la méchanceté. 1] est équitable de pardonner aux faiblesses de notre nature ; de considérer non la loi, mais celui qui l’a portée; non la lettre, mais la pensée du législateur ; non l'acte lui-même, mais l'intention ; non une partie, mais le tout; non ce qu'un homme est actuellement, mais ce qu'il a été toujours ou le plus souvent. Il est équitable encore de se souvenir du bien qui nous ἃ été fait plutôt que du mal, du bien que nous avons reçu plutôt que de celui que nous avons fait ; de supporter avec calme l'injustice ; d'en appeler au jugement de la raison plutôt qu'aux voies de fait 5 ; de recourir à un arbitrage plutôt qu’à un tribunal; car l'arbitre envisage l'équité, le juge ne voit que la loi, et les arbitres n’ont été établis que pour faire triompher l'équité. C’est ainsi que nous délinissons l'équité.
122 PHTOPIKH.
A’. ἀδικήματα δὲ μείξονα, ὅσα ἂν ἀπὸ μείξονος ἦ ἀδικίας" διὸ rai τὰ ἐλάχιστα, μέγιστα" οἷον ὃ Μελανώπου Καλλίστρατος χατηγόρει,, ὅτι παρελογίσατο τρία ἡμιωδέλια ἱερὰ τοὺς ναο-ποιούς" ἐπὶ δικαιοσύνης δὲ, τοὐναντίον. ἔστι δὲ ταῦτα ἐχ τοῦ ἐνυπάρχειν τῇ δυνάμει" ὁ γὰρ τρία ἱερὰ ἡμιωξέλια χλέψας, av ὁτιοῦν ἀδικήσειεν. τὲ μὲν δὴ οὕτω τὸ μεῖζον, ὁτὲ δὲ ἐχ τοῦ βλάξους κρίνεται. Kai οὗ μή ἐστιν ἴση τιμωρία, ἀλλὰ πᾶσα ἐλάττων. Καὶ οὗ μή ἐστιν ἴασις" χαλεπὸν γὰρ καὶ ἀϑύνατον, Καὶ οὗ μή ἐστι δίκην λαθεῖν τὸν παθόντα" ἀνίατον γάρ" ἡ γὰρ δίχη καὶ κόλασις, ἴχσις. Kai εἰ ὁ παθὼν, καὶ εἶ ὁ ἀδικηθεὶς αὐτὸς αὑτὸν μεγάλως ἐκόλασεν" ἔτι γὰρ μείζονι ὁ πουΐσας ôtχαιος χολασθῆναι" οἷον, Σοφοχλῆς ὑπὲρ Γὐχτήμονος συνηγορῶν, ἐπεὶ ἀπέσφαξεν ἑαυτὸν ὑδρισθεὶς, οὐ τιμήσειν ἔφη ἐλάττονος, ἢ οὗ ὁ παθὼν ἐτίμησεν ἑαντόν.
Β΄, Καὶ ὃ μόνος, à πρῶτος, ἢ μετ᾽ ὀλίγων πεποίηκε. μ' ᾽ 5 Kai τὸ πολλάκις τὸ αὐτὸ ἁμαρτάνειν, μέγα. Kai δ ὃ ἂν Ὑτηθ ἢ χαὶ εὑρεθῇ τὰ κωλύοντα καὶ ξημιοῦντα " οἷον, ἐν ὃ peu μ »
e * Ἄργει ξημιοῦσι, δι᾽ ὃν ἂν νόμος τεθῇ, καὶ δι’ οὺς τὸ Ργ μ ᾽ ἢ δεσμωτήριον ᾧχοδομήθη. Καὶ τὸ θηριωδέστερον ἀδίκημα, μεῖroy. Καὶ ὃ ἐκ προνοίας, μᾶλλον. Καὶ ὃ οἱ ἀχούοντες φοθδοῦν- 4 » δ φ